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François de LAVAL (Montigny-sur-Avre 1623 - Québec 1708) |
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Sources :
http://www.geocities.com/hgig.geo/lav_eveques_quebec.htm |
La Grande Recrue de 1659
(colons pour Montréal)
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Navires à Québec en 1659
L’historien Marcel Trudel parle d’une flotte de trois navires en 1659, soit le Sacrifice d’Abraham, le Prince Guillaume et le Saint-André. Ce dernier est commandé par le capitaine Guillaume Poulet. Les maîtres Isaïe GUYESMEUX et Guillaume HEURTIN sont à bord de ces navires mais il ne sait lesquels. Les marchands Pierre GAIGNEUR, Arnauld PÉRÉ, Daniel BAILLE, Thomas AMARY et Mathurin MORISSET sont de passage à Québec. Trudel identifie 248 nouveaux immigrants sur 300 personnes, dont 109 pour
Montréal. Il mentionne aussi la confirmation de 84 pêcheurs normands en mai à
l’île Percée. Premier évêque de QuébecLe 16 juin
1659 le Sacrifice d'Abraham jette
l'ancre à Québec. Parmi les passagers qui débarquent le lendemain il y a un
nouvel évêque, François de LAVAL. Il a amené
avec lui quelques
prêtres : Jean TORCAPEL, Philippe
PELLERIN, Henri de BERNIÈRE et Charles de
LAUZON de Charny. Il arrive dans la controverse. En effet les Associés
de Montréal avaient proposé leur candidat le sulpicien Gabriel de THUBIÈRES de Levy de Queylus, avec l'appui des autorités royales mais non celles des Jésuites. Ces derniers soumettent
alors à la cour leur ancien élève François de
LAVAL. Cela réveille un conflit latent avec l'archevêché de
Rouen et Rome sur la juridiction ecclésiastique en Nouvelle-France. Le 8 décembre
1658, secrètement mais avec l'appui de la cour qui s'est rangée du côté des
Jésuites, François de LAVAL est consacré
« évêque de Pétrée » * dans la
chapelle de la Vierge (aujourd'hui disparue) de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Le 27 mars 1659 des lettres patentes, ordonnées par la régente mère Anne d'Autriche, nomment François de LAVAL vicaire
apostolique. Fruit d'un compromis entre Mgr HARLAY, archevêque de
Rouen et Rome avec les autorités royales, c'est enfin le départ le 13 avril
suivant à La Rochelle pour LAVAL « pour
faire les fonctions épiscopales, sans préjudice des droits de la juridiction
ordinaire, et cela, en attendant l’érection d’un évêché dont le titulaire
sera suffragant de l’archevêque de Rouen ». Cette querelle prendra fin lorsque LAVAL recevra de France une lettre de cachet ordonnant le retour immédiat de l'abbé de Queylus.
En mai 1659 le nouvel évêque s'est déjà mis à l'œuvre, il confirme 84 pêcheurs normands (voir la liste en cliquant sur le lien autres gens de mer et immigrants de 1659 en bas de la page) lorsque son navire, le Sacrifice d'Abraham, fait escale à l'île Percée. François de LAVAL venait d'arriver dans un vaste pays qui s'étendait des rives du fleuve Saint- Laurent et de l'Acadie à celles du Mississippi. Toutefois la population française avoisinait à peine 2 000 âmes réparties en trois centres principaux sur une distance d'environ 60 lieues (240 km). La région de Québec avec la ville même, les seigneuries de Beauport, Beaupré, Notre-Dame-des-Anges et Lauson, avait près de 1 200 habitants; quelques centaines de colons étaient établis à Trois-Rivières et dans les seigneuries du Cap-de-la-Madeleine, de Sainte-Anne et de Champlain et l'avant-poste de l'île de Montréal. Puis finalement l'Acadie avec plus de 500 habitants. Les fidèles étaient desservis par des missionnaires. Il n'y avait que trois églises avec un curé, deux de ville : Québec et Ville-Marie; et une de campagne : Beaupré.
Craignant d'avoir les mêmes querelles qu'il avait rencontré en France et soucieux d'assurer son autorité LAVAL crée trois mois après son arrivée une officialité, un tribunal ecclésiastique. Il y aura de « grandes brouilleries », notamment avec le gouverneur parfois pour de simples querelles de préséance mais surtout pour le trafic de l'eau-de-vie, de même qu'avec les commerçants. LAVAL voulait empêcher ces derniers, soutenus par l'état, de faire le trafic de l'eau-de-vie avec les Indiens pour pouvoir mieux les exploiter par la suite. Sa défense de la dignité des Indiens contre ce commerce montre qu'il était désireux de répondre aux besoins spirituels de tous ses ouailles, sans exception, éparpillés aux quatre coins de son immense diocèse, LAVAL ira donc faire des visites pastorales chez eux à pied, en canot ou en raquette. En 1660 il complère déjà sa première visite à Gaspé. De plus voulant défendre son autorité et les intérêts de son Église, cet infatigable voyageur se rendra trois fois en France. En 1662 il obtient le soutien des autorités royales contre le commerce de l'eau-de-vie et pour le renvoi du gouverneur, l'établissement du séminaire de Québec ainsi que d'une dîme pour la subsistance des curés, pour pouvoir établir de nouvelles paroisses. De retour son autorité est encore contestée, non seulement par le gouverneur, mais aussi d'une part par la Compagnie des Indes occidentales pour la nomination de prêtres et l'établissement de cures, et d'autre part par les colons pour la perception de la dîme. Son église menacée de ruine LAVAL, déterminé à ne pas revenir sans avoir obtenu son diocèse, part en 1671 et reste quatre ans en France. Il revient enfin en 1675 avec le titre d'évêque. Il part alors faire une autre visite de son diocèse au printemps de 1676. Il s'embarque pour la France de nouveau en 1678, encore une fois pour convaincre, mais en vain, le roi de révoquer le libre commerce de l'eau-de-vie et de l'érection des cures. Revenu à l'automne 1680 il fait une autre visite de son diocèse au printemps de 1681. Ce qui l'épuise et il tombe gravement malade. Cela le persuade alors qu'il faut un évêque plus jeune. Au cours de son dernier voyage en France en 1684 il remettra sa démission. Sur les 30 années de son épiscopat il en aura passé 18 à Québec. Malgré son différend avec le nouvel évêque qui voulait modifier profondément l'organisation de l'église canadienne, dont le rôle du séminaire, sur promesse de ne lui causer aucun embarras, il obtient de ses supérieurs la faveur de revenir à Québec pour y finir ses jours. Revenu le 3 juin 1688 il se met alors au service de son successeur : Jean-Baptiste de LACROIX de Chevrières et de Saint-Vallier.
Durant sa retraite il eut la terrible douleur de voir l'oeuvre de sa vie partir en fumée deux fois : en 1701 le séminaire, la chapelle et le presbytère brûlent dans un incendie; de même qu'en 1705 après la reconstruction du séminaire qui flambe de nouveau. Malgré les difficultés de l'établissement des dîmes les colons aimaient profondément et vénéraient cet évêque courageux, tout dévoué à son Église, pieux, humble et surtout immensément charitable. Il ne ménagea ni son dévouement, soignant les malades à l'hôpital lors de l'épidémie apportée par le Saint-André en 1659; ni ses biens pour aider les pauvres, lui qui n'avait que 1000L de revenu assuré, il distribua en secret d'énormes sommes (dont 10 000 écus en trois ans selon un contemporain, Bertrand de LATOUR). Tous étaient conscients des grands progrès accomplis sous Mgr de LAVAL : de 1659 à 1688 le nombre des paroisses est passé de 5 à 35, des prêtres de 24 à 102 (36 jésuites, 19 sulpiciens, 14 récollets et 33 séculiers, parmi eux 13 Canadiens) et des religieuses de 32 à 97 environ (parmi elles 50 Canadiennes). Il avait non seulement jeté les bases mais commencé l’édification d’une nouvelle Église nationale. Après son décès le 6 mai 1708 « les peuples l’ont pour ainsi dire canonisé, écrit l’intendant Jacques
RAUDOT, ayant eu la même vénération pour son
corps qu’on a pour ceux des saints, étant venus en foule de tous côtés ». La Grande
Recrue de 1659
En mai. ********* Sources : Canada-Québec; Synthèse historique, pages 180-182. Denis Vaugeois et Jacques Lacoursière; Catalogue des Immigrants, page 392. Trudel, Marcel; Dictionnaire bibliographique du Canada en ligne, François de Laval in http://www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=35012&query=laval; Relations des Jésuites, Journal des Jésuites, vol. 45, pages 96-114 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/; François de Montmorency-Laval - Wikipédia in http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_Laval * Pétrée, « siège suffrageant d'Hiéropolis », est situé en Mésopotamie. Sources : Canada-Québec; Synthèse historique, page 182. Denis Vaugeois et Jacques Lacoursière. |
1659
|
No
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Navires |
Tge
|
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination
|
Retour |
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734 |
« navire
de Nicolas DENYS » |
Nicolas DENYS |
|
France d début
mai |
Acadie
dép oct |
|
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735 |
Le
Sacrifice d’Abraham |
300 Tx
|
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Pierre GAIGNEUR |
La Rochelle |
Île Percée mai, Québec 16 jun 18 hres, dép
4 aoû 11 hres |
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736 |
Le
Prince Guillaume, de Flessingue |
150-180 Tx
|
Isaïe
GUYESMEUX ou Guil.
HEURTIN |
|
Jcs PÉPIN,
Jehan RAULE |
idem |
Acadie et (p-ê)
Québec |
|
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737 |
Le
Saint-André, de La
Rochelle |
300 Tx |
Guillaume
POULET, capitaine |
Jn NEZEREAU |
Jacques MOUSNIER |
La Rochelle |
Qc 7 sep 19 hres,
dép 22 oct |
|
|
No |
Membres
d’équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
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734 |
|
Voyage
annuel du navire de Nicolas DENYS pour la pêche et la traite. |
DENYSNICOLAS
in web DBC |
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735 |
Passagers
arrivée : - LAUZON
(de), sieur
de Charny, Charles (prob.
dans ce navire) - * GAIGNEUR, Pierre - * ROBERDON, André Passagers
départ : - NAU
de Fossambault, Marie-Catherine |
Engagement pour trois ans à Antoine GRIGNON,
marchand à La Rochelle, au nom d’Eustache LAMBERT de Québec (P.
Moreau, notaire à La Rochelle). Cet engagé s’est probablement embarqué dans
ce navire : - (503) 20 avril - André
ROBERDON, de Nantes, 25 ans, meunier, 80L par an. Le
16 juin sur les six heures du soir arrive de France à Québec le premier
navire de l'année, avec à son bord : un nouvel évêque François de LAVAL,
M. de Charny,
le père jésuite LALEMANT
et les prêtres MM. Jean
TORCAPEL et Philippe PELERIN, « que leurs
infirmités, dit M. de la Tour, obligèrent l’année suivante de retourner en France
» et M. Henri de BERNIÈRES. Le
vaisseau de Pierre GAIGNEUR repart le
4 août sur les 11 heures du matin emmenant vers la France : MM. Le Vaillant et du Menu,
Mme La Citière (Marie-Catherine NAU de Fossambault) et les
pères jésuites RICHARD
et FREMIN.
Le nouvel évêque confirme 84 pêcheurs normands et une famille
immigrante : Paul de RAINVILLE, Rolline POÊTE et leurs enfants Anne, Charles, Jean, Marie et Marthe de RAINVILLE.
Cette famille s’est sans aucun doute embarquée sur ce navire, de même que le valet du nouvel évêque DURAND. Trudel
mentionne que les maîtres Isaïe GUYESMEUX et Guillaume HEURTIN sans dire sur quel navire ils
servaient. Peut-être ce navire ? De plus le marchand
Pierre GAIGNEUR, qui arme ce navire,
est de passage à Québec en 1659. Il s'y est sans aucun doute embarqué. En
1659 l’armateur Pierre GAIGNEUR,
marchand à La Rochelle, devant le notaire Cherbonnier, à La Rochelle, « vend à Pierre BOURDAULT, marchand,
1150 livres ‘d’orignatz ratz bons marchans’ au taux de 28S
tournois, le tout livrable à La Rochelle ou à l’Île de Ré ». |
CI :
392 DGFQ
: 664, 665 RHAF,
4 : 494 RJ,
45 : 96, 104 |
|
736 |
|
Le
navire est affrété par Jacques PEPIN et Jehan RAULE représentés
par Jean GHELEIN pour 1250L par mois pour une traversée
à destination de « la coste de l'Acadie, Baston, et autres endroits qui
luy semblera bons ». Trudel mentionne les maîtres Isaïe
GUYESMEUX et Guillaume HEURTIN
sans dire sur quel navire ils servaient. Est-ce sur ce navire et qui d'après
lui, est peut-être aussi venu à Québec ? |
CI : 392 NNCC
: 183 BMUN
de L.R., Moreau 1659, 26/05 (LR) RHAF,
4 : 494 |
|
737 |
Passagers
arrivée : -
ARDOUIN dit Lafontaine,
Étienne -
BAILLY
dit Lafleur, François -
BAUDREAU
dit Graveline, Urbain -
BELOY ou BLOIS dit
Servigny, Julien -
CHATEL
ou CHASTEL, Edmée ou Aimée -
COCHELIER dit LePicard,
Respin -
COURTEMANCHE dit Jolycoeur,
Antoine -
CUILLERIER dit Léveillé,
René - DELUGERAT dit Desmoulins,
Pierre - DEVESNE dit Chagnolet,
Gilles - GAUCHET
de Belleville, Catherine - MAGNÉ, … - MEUNIER
ou LeMousnier, Marie - PICOTÉ, sieur de Belestre,
Pierre - RENAUD dit Desmoulins,
Antoine - ROBUTEL, sieur de Saint-André,
Claude - ROUILLÉ ou Roulier,
Mathurin - SAULNIER dit Duverdier,
Françoise (prob. dans ce navire) Passagers départ : - CHARTIER,
sieur
de Lotbinière, Louis-Théantre - ROBINEAU,
sieur
de Bécancour, René - ROUER, sieur de
Villeray, Louis |
La
Recrue de 1659 pour Montréal fut une expédition très dramatique. Dès avant le
départ de La Flèche les habitants de l'endroit, en apprenant que des
religieuses et des jeunes filles vont partir pour s'embarquer à La Rochelle à
destination du Nouveau Monde, sont sceptiques à la pensée que « ces
frêles demoiselles » vont le faire de leur plein gré et croient plutôt
qu"elles seront embarquées de force. Le 26 mai à la vue des chevaux ils
leur bloquent la route et M. ROBUTEL de Saint-André et d'autres gentilshommes
formant leur escorte forcent leur passage à travers la foule, la menaçant de
leur épée. ROBUTEL amène avec lui sa nouvelle épouse Suzanne de GABRIEL. Le
navire est loué à Jean ou Jacques MOUSNIER pour 1400L par mois qui l'arme. À La
Rochelle le propriétaire du navire Jean NEZEREAU ne veux pas
appareiller, sans doute influencé par les événements, il exigeait que les
passages soient payés d'avance et il semble même qu'il en profita pour
augmenter ses prix au dernier moment. D'après Marguerite BOURGEOYS il demandait alors 175L au lieu des 50 convenues
pour elle et chacune de ses compagnes y compris les provisions et les
coffres. Jeanne MANCE,
à la suite d'un contrat passé avec les colons venus en famille, obtint d'un
marchand l'argent nécessaire. La somme exigée pour leur passage et leur
nourriture par mademoiselle MANCE semble
être de 75L par adulte et jeunes gens, 50L pour les adolescents et 25L pour les tout petits. Le 5
juin les familles s'étaient obligées solidairement à lui rembourser d'ici
deux ans ces avances. Elles resteront longtemps débitrices de Jeanne MANCE puisque celle-ci ne leur remettra
une quittance définitive devant le notaire Basset qu'en 1669, soit dix ans
après. En
juillet le navire le Saint-André
est prêt à partir mais il a servi pendant deux ans
à la marine de navire hôpital et il n'a pas eu depuis de
quarantaine et est infecté de la peste. À peine en mer la
contagion gagne tous les passagers. Huit à dix personnes
mourront en mer et peut-être dix-huit en tout avec ceux
décédés à l'arrivée à
Québec selon l'abbé Faillon qui en a fait le
relevé. Le navire est arrivé à Québec le 7
septembre vers les 7 heures du soir et vu l'heure avancée on ne
débarque que le lendemain. L'hôpital de Québec est
rempli des malades les plus mal en point et les autres sont
logés dans le « magasin
de Montréal », un entrepôt où les marchandises étaient placées en attendant de
partir sur de petits navires pour Montréal. Ce ne fut pas la seule épreuve
qu'ils durent endurer car le navire « essuya les plus furieuses tempêtes
et fut en danger évident de périr ». Les Relations signalent l'arrivée sur ce
navire de deux prêtres : Jacques LEMAÎTRE et
Guillaume VIGNAL,
Sulpiciens. Sur le Rôle est mentionné que les deux prêtres sont : « pour
Monsieur Labbé de QUEYLUS ».
Engagements
pour passer à Québec sur le Saint-André pour trois ans à Guillaume
VIGNAL, prêtre logé au logis du Dauphin, à La Rochelle, paroisse
St-Nicolas (Cherbonnier, notaire à La Rochelle) : Autre
engagement d'après le Rôle « pour Monsieur VIGNAL » :
-
(449) 5 mai - Pierre PERUSSEAU, de St-Jean d’Angély, laboureur. - Robert PERROY. -
(458-459) 5 juin Olivier CHARBONNEAU et Marie GARNIER, son épouse et leur fille Anne, le couple s'engage à payer 175L à Mlle MANCE. Les deux dernières sont mentionnées sur
le Rôle « pour Mr SOUART ». -
(468-469) Jean RACAULT et Renée BOVET, leurs deux filles, Jeanne et
Marguerite RACAULT et le fils de la dite
BOUET, Antoine PELLETIER, le
couple s'engage à rembourser 275L à Jeanne MANCE. La famille se désiste le 21 juin
et est remplacée par la suivante : - Pierre De LUGERAT, né à Gemozac en Saintonge, charpentier, nommé Desmoulins sur le rôle et Jeanne CRESPAULT,
celle-ci est mentionnée sur le Rôle « pour Mr SOUART », et le fils de cette
dernière Antoine REGNAULT, le couple s'engage à rembourser 225L à Jeanne MANCE. Autres
engagements d’après le Rôle du navire à Jeanne
MANCE : - Urbain BAUDREAU dit Graveline.
-
(474-475) 8 juin - Claude FEZERET, maître serrurier et sa femme, Suzanne GUILLEBAULT
et leur fils René,
serrurier qui les accompagnait. -
(476) André BOURGET, maçon et tailleur de
pierre, demeurant à La Rochelle, pour aller travailler à Montréal pour 3 ans
à 100L par an. En marge de son nom sur le rôle est écrit : « s'est
caché », il
n'est donc pas venu au pays. -
(489) Pierre NEVEU,
de Béré près d’Angers, fendeur de bois et défricheur. Autres
engagements d’après le Rôle du navire « pour Monsieur Labbé de QUEYLUS » : - Antoine HUET,
défricheur, probablement décédé en mer. - Mathurin ROUILLÉ,
défricheur.
-
(490) 8 juin - Jean RENOU, de Mézéré au Maine, défricheur. - Julien BLOYS, de
Clermont, Maine, défricheur, pour
travailler à Montréal pour cinq ans à 70L par an. - Catherine GAUCHET,
cousine de Mr SOUART dont il a défrayé les frais de passage.
-
(493) 8 juin - Michel BOUVIER, de La Flèche en Anjou, maçon, pour 3 ans à 80L
par an. Engagement
d’après le Rôle du navire à Claude ROBUTEL,
sieur de Saint-André : -
Étiennette SALTON ou ALTON, de la
Flèche, Anjou. -
(495) 26 juin - Jean AUGRIN, du bourg de Commer, Bas-Maine, pour travailler à
Montréal ou à Québec, 50L par an. Pas sur le Rôle du navire. Engagements
à François PERRON et Michel DESORCIS
(Cherbonnier, notaire à La Rochelle) : -
(497) 27 juin - Mathurin REGRENY, de Ré, 25 ans, tonnelier et laboureur, pour Montréal
pour 3 ans, à 75L par an dont une avance de 55L. - (498) 27 juin - Jacques
GRIMAUX, de Champigné le Sec à une lieue de Mirebeau en Anjou,
23 ans, laboureur, à 75L par an dont 55L d'avance, s'embarquera sur
le Saint-André. - (499) Élie CHARRIER, des Herbiers en Poitou, 37 ans, 80L par an dont une avance de 35L pour aller servir Mathurin
GAGNON, habitant de la côte de Beaupré, « sera
nourri aux frais du dit PERRON jusqu'à son embarquement sur le St-André ». - (500) Jean MATHIEU, de Tapy, Angoumois (Charente), 23 ans, pour trois ans
à 75L par
an, 55L avancées, pour servir Pierre LEFEBVRE, des Trois-Rivières,
« a été nourri dès il y a sept semaines
et le sera jusqu'à son embarquement sur le St-André, aux frais du dit PERRON ». -
(501) Jean BROTHIER, né au bourg d'Aytré en Aunis,
18 ans, fils de Pierre BROTHIER, laboureur et d'Anne CHAPOTTE
pour 4 ans à 25L par an. Le
marchand Michel DESORCY n’est pas sur le rôle du navire. Pourtant associé de
François PERRON, il lève des engagés à La Rochelle en 1659 et écrit
Archange Godbout : « ils devront servir le dit DESORCIS ou
d'autres et s'embarqueront sur le St-André ». Comme il est cité à
Québec le 10 janvier 1660 nous croyons donc qu’il s’est aucun doute embarqué
sur ce navire avec sa femme Françoise de LAMARRE et
leur fils Michel. Engagements
selon le Rôle de la recrue comme soldats pour le fort : -
Mr de BRIGEAT,
de Ligny en Barrois. -
Mr de la PLACE, probablement décédé en mer. -
Mr IMBERT,
probablement décédé en mer. Religieuses : -
Sœur Catherine MACÉ, d'après le Rôle « religieuse hospitalière ». -
Sœur Marie MAILLET, d'après le Rôle « religieuse hospitalière ». -
La Mere Judith MOREAU de Bresolles superieure. Jeunes
filles recrutées par Jeanne MANCE : Personnes
accompagnant Marguerite BOURGEOYS : - Edmée ou Aimée
CHASTEL, engagée comme maîtresse d'école. - Catherine CROLO, une des fondatrices de la Congrégation Notre-Dame
se trouvant au couvent de la Congrégation de la ville de Troyes et voulant
aller à Ville-Marie. - Richard PAJOT, engagé, probablement décédé en mer. - Marie RAISIN, recrutée comme auxiliaire. « Pour
lhabitation Envoies par le Sr de La Dauversière » : Autres
passagers : - Urbaine ODIAU et Marie MOUSNIER, sur
le Rôle on mentionne : « Pour ODIAU dict la flèche : Marie
MOUSNIER, femme du dit ODIAU : la fille du dit ODIAU ». Elles venaient rejoindre
Sébastien HODIAU, leur père et époux. D'après
E.-Z. Massicotte 8 à 10 personnes sont décédées en mer et d'autres meurent
peu après leur arrivée. Ces victimes sont : les sieur IMBERT et de la
PLACE, soldats, Jérémie FONTENEAU,
Jacques MARETEAU, Antoine HUET, Richard
PAJOT, Jacques BONNIN, André TÉRIAULT, Pierre et Marie GUIBERGE,
Jacques MARGUERITE, Catherine, Jacques et Jeanne THIBODEAU. Il faut rajouter à cette liste
les noms de Jacques MÉTIVIER, Madeleine FABRECQUE et Marguerite THIBODEAU qui décèdent peu après
leur arrivée à Montréal. Le
22 octobre repart le vaisseau du capitaine POULET avec le père jésuite Barthélemy VIMONT, Fiacre et Jean DENOYON,
domestique des Jésuites, M. l’abbé de QUEYLUS, MM. de Bécancour, CHARTIER, Villeré et la plupart des marchands. Le navire relâche
et ne peut repartir que le 26. L'abbé de QUEYLUS retournait en France avec deux autres Sulpiciens
après que Mgr de LAVAL eut reçu de
France une lettre de cachet, datée du 11 mai, exigeant leur retour. Cette
lettre mettait fin au désaccord entre les deux hommes au sujet de la
juridiction de l'archevêque de Rouen. |
AG-59 : 20 AG-ERNF : 84 DGFQ : 19, 34, 35, 41, 69, 160, 171, 197,
225, 238, 284, 294, 295, 324, 336, 418, 513, 539, 667, 695, 703, 718, 782,
803, 829, 902, 903, 963, 975, 976, 979, 1000, 1050, 1078, 1095, 1127, 1129 NNCC : 190 RHAF, 4 : 494 |
autres engagés de 1659 autres gens de mer et immigrants
de 1659 autres émigrants de
1659
|
Code de couleur des navires |
|
marchands français |
royaux |
cabotage |
|
construits en
Nouvelle-France |
anglais |
autres Européens |
|
pêcheurs |
en traite et/ou saisies |
prises anglaises ou autres |
|
aux Antilles et autres îles |
à la baie d’Hudson et/ou au nord |
corsaires, flibustiers et
pirates |
|
combats, captures et/ou
mutineries |
avaries, échouages, naufrages et tempêtes |
maladies et/ou décès |