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La création du Conseil
souverain en Nouvelle-France en 1663 |
Filles du roi en 1663
Couvent des Soeurs de la
Providence, rue Albert 1er à La Rochelle, congrégation qui
administrait l'ancien hospice Saint-Joseph de la Providence d'où sont parties
les 25 premières Filles du roi en 1663, aujourd'hui l'emplacement est occupé
par le lycée Fénelon Notre-Dame. |
Schéma sur le nombre d'hommes et
de femmes célibataires en 1665
|
|
Sources : Charles Walter Simpson / BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES Canada / C-013950 in http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=663 |
Sources : Collection de l’auteur, mars 2008 |
Sources :
Service national du RÉCIT de l'univers social in
http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=483 |
1663
Arrivée des
premières Filles du roi
|
Un nouveau gouverneur pour la Nouvelle-France et une rébellion à Plaisance L'historien J.-Roger Comeau écrit dans la biographie du capitaine Nicolas GARGOT de La Rochette dit Jambe de bois dans DBC (1) que tous les passagers pour Québec se sont embarqués sur le navire du roi l'Aigle d'Or. Parmi les passagers il y a à bord le nouveau gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France, Augustin de SAFFRAY de Mésy, l'évêque de Pétrée, François de LAVAL, qui revient d'un voyage en France, le secrétaire du gouverneur d'Avaugour, Louis PÉRONNE de Mazé et le commissaire envoyé par le roi pour faire rapport sur le Canada, Louis GAUDAIS de Dupont. Le Journal des Jésuites de 1663 mentionne que ces derniers sont arrivés le 15 septembre dans une chaloupe venant de Tadoussac. capitaine GUILLON, et l’aumônier du fort, puis ont commencé de s’entretuer. Quelque uns des coupables sont capturés par le capitaine qui les ramène à Québec. GARGOT fait alors leur procès et fait pendre un des assassins sur un râdeau. Les deux navires du roi sont arrivés ensemble à Québec le 22 septembre .
Le rôle des Filles du roi dans l’histoire
Les Filles du roi en 1663 se sont embarquées comme tous les autres passagers pour Québec dans l'un des deux navires du roi venus directement sans escale dans le fleuve Saint- Laurent, soit l'Aigle d'Or de Brouage, et sont arrivées à Québec le 22 septembre 1663, commer le mentionne le Journal des Jésuites.
Dans son autobiographie écrite en
1697-1698, Marguerite BOURGEOYS, fondatrice de la Congrégation de
Notre-Dame, est selon Yves Landry, la première à avoir employer l'expression
« Filles
du roi »
pour désigner les filles à marier envoyées par
le roi trente ans plus tôt. L’historien Étienne-Michel
Filion, qui a publié une vie de la religieuse en 1853, a
écrit sur le sens qu’elle en donne : « elle
désigne sous le nom de filles du roi de jeunes personnes que
le roi faisait élever à l'hôpital général
de Paris, toutes issues de légitimes mariages,
les unes orphelines et les autres appartenant à des familles
tombées dans la détresse
».
Le
rôle des Filles du roi dans l'histoire de la Nouvelle-France
a été fondamental. L'arrivée des Filles du roi
et des soldats du régiment de Carignan-Salières a fait
passer la population de
la Nouvelle-France de 3200 habitants en 1663 à 6700 en 1670.
Durant la période 1663-1673 il y a eu 835 mariages d'immigrantes
dont 774 pour ces filles. Elles ont servi à établir
l'équilibre
des sexes dans la colonie. Avant l'arrivée de ces filles à
marier le nombre de femmes mariables était dérisoire
et les hommes célibataires n'avaient le choix que de repasser
en France ou de courir les bois.
Les candidats au mariage étaient, selon les années entre 1640 et 1670, de six
à dix-huit fois plus nombreux que les candidates nubiles. Après cette période la
proportion d'hommes mariables par rapport aux femmes n'était
plus que de deux pour un. Toutefois la fin abrupte de l'envoi de contingent
annuel de Filles du roi après 1673 a empêché au minimum 500 hommes
encore célibataires en surplus à la fin de 1679 de trouver une épouse. De
plus la pression matrimoniale, sur de très nombreuses Canadiennes
à peine pubères pour épouser des hommes beaucoup
plus âgés, ne s'est pas relâché de sitôt.
Les
Filles du roi ont aussi joué un autre rôle historique
fondamental en précipitant l'émergence du français
comme langue d'usage commune dans la colonie. Venant en grande majorité,
à 58 pour cent, de régions francisantes c'est-à-dire où l'on parlait une variante ou l'autre du parler de l'Île-de-France, en tant que mères avec leur nombreuse descendance elles ont servi de catalyseur linguistique. Dans le temps seulement un Français sur cinq en France était francisant, les quatre autres étaient patoisants. Toutefois malgré leur remarquable fécondité il semble, d'après certains rapports administratifs que plusieurs de ces femmes, nées en ville, étaient mal préparé et n'étaient pas assez robustes, pour le travail et la vie ardue à l'époque, sur une ferme canadienne.
Premier contingent de chevaux embarqués pour Québec Le 22
septembre 1663 cinq chevaux sont débarqués des vaisseaux du roi à Québec. Selon l'état de la dépense faites pour le radoub et
l'armement des navires du roi, l'Aigle d'Or et le Jardin
de Hollande,
l'achat de « quatre
cavalle*
plaines
et un cheval qui servira d'estalon pour les porter audit lieu de Québec
[a
coûté] la
somme de
BIIICLT
», soit 800
livres tournois. Embarqué sur l'Aigle d'Or c'est le premier contingent de chevaux envoyé pour Québec. D'autres contingents de chevaux viendront grossir le groupe en 1665, 1667 et 1669. Ils sont distribués aux gentilshommes et habitants ayant le plus contribué au défrichement et à l'agriculture, qui les utiliseront pour les travaux des champs et le transport. Se multipliant assez rapidement et presque sans aucun apport de sang étranger jusqu'à la Conquête (un petit commerce de chevaux avec la Nouvelle-Angleterre se fera dans les années 1730), ils seront 683 en 1698, 5063 en 1720 et 12 000 en 1760. Ils sont les ancêtres du cheval canadien. Fruit d'une sélection naturelle seuls les plus robustes ont pu survivre aux rigueurs du climat et aux privations d'une colonie naissance. Cette misère et ces épreuves ont amené une réduction de leur taille mais par contre les a doté d'une résistance à toute épreuve. Leurs descendants demeurent grâce à un tel passé, les plus rustiques, les plus robustes et les mieux adaptés au pays. Désigné cheval national par le Parlement canadien en 2002, toutefois avec
moins de 1000 chevaux à travers le
monde, cette race de chevaux a failli disparaître deux fois ces dernières
années. Premier Conseil souverain De plus en 1663 la Nouvelle-France est reprise à la Compagnie des Cent Associés et placée sous l’autorité directe du roi. Elle sera gouvernée et administrée par des fonctionnaires royaux. ********* Sources : Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Nicolas Gargot de La Rochette in http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=295&interval=25&&PHPSESSID=5kdinknqohmf486tbv3fpcbmf6 (1); Journal de Montréal, 30 juillet 2006, page 18; Les Filles du roi au XVIIe siècle, pages 28, 64, 65, 121, 122, 123. Yves Landry; web Archives Canada-France : CAOM : COL C11A COL 77/fol.271-276v et 285-289 et 78/fol.52-54v 113/fol.3-8 in http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.shtm. |
1663
|
No
|
Navires |
Tge
|
Maître |
Proprio
|
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
764 |
L'Aigle
Blanc ou L'Ange
Blanc, de La Rochelle ou
de Flessingue |
80
Tx
|
|
François
PERON
|
Pierre GAIGNEUR |
La Rochelle |
Québec (p-ê) 30 jun, (p-ê) dép 23 jul |
|
|
765 |
Le
Phoenix, de Flessingue |
200 Tx
|
Guillaume
HEURTIN, capitaine |
Jehan
BOSSEMAN |
idem |
idem |
Canada, pêche, Qc (p-ê) 30 jun, (p-ê)
dép 23 jul |
|
|
766 |
« navire
de Nicolas DENYS » |
|
|
Nicolas DENYS |
|
France d début
mai |
Acadie
dép oct |
|
|
767 |
Le Taureau
|
300 Tx
|
Élie
RAYMOND, capitaine |
François
PERON |
Frs PERON,
Jn GITTON |
La Rochelle d 10 mai |
Québec 24
jul, dép 19 sep |
LR 20 oct |
|
768 |
« vaisseau
de Normandie » |
|
|
|
|
|
||
|
769 |
|
|
|
|
|
Québec 30
jul |
|
|
|
770 |
L'Aigle d'Or,
de Brouage
|
300 Tx
|
Le roi |
|
La Rochelle |
|
||
|
771 |
Le Jardin de Hollande,
de
Brouage
|
300 Tx
|
Jean
GUILLON de Laubiatel |
idem |
|
La Rochelle dép 3 jun |
Terre-Neuve, Québec 22 sep, dép
26 oct |
|
|
No |
Membres
d’équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
764 |
Passagers
départ : (p-ê
dans ce navire) |
Le
30 juin le vaisseau de M. GAIGNEUR arrive (peut-être
ce navire ou le Phœnix)
et l’ancien gouverneur de
la Nouvelle-France, Pierre DUBOIS,
baron d'Avaugour, repart
pour la France dans ce vaisseau le 23 juillet. Il est accompagné
par son lieutenant Augustin
DESCARTES, sieur de Mesnil.
|
DGFQ
: 366-367 NNCC :
133 Cherbonnier
1663, 23/03/1663 (LR) RJ,
47 : 304 |
|
765 |
idem |
Pierre
GAIGNEUR loue le navire pour
925L
par mois au capitaine hollandais Jehan BOSSEMAN, de Flessingue plus
120L pour le capitaine. Le 30 juin le vaisseau de M. GAIGNEUR
arrive (peut-être ce navire ou l'Aigle
Blanc) et l’ancien gouverneur de la Nouvelle-France,
Pierre DUBOIS, baron d'Avaugour,
repart pour la France dans ce vaisseau le 23 juillet. Le navire est
commandé par le capitaine Guillaume
HEURTIN. |
NNCC
: 180 BMUN
de L.R., Moreau 1662, 08/12 (LR); Teuleron 1663, 23/04 (LR) liasses RHAF,
4: 496 |
|
766 |
|
Voyage
annuel du navire de Nicolas DENYS pour la pêche et la traite. |
DENYSNICOLAS in web DBC |
|
767 |
Membres d’équipage : - GILLE
dit Raudot (ou
Raudit), Jean - LIMOUNOS ou LIMONNOS,
Pierre Passagers
arrivée : - BANCHAUD
ou BRANCHAUD, Étienne - BERNARD,
Guillaume - LEMELIN dit Tourangeau,
Jean - PETIT, Jean
|
«
Liste
d'esquipage du
Thoros
navire de trois cens tonneaux de la ville de La Rochelle armé
de six pièces de canon vingt mousquet cinq cent livre de poudre
deux cent balle a canons cent livre balle à mousquet
pour Canada païs
de la Nouvelle fransse. Dieu nous en fasse la grasse. Les
noms de l'esquipage : -
Le Cappitaine
Helie
RAIMON,
dolleron;
Jhan CHAUMES,
dolleron;
Jhan DESPOT,
contremaître de la Rochelle;
le chirurgien
de
SAUVIEUR;
Jacques
SANSON,
thonnelier de Bayonne;
Helie
CHAUBERT,
dolleron;
Jhan DUPUY,
dolleron;
Louis
RESSIE,
dolleron;
Jacques BON,
de la Tramblade maître
vallet;
Jhan
LIROIS, de Corq ennirelande;
Jhan DAGUERRE,
charpentier de Jiadelat; Jhan
CUSSET, de la Rochelle;
Handre
PREVAUT, de la Rochelle;
François
TROUSSEROS, de la Rochelle;
Pierre BEAUX,
de la Rochelle;
Jhan GILLE
dit
Raudot (ou
Raudit)
dolleron;
Marq TANNIBOURT,
de Abredat; Guilleaume
BERTRANT, dolleron;
Jhan
MASSE, dolleron;
Pierre LIMOUNOS ou LIMONNOS,
de Marenne;
Jhan
SAUVAT, dere;
Jacques
CHANBERT, dolléron;
Isat HARRECONCHE, dolleron;
Rabin LIROIS,
garçon de Limerit;
Challé
BEAUX, de la Rochelle;
Pierre GUIBERT,
dolleron.
Les
passaigers qui passent dans ledit navire que je sache tout -
Monsieur de
Villeray
et sa femme
(Catherine
SEVESTRE),
d'Ambroise et sa servante
(Jeanne
CERISIER);
Monsieur
GITTON,
de La Rochelle;
Monsieur
BRANCHAUT,
d'ive; Monsieur
Jehan PETIT,
de La Rochelle;
(523) Pierre LAMBERT,
de Tours; (524) Guilleaume
BERNARD,
d’Angers; (525) Jehan
THOMAS,
de Poitiers.;
(526) Daniel
OLIER, serrurier de
Poictiers; (527) Charles
BONIER ou BOUIER,
laboureur de Parthenets; (528)
Maturin POIRIER,
de Lorent de la Salle en Poictou;
(529) Pierre
GOSRION, d’Aigre
en Poitou; (530) Pierre
LORAN,
de Tours; TOURENGEOS,
abitant de Quebecq. Mis les ut et memoire cy dessus au greffe de l'amirautté de
cette ville de La Rochelle par moy ledit RAIMON fit a La Rochelle ce cinquesme
may mil six cents soixante trois, Helie RAIMON.
»
Desbiens a trouvé
les contrats d'engagements de huit des passagers ci-dessus (ceux avec
un numéro), engagés le 5 mai 1663 à La Rochelle
devant le notaire Cherbonnier. Le
26 avril 1663 (gr. Savin) Jean LEMELIN
dit Tourangeau, Mre
menuisier demeurant à Québec, consent une obligation de 207L 4S à François ROY, Mre
menuisier de La Rochelle, pour la vente et la livraison d’un Tx de
vin, d’un manteau de drap, d’un certain nombre de paires de bas, etc. Au bas
de l’acte en date du 9 juin 1655 ce dernier reconnaît avoir reçu du Sr
LEMELIN par l’intermédiaire de Jean GITTON, marchand de La Rochelle, 14 livres
et 12 onces de castor gras à 14L la livre. Le même jour
(gr. Savin) Jean LEMELIN consent une
autre obligation à Abel POTHIER, marchand de La Rochelle, de 55L pour des souliers neufs
qu’il doit emporter avec lui dans le Thoreau.
Le
contrôleur général de la Compagnie des Cent Associés Jean PÉRONNE,
sieur Du Mesnil s’embarque pour la France
le 21 octobre, sans doute dans ce navire. Par ses accusations et inquisitions il s’est
aliéné tous les hommes en place. Le Conseil souverain charge Villeray
et Jean de BOURDON de reprendre les documents saisis par PÉRONNE et de le chasser avec l’aide d’une
dizaine de soldats de la maison de la Cie qu’il
occupe. Sources :
http://www3.telus.net/michel_robert/passengerslists/taureau1663.html |
AG-ERNF : 149 DGFQ :
161, 636, 661, 896, 1079 RHAF, 4 : 496; 6 : 391-392 RJ, 47 : 304 ROUERLOUIS in web DBC NNCC :
206 Cherbonnier
1663, 24 et 26/04; 1665, 30/03 (LR) Web Michel Robert |
|
768 |
Passagers
départ : |
Le
30 juillet le « vaisseau de Normandie » jette l’ancre à Québec avec une « barque anglaise » qui portaient sept
Français rescapés des Iroquois. Il repart pour la France le 6 septembre avec
le père jésuite Charles SIMON, arrivé
au pays en novembre 1662. |
RJ,
47 : 306 |
|
769 |
|
Une « barque anglaise » portant sept
Français sauvés des Iroquois arrive à Québec le 30 juillet avec le « vaisseau de Normandie ». |
idem |
|
770 |
Membres
d’équipage : - DELISLE, … - LARENIEVRE (de), … (?) - un aumônier -
un chirurgien -
55 hommes d’équipage dont 12
officiers mariniers, 43 matelots et soldats Passagers
arrivée : -
225 passagers pour Québec dont 35 Filles du roi, 4 charpentiers de navires - CHEVRAINVILLE (de) dit
Lafontaine, Marie-Madeleine - * JEAN, Pierre - * PÉRONNE,
sieur de Mazé, Louis |
La
nouvelle de la venue des deux vaisseaux de guerre du roi vint à Québec le 7
septembre. Il y a à bord des navires 35 jeunes femmes soit le premier
contingent de Filles du roi. Parmi les autres passagers, l’évêque Le Petrée (François de LAVAL) et le secrétaire du
gouverneur d’Avaugour, Louis PÉRONNE, sieur de Mazé, arrivent en chaloupe de Tadoussac le 15. D'après J.-Roger Comeau dans DBC en plus de Mgr de LAVAL il y a à bord le nouveau gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France, Augustin de SAFFRAY de Mésy et le commissaire envoyé par le roi pour faire rapport sur le Canada, Louis GAUDAIS de Dupont. Les deux navires du roi accostent le 22 septembre. La traversée dut être
assez pénible puisque 60 des passagers moururent en mer, 75 furent laissés à
Terre-Neuve et les 159 autres qui débarquent à Québec, sont dans un état
lamentable. Le conseiller Louis ROUER de Villeray signale au roi dans
une lettre datée du 18 juin 1664 qu'il n'y avait que 20 hommes prêts à
travailler, les autres si faibles qu'ils tenaient à peine sur leurs pieds.
D'ailleurs 38 des passagers furent conduits à l'hôpital et 12 y moururent. Le
Conseil souverain prit la décision de
retourner en France une dizaine de personnes qui ne s'était pas bien intégrés
au milieu de travail dont Pierre
JEAN en tête de liste. Ils sont peut-être repassés en France dans
l'Aigle Blanc
de Flessingue en 1664.
« Etat pour
la dépense…pour le radoub et l’armement des deux vaisseaux de Sa Majesté
nommés l'Aigle d'Or
et le Jardin d'Hollande qui doivent
porter à Québec et à Plaisance...le secours que Sa Majesté y envoie et pour
la levée, subsistance et vivres des familles qui doivent passer èsdits lieux » : pour le radoub des
deux vaisseaux, journées et ouvriers employés au radoub, carène, radoub,
lestage et délestage, clous, brai, planches, et autres marchandises
nécessaires sans comprendre celles qui seront prises au magasin du roi la
somme de mille livres ….; pour les bidons, les goupillons, la chandelle et
l’huile et autres ustensiles de l’armement, les fer des barques et le
raccommodage de cent tonneaux de futailles à eau et pour les autres dépenses
… la somme de 1800LT; l’armement du vaisseau
l’Aigle d’Or :
au sieur GARGOT capitaine commandant
ce dit vaisseau pour ses appointements par mois la somme de 300LT; au sieur de L’ISLE lieutenant 100LT; au sieur de la RENIEVRE (?) enseigne 50LT; à l’aumônier 30LT; au chirurgien compris le
coffre 50LT; à 12 officiers mariniers à raison de 21LT chacun par mois de solde la
somme de 252LT; à 43 matelots et soldats à raison de 12LT chacun par mois de solde la
somme de 541LT; somme par mois de solde 1343LT; et pour 4 mois de solde
5292LT; et pour la nourriture pendant six mois de 55 hommes de l’équipage
dudit vaisseau l’Aigle d’Or à raison 12LT chacun par mois la somme de
3300LT; autres dépenses pour la subsistance pendant deux mois et demi de
225 personnes qui doivent passer sur les dits vaisseaux pour l’habitation de
Québec la somme de 5050LT à raison de 10LT chacune par mois; pour la
subsistance pendant 45 jours de 80 personnes pour l’habitation de Plaisance
la somme de 1200LT à raison de 10LT chacune par mois; pour 16
barriques d’eau de vie à 70 LT la barrique la somme de
1120LT; pour 200 barriques à mettre les farines et pour 20 autres à mettre
le lard à raison de 3LT chacune la somme de 660LT; pour 100 couvertures de
lit à raison de 110 sols la somme de 600LT; pour 200 paires de
souliers pour les soldats à 5 deniers 5 sols pièce la somme de 600LT; pour l’achat de 4 « cavalles » * pleines et d’un
cheval qui servira d’étalon pour les porter audit lieu de Québec la somme de
800LT; pour 4 bâtiments en bois pour les ports audit Québec savoir 2
barques longues et 4 chaloupes y compris leurs agrès la somme de 400LT; 4 charpentiers de navire
pour les faire passer audit Québec pour y bâtir des vaisseaux la somme de 440LT; pour achat de clous de
toutes sortes de longueurs et grosseurs pour la construction des dits
vaisseaux et toutes sortes d’outils nécessaires audits charpentiers la somme
de 300LT; fait à Paris le 22 avril 1663.
Les membres du Conseil Souverain écrivent le 18
juin 1664 à propos des Filles du roi arrivées en 1663 que : « trente huict filles ont depuis esté dispersées tant icy [Québec] et ez environs qu’aux trois
Rivières et Montreal Et depuis mariées Excepté trois dont une a esté prise
par les Iroquois dans l’Isle d’orleans et emmenée captive ». 1- Marie-Anne AGATHE, de St-Germain-en-Laye, év. Chartres,
Île-de-France. 2- Marie ALBERT, de St-Pierre, Île d’Oléron, év. Saintes, Saintonge. 3- Marguerite ARDION, de v. de La Rochelle, Aunis; veuve arrivée avec
son fils d’un an, Laurent BEAUDET. 4- Catherine BARRÉ, de v. La Rochelle, Aunis. 5- Catherine de BOISANDRÉ, de par. St-Jean, v. Caen, év. Bayeux,
Normandie. 6- Françoise BRUNET, de La Tour-du-Chatel, v. de Quimper-Corentin, év.
Quimper, Bretagne; veuve arrivée avec ses filles Jeanne et Françoise DURAND. 7- Louise CHARRIER,de Ste-Gemme-la-Plaine, ar. Fontenay-le-Comte, év.
Luçon, Poitou. 8- Marie-Madeleine
de CHEVRAINVILLE dit Lafontaine, par. de St-Nicolas-des-Champs, v.
Paris, Île-de-France. 9- Hélène DUFIGUIER, de par. St-Barthélemy, v. Paris, Île-de-France. 10- Catherine DUPUIS, de par. St-Germain-l’Auxerrois, v. Paris,
Île-de-France. 11- Marie FAUCON, de St-Pierre du bourg d’Hiers, év. Saintes, Saintonge. 12- Catherine FIÈVRE, de par.
St-André, v. Niort, év. Poitiers, Poitou. 13- Louise GARGOTTIN, de La Jarne, ar. et év. La Rochelle, Aunis. 14- Anne GENDREAU, de par. St-Nicolas, v. Les Sables d’Olonne, év.
Luçon, Poitou. 15- Anne LABBÉ, de Notre-Dame d’Huisseau-sur-Cosson, ar. et év. Blois,
Orléanais. 16- Marie LAFAYE, de par. St-Pierre, v. Saintes, Saintonge. 17- Joachine LAFLEUR, du bourg de La Châtaigneraie, év. Maillezais,
Poitou. 18- Jacqueline LAUVERGNAT, v. Orléans ou de St-Patoine de Sandillon, ar.
et év. Orléans, Orléanais. 19- Anne LÉPINE, de Pointe-de-Coureilles, près d’Aytré, ar. et év. La
Rochelle, Aunis. 20- Suzanne de LICERACE, de St-Jean de Canéjean, ar. et archev. Bordeaux,
Guyenne. 21- Louise MENACIER, de Ste-Colombe-sur-Seine, év. Langres, Bourgogne. 22- Françoise MOISAN, de par. St-Barthélemy, v. La Rochelle, en Aunis. 23- Catherine MOITIÉ, de par. St-Bathélemy, v. La Rochelle, Aunis;
arrivée avec sa sœur Marguerite. 24- Marguerite MOITIÉ, de par. St-Barthélemy, v. La Rochelle, Aunis;
arrivée avec sa sœur Catherine. 25- Catherine PAULO, de par. Notre-Dame-de-Coigne, v. La Rochelle. 26- Marguerite PEUVRIER, de par. St-Séverin, v. Paris, Île-de-France. 27- Catherine PILLAT, de par.
Ste-Marguerite, v. La Rochelle, Aunis. 28- Marthe RAGOT, de Loizé, év. Poitiers, Poitou. 29- Jeanne REPOCHE, de par.
Notre-Dame-de-Coigne, v. La Rochelle, Aunis. 30- Marie REPOCHE, de par. Notre-Dame-de-Coigne, v. La Rochelle, Aunis. 31- Marie TARGER, de v. La Rochelle, Aunis. 32- Mathurine THIBAULT, de par. Notre-Dame-de-Nantilly, v. Saumur, év.
Angers, Anjou. 33- Marie VALADE, de par. de St-Nicolas, v. La Rochelle, Aunis. Les vaisseaux du roi repartent le 26 octobre mais « le nord-est étant survenu ils furent arrêtés tout proche jusqu'au 28 ». |
FDR
: 126 Jugements
et délibérations du Conseil souverain : 201, 202 GARGOTNICOLAS in web DBC Les
Quatre Frères Jean : 105-108 Moreau, 1664, 06/04 (LR) Web : ACF : CAOM : COL C11A 113/fol.3-8 |
|
771 |
Membres
d’équipage : - BELLORE, sieur de Lafontaine, Amboise -
un aumônier -
un chirurgien -
31 hommes d’équipage dont 8
officiers mariniers, 24 matelots, soldats et 80 passagers pour Plaisance |
« Etat pour
la dépense…pour le radoub et l’armement des deux vaisseaux de Sa Majesté
nommés du roi l'Aigle d'Or et le Jardin
d'Hollande qui doivent porter à Québec et à Plaisance...le secours
que Sa Majesté y envoie et pour la levée, subsistance et vivres des familles
qui doivent passer èsdits lieux » : le Jardin
d'Hollande : au sieur GUILLON
capitaine commandant ce dit vaisseau pour ses appointements par mois la somme
de 200LT; au sieur Amboise BELLORE sr
de la Fontaine lieutenant la somme de
75LT; l’aumônier 30LT; au chirurgien 50LT; à 8 officiers mariniers à
raison de 21LT chacun par mois de solde la somme de 168LT; à 24 matelots et soldats
à raison de 12LT chacun par mois de solde la somme de 288LT; somme par mois de solde
811LT; et pour 4 mois de solde 3244LT; et pour six mois de la
nourriture à 31 hommes d’équipage dudit vaisseau le Jardin d'Hollande à raison 10LT chacun par mois la somme de
1860LT; Des
deux navires du roi partis de La Rochelle seul le Jardin de Hollande aborde à
Plaisance. L’hiver précédent les soldats de la garnison ont assassiné le
gouverneur, frère du capitaine GUILLON,
et l’aumônier du fort, puis ont commencé de s’entretuer. Quelque uns des
coupables sont capturés par le capitaine qui les ramène à Québec. GARGOT fait alors leur procès et fait pendre un
des assassins sur un râdeau. |
Les
Quatre Frères Jean : 105-108 Moreau, 1664, 06/04 (LR) RJ, 47 : 308 NNCC : 164 Web : ACF : CAOM : COL C11A 113/fol.3-8 |
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* Cavalle. s. f. La femelle
du cheval. Belle, grande cavalle. faire couvrir, faire saillir une
cavalle. cette cavalle a esté couverte d'un bel estelon, elle est pleine.
Cette cavalle a pouliné, a mis bas.
boucler une cavalle.
Sources :
Dictionnaire
de l'Académie française, 1st Edition (1694) in
http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/dicos/ |
autres Filles
du roi de 1663 autres immigrants de
1663 autres
émigrants de 1663
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Code de couleur des navires |
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aux Antilles et autres îles |
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