
|
Louis HÉBERT prépare sa
terre pour pratiquer l'agriculture en Nouvelle-France |
|
Sources :
Artiste inconnu / BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES Canada / C-016952 in http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=520 |
|
Louis HÉBERT, « premier chef de famille résident au païs, qui vivoit de ce
qu’il cultivoit » Après ses
deux séjours en Acadie en 1606-1607 et 1611-1613 où il a cultivé la terre,
l'épicier et apothicaire Louis HÉBERT ne s'installe définitivement au
pays qu'en 1617 en amenant avec
lui sa famille embarquée dans le Saint-Étienne. La Compagnie
du Canada lui a promis 200 couronnes par an comme apothicaire, le gîte
et la nourriture fournis pour lui et sa
famille. Mais juste avant de partir de Honfleur le 11 mars on lui impose un
nouveau contrat dans lequel son salaire est réduit de moitié, de plus sa
famille et son serviteur devront
travailler sans salaire pour la Compagnie. Après avoir vendu sa maison
de Paris avec un jardin il n'a guère le choix, il signe le nouveau contrat. À
Québec comme Louis HÉBERT peine
pour obtenir la subvention que la Compagnie lui a promise, les
Jésuites et d'autres se plaignent que la Compagnie est plus intéressé
au profit qu'à amener des colons. À Québec malgré l'opposition de la Compagnie il est le seul avec CHAMPLAIN, à cultiver un jardin; ses légumes, de même que son talent d'apothicaire soulageront grandement les colons malades et affamés. En 1623 il obtient pleine possession de sa terre et peut enfin la cultiver librement et vendre ses produits. Avec ses pâturages pour ses bovins, ses champs de céréales, ses
potagers et son verger il a été comme l’écrit CHAMPLAIN : «
le premier chef de famille résident au païs, qui vivoit de ce qu’il cultivoit
». ********* Sources :
Dictionnaire généalogique des familles du Québec, page 561. Jetté, René;
Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Louis HÉBERT in http://www.biographi.ca/FR/index.html;; Oeuvres de
Champlain, tome V, page 1116. |
1617
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
|
414 |
|
MOREL |
|
Compagnie
du Canada |
Honfleur
dép 11 mar |
Tadoussac
14 jun |
France
avant 22 jul |
|
|
415 |
Le
Fortune |
110
Tx |
François SOREAU |
La
Rochelle |
Port-Royal |
|
No |
Membres d'équipage
et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
414 |
Membres d’.quipage : Passagers arrivée : - HUET, Paul (prob. dans ce navire) Passagers départ : (prob. dans ce navire) |
Le Saint-Étienne, dirigé par le
capitaine MOREL, quitte Honfleur le 11
mars 1617. Il y a à bord CHAMPLAIN
et François GRAVÉ
à titre de capitaine et conducteur en chef. De plus Louis HÉBERT est
aussi à bord du navire. Il amène avec lui toute sa famille : sa
femme Marie ROLET,
son fils Guillaume,
ses deux filles Anne
et Guillemette
et son beau-frère Claude
ROLET. Le père récollet Joseph Le CARON, qui amène avec lui un
missionnaire le récollet Paul HUET,
revient à Québec avec le titre de commissaire provincial c´est-à-dire
Supérieur. Étienne
JONQUEST est sans doute aussi à bord de ce navire. Le voyage dure environ
trois mois. Les voyageurs vivent alors dans de « continuelles apprehensions de la mort », le navire vogue à travers des champs de banquises « qui sembloient des villes & des chasteaux,
puissants au possible ». Une
fois Marie ROLLET élève « ses deus enfants par les coutils » pour qu’ils reçoivent des récollets ce qu’elle croyait être leur
dernière bénédiction puisque l’on n’atendait plus d’autre « sepulture que le ventre des poissons ». Finalement le navire arrive à Tadoussac le 14 juin. Le CARON vient remplacer le père Jean DOLBEAU qui repasse en France sur ce
navire. Ce dernier veut tenter de convaincre les autorités « de l’avarice et de la cupidité des associés ». (1) Un des facteurs et commis de la Cie des marchands
Jean GODET du Parc s’en retourne aussi en France, sans doute sur ce
navire. Celui-ci repart tout de suite pour la France puisqu´on retrouve CHAMPLAIN à Paris le 22 juillet suivant. Il a
laissé le commandement de Québec à BEAUCHESNE. La disparition de deux Français au printemps et la
découverte de leurs corps à l'automne 1617 mettront le commandant sur ses
gardes et il ne laissera plus les Amérindiens aller et venir en l'habitation.
|
Canada-Québec; Synthèse historique : 58 DGFQ : 561, 1004 DOLBEAUJEAN in web DBC (1) HNF, 2 : 3, 245, 246, 258, 466 HEBERTLOUIS et LECARONJOSEPH
in web DBC |
|
415 |
Passagers arrivée : |
Le navire, commandé par François SOREAU, vient faire la traite des
pêches. David LOMERON
est passager à bord. |
Web Michel Robert |
autres gens de mer et passagers
de 1617
|
Premier
mariage célébré au Canada Anne HÉBERT, la fille aînée de Louis HÉBERT, se marie au début de l'été 1618 avec Étienne JONQUEST. Le célébrant est le père Joseph Le CARON. Sagard écrit que c'est « le
premier mariage qui se soit faict en Canada avec les ceremonies de la S.
Eglise ». Malheureusement à la fin de 1619 ou au début de
1620 Anne HÉBERT meurt « en travail
d'enfant ». Son enfant, le premier blanc né en Nouvelle-France,
meurt tout de suite. ********* Sources :
Histoire de la Nouvelle-France II, Le comptoir
1604-1627, page 260, 263. Trudel, Marcel |
1618
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
416 |
François
GRAVÉ
|
Compagnie
du Canada |
France |
Canada
printemps, Tadoussac d. 30 juil |
||||
|
417 |
Le
Charles |
Jean
GOULLARD
|
La
Rochelle |
Acadie,
traite |
||||
|
418 |
«
navire de Robert Gravé » |
idem |
Acadie |
|
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
416 |
Passagers
arrivée : (prob.
dans ce navire) -
* DOLBEAU,
Jean Passagers
départ : |
GRAVÉ
arrive au printemps avec Samuel
de CHAMPLAIN et son beau-frère,
Eustache BOULLÉ, 18 ans,
frère d'Hélène sa femme. Le père
Jean DOLBEAU
est de retour de France à Québec le 27 juin 1618. Il
a probablement embarqué dans ce navire. BEAUCHESNE
s'en retourne en France dans le navire de la compagnie. Le frère
convers récollet Pacifique
DUPLESSIS repasse en France de Tadoussac le 30 juillet
1618 dans le même navire que CHAMPLAIN.
Sans doute aussi dans ce navire s'est embarqué
Claude ROLET qui repasse
en France en 1618. |
HCF,
2: 6, 246, 258, 466 DOLBEAUJEAN
in web DBC |
|
417 |
Jean
GOULLARD,
maître du navire le Charles,
est venu en traite en Acadie en 1618. |
HNF,
2 : 473 |
|
|
418 |
HNF,
2 : 13, 132, 467 |
|
La
recherche du passage du Nord-Ouest du Danois MUNCK à la
baie d'Hudson, la pire expédition hivernale en Amérique
du Nord Jens MUNCK, part du Danemark avec deux navires en 1619 à la recherche du passage du Nord-Ouest pour la Chine. Avec deux navires l'Unicorn et le Lamprey l'explorateur a traversé la baie d'Hudson d'est en ouest et aborde dans une baie qui deviendra le port de Churchill. À travers une tempête de grésil il aperçoit une baie entourée de terre protégée du mascaret par une crête rocheuse. Le Lamprey a pris du retard mais il est guidé à travers la baie par les feux allumés avec du bois flottant.
MUNCK se prépare à ce qui sera la pire expédition hivernale en Amérique du Nord. Il a fait construire des brise-glaces autour de la quille des navires. De plus l'équipage a empilé des tas de cailloux comme des bâtardeaux pour protéger les navires de la marée des glaces.
********* Sources : The
Project Gutenberg eBook, The ''Adventurers of England'' on Hudson Bay,
by Agnes C. (Agnes Christina) Laut in
http://www.gutenberg.org/dirs/3/0/3/7/30377/30377-h/30377-h.htm |
1619
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
419 |
|
François
GRAVÉ
(prob.) |
Compagnie
du Canada |
France |
Québec |
|||
|
420 |
La
Sainte-Anne |
55
Tx |
La
Rochelle |
Acadie |
||||
|
421 |
Le
Plaisir |
80
Tx |
Jean GOULLARD |
idem |
Canada |
|||
|
422 |
La
Prime |
|
|
Acadie,
traite |
||||
| 423 | L'Unicorn | Jens MUNCK | Danemark | Baie d'Hudson | ||||
| 424 | Le Lamprey | idem | idem |
|
No |
Membres
d'équipage et passagers |
Observations diverses |
Sources |
|
419 |
(prob. dans ce navire) - * deux autres Français |
En
1619 CHAMPLAIN est évincé et les marchands associés
confient le commandement de Québec à François
GRAVÉ, qui y hiverne en 1619-1620. Selon l'historien
Marcel Trudel, AHUNTSIC
ou AHAITSIQUE, un Français
anonyme portant ce surnom reçu des Hurons, est probablement
arrivé dans le navire de la Société en
1619 avec deux autres laïcs donnés « comme
associez au ministère apostolique »
et qui accompagnaient les Récollets. Trudel mentionne aussi
l’arrivée cette même année de
Pierre DESPORTES avec son
épouse Françoise
LANGLOIS et d’Abraham
MARTIN dit L’Écossais
avec son épouse
Marguerite LANGLOIS. |
HNF, 2 : 263, 33, 340-342 |
|
420 |
|
Le navire vient faire la
traite des pêches. |
Web Michel Robert |
|
421 |
Passagers arrivée : |
Le navire, commandé par Jean GOULLARD, maître et pilote, vient faire la
traite des pêches. David
LOMERON est passager à bord. |
idem |
|
422 |
|
Commandé par Jacques BAUDOIN le
navire vient faire la traite en Acadie en 1619. |
HNF, 2 : 417, 467 |
| 423 | L'Unicorn, un navire de guerre avec des hypocampes à la proue, un des deux navires de l'explorateur danois Jens MUNCK. | The Adventurers of England : 23-27 | |
| 424 | Le Lamprey, un sloop, un des deux navires de l'explorateur danois Jens MUNCK. | idem |
autres gens de mer et passagers
de 1619
|
Naissance
du premier poupon blanc viable Le 7 juillet 1620 à Québec est baptisée Hélène DESPORTES, le premier enfant blanc né viable en Nouvelle-France. Selon Marcel Trudel ses parents Pierre DESPORTES et Françoise
LANGLOIS sont arrivés en 1619 sans aucun doute dans le navire
de la Société, demeuré anonyme, probablement commandé par François GRAVÉ. La Compagnie de Caen Même
si Québec n'a qu'une cinquantaine d’habitants pour
la Compagnie de Canada, intéressée surtout à
faire du commerce, favoriser le peuplement de la colonie augmenterait
le nombre
d'intermédiaires pour la traite des fourrures. Elle met donc
des entraves à la venue des colons. Les protestations contre
son monopole se multiplient. CHAMPLAIN,
les pères BIARD et JAMET
eux, veulent des colons. De plus CHAMPLAIN présente un
mémoire sur les avantages commerciaux de la Nouvelle-France. La Compagnie
agacée par ses exigences l'évince
en 1619 et le remplace par François
GRAVÉ.
Elle ne veut le garder que pour l’exploration. Pourtant le duc
de Montmorency, le nouveau vice-roi, le
confirme dans ses fonctions de
commandant de la colonie. La Compagnie de Caen remplace la Compagnie
de Canada et obtient ses franchises. Le monopole de la nouvelle Société
pour la traite de fourrures
seulement, la pêche restant libre, est valide pour 15 ans à partir de
novembre 1620. Elle n’aura à faire traverser que 6 familles en 15 ans. Les récollets se dotent d’un couvent mais
perdent leur bienfaiteur ainsi que l’envoi d’un navire de vivres En 1619 les récollets entreprennent avec l'une douzaine d'ouvriers l’établissement d'un couvent nommé Saint-Charles, en l'honneur de leur bienfaiteur Charles Des BOVES, près de la Petite Rivière au nord de Québec qui prendra le même nom que le couvent. L'année suivante on commence à bâtir une église qui une fois terminée sera bénite le 25 mai 1621. De plus l'ensemble comporte un jardin et un verger. Le père Denis JAMET écrit à Des BOVES le 15 août 1620 qu'ils avaient amené un âne et une ânesse comme « animaux de charge » mais les hivernants de l'Habitation « les ont tellement fatiguez qu'enfin ils y ont fait mourir l'asne ». Les récollets ont aussi des pourceaux, un couple d’oies, sept paires de volailles, quatre de canes. Ils vivent ainsi dans une certaine abondance puisqu'ils ont suffisamment de grains pour faire du pain et de la bière, de poissons pêchés dans la rivière et d'élan obtenu des Indiens pour un peu de pain. De quoi nourrir amplement les six religieux et les neuf ouvriers. Charles Des BOVES veut même leur envoyer un navire « chargé de vivres, de laboureurs et artisans mesmes de quelques munitions de guerre ». Après avoir demandé une autorisation au roi le 2 mai 1622 un congé lui est accordé le 20 septembre suivant par Montmorency pour un navire de 70 Tx prêt à partir de Blavet en Bretagne. Comme les départs n'ont lieu qu’au printemps ou au début de l'été le navire n'est pas parti cette année-là. Malheureusement la mort de Des BOVES le 2 janvier 1623 les prive de leur bienfaiteur et les préparatifs pour le départ du navire ont sans doute prit fin puisque rien n’indique sa venue en
Nouvelle-France en 1623. C’est aussi la fin du projet d’un Séminaire pour les
Indiens. Ils logeront au couvent en lieu et place. ********* Sources :
APC, publication no 15, 1967, Nouveaux documents concernant Champlain et son
époque, pp. 461-463 in web Pionniers;
Canada-Québec, synthèse historique, page 58-61. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de
la Nouvelle-France, Le Comptoir 1604-1627, page 318-320. Trudel, Marcel |
1620
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
425 |
Le Plaisir
|
David
LOMERON,
cap. maître |
La
Rochelle |
Acadie |
||||
|
426 |
Le
Charles |
|
France |
Canada |
||||
|
427 |
La
Salamandre |
François
PORÉE des Chesnes,
cap. |
Honfleur
5 avr |
Tadoussac
30 mai |
||||
|
428 |
Le
Saint-Étienne |
|
Cie
du Canada |
Tadoussac
7 juil |
||||
|
429 |
John
NUTT
|
France |
T-N,
capturé puis piraterie |
Angleterre |
||||
|
430 |
« navire
pêcheur français » |
France |
Piraté |
|||||
|
431 |
de
Plymouth |
Plymouth
(Angl.) |
idem |
idem |
||||
|
432 |
200
Tx |
Flandre |
idem |
idem |
|
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
425 |
Membres
d'équipage :
Passagers arrivée : -
DEBRIE,
Pierre (p-ê dans ce navire) -
* FONTINER,
Louis |
Le
16 janvier 1620 à La Rochelle devant le notaire Chesneau, David
LOMERON, marchand et capitaine de La Rochelle pour Charles
de BIENCOURT, sieur de Poutrincourt, engage Pierre
de BRIE, chirurgien et pharmacien de La Rochelle au salaire
de 75L.
En attendant son embarquement dans le Plaisir
de 80 Tx avec LOMERON,
de BRIE demeure au logis La Fontaine, rue du Ménage,
en la maison de Balthazar de BRIE, son frère, un apothicaire.
Le 11 janvier chez le même notaire LOMERON
avait engagé aux mêmes conditions Daniel
MARIDAIN, chaudronnier aussi
de La Rochelle. Le maître pilote du navire est
Pierre CAMUS, marinier de
La Tremblade, engagé par charte partie le 4 mars 1620 aussi
chez le notaire Chesneau. Le Récollet
Louis FONTINER arrive en
Acadie en 1620 peut-être dans ce navire. |
AG-ERNF
: 22 HNF,
2 : 462 |
|
426 |
|
David
LOMERON
achète sa part du poison à Pierre GARAT, marchand
au retour de son voyage de pêche au Canada. |
idem |
|
427 |
Membre
d’équipage : -
BOULLÉ, Eustache Passagers
arrivée : |
Trudel
écrit que CHAMPLAIN précise
qu’Eustache BOULLÉ
était avec le capitaine Du Chesne
conducteur de ce navire. Il y a aussi
à bord le récollet Denis
JAMET et le frère BONAVENTURE
de La Presle. |
HNF,
2 : 267 |
|
428 |
Membre
d’équipage : (prob.
dans ce navire) -
* GODET,
sieur desMaretz, Daniel Passagers
arrivée : -
LeBAILLIF, Georges (prob.
dans ce navire) -
* TERRIER, Isabelle -
une ou deux autres femmes Passagers
départ : (prob.
dans ce navire) -
* DOLBEAU,
Jean -
* PASTEDECHOUAN,
Pierre-Antoine |
Guillaume
de CAEN
retrouve son monopole en 1620 et CHAMPLAIN
revient cette année-là à Québec. Il
amène sa femme, Hélène
BOULLÉ, pour qui malheureusement le premier voyage
en mer est une « fascheuse
traverse ».
La servante Isabelle TERRIER,
engagée par CHAMPLAIN
en 1617, les accompagne aussi probablement. Claude
GODET des Maretz vient à
Québec en 1620 sans doute dans ce navire. Sulte mentionne que
le frère BONAVENTURE
est arrivé à la mi-juillet sur ce navire. Jean
CAUMONT dit Le
Mons hiverne à Québec en 1620-1621, lui aussi
sans doute arrivé dans ce même navire. Le
père Jean
DOLBEAU rentre définitivement en France à
l’automne 1620 probablement dans ce navire. Il amène
avec lui un petit sauvage appelé Pierre-Antoine
PASTEDECHOUAN, dans le but de le faire instruire. |
CHAMPLAIN
et DOLBEAUJEAN in web DBC HNF,
2 : 7, 267, 268, 278, 345 |
|
429 |
En
1620 le pirate anglais John NUTT
en compagnie d’autres marins s’adonne à la
piraterie avec un navire français
capturé à Terre-Neuve. Ils capturent ensuite un grand
vaisseau de Plymouth, puis un bâtiment
flamand de 200 Tx. Après le pillage de
la flotte de pêche, NUTT
fait voile pour l'Angleterre. |
DBC,
1 : 533 in web Pionniers |
|
|
430 |
Navire
pêcheur français
pris par le pirate John NUTT
à Terre-Neuve. |
idem |
|
|
431 |
Navire
pêcheur de Plymouth
pris par le pirate John NUTT
à Terre-Neuve. |
idem |
|
|
432 |
|
Navire
pêcheur flamand
pris par le pirate John NUTT
à Terre-Neuve. |
idem |
1621
Concession de la
Nouvelle-Écosse (Acadie)
par Jacques 1er, roi d'Angleterre à Sir
William ALEXANDER
|
Nova Scotia
ou Acadie ? La prise de l'Acadie par Samuel ARGALL en 1613 démontre bien les prétentions anglaises sur l'Acadie. En 1621 le roi d'Angleterre Jacques 1er concède à Sir William ALEXANDER, un Écossais, tout le territoire au nord de la rivière Sainte-Croix qui comprend toutes les provinces maritimes et la Gaspésie. ALEXANDER donnent des baronnies à tous ceux qui promettent d'établir six hommes pendant deux ans. Sa concession est renouvelée en 1624 et il crée ainsi 85 baronnies de 1625 à 1631. Il fonde la Merchants Adventurers of Canada avec des associés. La véritable colonisation ne débutera pas avant 1627 par manque de fonds. Pour les Britanniques le pays a désormais ses armoiries et un nom : Nova
Scotia (Nouvelle-Écosse). Les Français ne l'entendent pas de cette façon et
se considèrent toujours comme les véritables maîtres en Acadie. En 1627
l'Acadie sera incluse avec
le Canada dans le territoire attribué par Richelieu à la Compagnie
de la Nouvelle-France ********* Sources :
Canada-Québec, synthèse historique, pages 48-50. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis |
1621
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
433 |
(prob.)
Émery
de CAEN
|
Guillaume
de CAEN |
France |
Québec
printemps |
||||
|
434 |
Nicolas
LEROY dit Dumé,
cap. |
idem |
idem |
idem |
||||
|
435 |
Cie
des Marchands de Rouen et de St-Malo |
idem |
Fleuve
St-Laurent |
|||||
|
436 |
« navire
de GIRARD » |
GIRARD,
capitaine |
|
idem |
Canada,
traite |
Saisi |
autres gens de mer et passagers de 1621 émigrants de 1621
|
Flotte en Nouvelle-France en 1622 D'après Trudel trois navires partis de La Rochelle sont venus en Nouvelle-France en 1622 : la Catherine, navire de la compagnie de Guillaume de CAEN, le Bon Rapport, dont il ne connait
pas la destination et le navire commandé par le Basque GUERARD. CHAMPLAIN,
commande l'hivernement de 1622-1623 et François GRAVÉ est le
« principal
commis » mais la goutte le force à rester tout l'hiver à
l'intérieur de l'Habitation. Il y a en tout 50 personnes à Québec. ********* Sources :
Histoire de la Nouvelle-France II, Le comptoir
1604-1627, page 289-291. Trudel,
Marcel |
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
437 |
La
Catherine |
Raymond de LaRALDE |
Guillaume
de CAEN |
LR,
Dieppe dép 15 mai |
Tadoussac,
Québec 15 jun |
|||
|
438 |
Bon
Rapport |
|
La
Rochelle |
Nouvelle-France |
||||
|
439 |
« navire
de GUERARD » |
GUERS
ou
GUERARD, capitaine |
La
Rochelle |
Tadoussac,
pêche à la baleine automne |
|
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
437 |
-
PIAT, Irenée -
un jeune Indien (prob.
dans ce navire)
Passagers
arrivée : -
POULLAIN, Guillaume |
Départ
le 15 mai 1622 à Dieppe du récollet
Guillaume GALLERAN, nommé
visiteur des missions de la Nouvelle-France. Portant aussi le titre
de commissaire provincial, il ramène le jeune Indien amené
en France par le récollet Le BAILLIF avec lui l'année
précédente. Le récollet Irenée
PIAT est dans le même navire, arrivée à
Tadoussac le 15 juin. Irénée
PIAT fait ériger à cet endroit une grande
croix et une chapelle en rameaux d'arbres. ROUNIER
est venu à Québec avec François
GRAVÉ en 1621. Ce dernier se met au service de la
compagnie en 1622. Le sous commis Olivier
LETARDIF est de passage à Québec cette année-là
de même qu'Émery de CAEN.
Il y a aussi à bord un engagé recruté par Guillaume
COUILLART, Henri
CHOPPARD. Selon DBC Thierry
DESDAMES est arrivé en 1622 probablement avec ce
navire.
GRAVÉ
et de La RALDE, rejoint à
la mi-juillet par de CAEN,
vont faire la traite à Trois-Rivières. Louis HÉBERT
commande à titre d 'enseigne le navire, resté à
Tadoussac. Malgré les bons contacts de de
CAEN avec les Indiens la
traite de cette année-là ne semble pas avoir été
abndante car de CAEN
déclare un déficit de 7,600L. De
La RALDE revenu au début d'août et se dispute
avec HÉBERT à propos du commandement du navire
puis s'ensuit une autre dispute concernant les matelots huguenots.
De CAEN ramème en
France les récollets Denis
JAMET et Guillaume POULLAIN.
|
DBC,
1 : 329, 559 in web Pionniers HCF, 2 : 15 HNF,
2 : 289, 290 DESDAMESTHIERRY
in web DBC |
|
438 |
L'un
des trois navires venus en Nouvelle-France en 1622 mais Trudel ne
connait pas sa destination exacte. |
HCF,
2 : 289 |
|
|
439 |
|
Selon
Marcel Trudel ce capitaine basque GUERS
ou GUERARD est peut-être
ce même capitaine GIRARD
venu en 1621. Parti de La Rochelle muni d’une commission
officielle il vient faire la pêche à la baleine à
Tadoussac à l’automne 1622. Il donne une chaudière
de cuivre rouge à BAILLIF,
aide sous commis en échange de pois et de lard. |
HNF,
2 : 289 |
1623
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
440 |
De
Tadoussac à Qc : Thierry
DESDAMES |
Émery
de CAEN |
France |
Québec
28 jun |
||||
|
441 |
Louis
HÉBERT
|
Guillaume
de CAEN |
idem |
Qc
dép 23 aoû |
||||
|
442 |
« navire
de GUERS » |
GUERS
ou
GUERARD, capitaine |
|
idem |
Miscou,
traite |
Saisi |
autres gens de mer et passagers
de 1623
émigrants de 1623
|
Capturés
par les Turcs ils deviennent esclaves La Sainte-Madeleine, montée par douze ou treize matelots, protestants et catholiques, et commandée par le capitaine CANANÉE, un pilote, « bon catholique », part de Gaspé à
destination de Bordeaux en septembre 1624 sur ordre de CAEN. « Le
long des côtes de Bretagne, ils furent capturés par les Turcs, et tous
devinrent esclaves ». Pirates barbaresques pour les uns ou corsaires ottomans pour les autres n'empêchent que l'on devenait esclave. Pendant des siècles les cités pirates d'Afrique du Nord ont terrorisé les Européens
voyageant sur les mers. Leurs navires sillonnaient l'océan au nord jusqu'aux
côtes d'Angleterre, à l'ouest sur les bancs de Terre-Neuve, parfois au-delà
dans le golfe Saint-Laurent
comme celui qui menaça le capitaine DANIEL en 1631. On
mentionne dans les Relations des Jésuites que le Public Record
Office à Londres rapporte qu'entre 1612 et 1620 les
pêcheurs de Terre-Neuve ont subi des pertes de 40 800L sans parler
de la perte de 180 pièces d'artillerie et de 1080 pêcheurs et mécaniciens
amenés de force. Le 12 août
1625 le maire de Plymouth écrit au Conseil Privé que les pirates turcs ont
pris en 10 jours 27 navires et 200 hommes. ********* Sources :
Relations des Jésuites, vol. 4, page 264, note 29 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/ |
1624
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
443 |
La
Sainte-Madeleine |
60
Tx |
CANANÉE,
capitaine |
Émery de CAEN |
France |
Bordeaux,
pris par les Turcs |
||
|
444 |
« navire
de GRAVÉ » |
idem |
||||||
|
445 |
|
idem |
idem |
|||||
|
446 |
« navire
de GUÉRARD » |
GÉRARD
ou
GUÉRARD, capitaine |
idem |
Tadoussac
dép 1er sep |
|
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
443 |
Membres
d'équipage : Passagers
arrivée : |
GASCOIN,
pilote de la Sainte-Madeleine,
Jacob ALLART,
arrivé sur ce petit navire et Nicolas MARSOLET sont
dépêchés à Tadoussac
par CHAMPLAIN pour attendre d'autres navires parce que Québec
est à cours de vivres. La
Sainte-Madeleine, montée
par douze ou treize matelots, protestants et catholiques, et commandée
par le capitaine CANANÉE,
un pilote, « bon
catholique »,
part de Gaspé à destination de Bordeaux en septembre
sur ordre de CAEN. « Le
long des côtes de Bretagne, ils furent capturés par les
Turcs, et tous devinrent esclaves ». |
HNF,
2 : 295 RJ,
2 : 131; 4 : 264, note 29 |
|
444 |
Membres
d’équipage :
Passagers départ : Samuel …
-
PIAT, Irénée |
GOUÄ
est
commis de vaisseau à bord de ce navire commandé par
François
GRAVÉ. Probablement
navire sur lequel est arrivé le père SAGARD
qui parti de Paris le 18 mars est arrivé à Québec
trois mois et huit jours plus tard. Il écrit: « Il
me semble n'avoir jamais tant souffert corporellement au reste de
ma vie ».
Son navire essuie de fortes tempêtes. « Depuis
nous fûmes agités d'une tourmente si furieuse par l'espace
de sept ou huit jours continuels qu'il semblait que la mer dût
se joindre au ciel, de sorte que l'on craignit que les vagues furieuses,
qui donnaient jusque par dessus la dunette, abîmassent notre
navire : car elles avaient déjà rompues les galeries
avec tout ce qui était dedans. C'est pourquoi on fut contraint
de mettre bas toutes les voiles et, demeures les bras croisés,
nous fûmes portés à la merci des flots ».
(1)
Départ de Québec soit le 15 août et le 6 ou 7
septembre de Gaspé du « navire
de GRAVÉ » qui ramène en France
CHAMPLAIN et Hélène
BOULLÉ, sa femme, qui ne reviendra plus dans la
colonie, son frère Eustache
BOULLÉ, les sieurs de
CAEN et de La RALDE.
Dans le même navire se trouvent le père Irenée
PIAT qui retourne en France pour le recrutement de nouveaux
missionnaires et aussi le frère récollet Gabriel
SAGARD. Émery de CAEN
commandera à Québec de 1624 à 1626 en l'absence
de CHAMPLAIN. |
DBC,
1 : 200 et 559 in web Pionniers Épopée
en Amérique, 1 : 4 (1) |
|
445 |
Un
des deux navires commandés par GRAVÉ
part de Québec en septembre. |
HCF,
2 : 16 |
|
|
446 |
Selon
Marcel Trudel ce capitaine basque GÉRARD
ou GUÉRARD
est peut-être ce même capitaine GIRARD
ou GUERS venu en 1621, 1622
et 1623. C’est aussi peut-être lui qui amène les
habitants de Saint-Jean-de-Luz à réclamer du roi la
traite libre. Celui-ci leur répond qu’ils ont toujours
la possibilité d’entrer dans la Société
privilégiée. |
HNF,
2 : 295, 300, 472, 474 |
|
Les Récollets accueillent
les Jésuites en Nouvelle-France en 1625 |
|
Sources :
d'après un dessin couleur de Charles William Jefferys / BIBLIOTHÈQUE et
ARCHIVES Canada / C-028332 in http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=550 |
1625
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
447 |
Guillaume
de CAEN |
Dieppe
dép avr |
Québec
19 jun |
|
|
No |
Membres d'équipage
et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
447 |
Passagers arrivée : - LAROCHE d’Aillon (de), Jean-Joseph (prob. dans ce navire) - * GIFFARD, sieur de Moncel
et de Beauport, Robert - * GRAVÉ, François
Passagers départ : - CAEN (de), Émery - CAEN (de), Guillaume |
En France au printemps arrivé, Guillaume
de CAEN reçut l'ordre de prendre à
son bord les pères Jean
de BRÉBEUF et Charles LALEMANT,
Jésuites et le père Jean-Joseph de LAROCHE
d’Aillon, Récollet et deux coadjuteurs, François CHARTON et Gilbert BUREL. Arrivée du navire en juin, mais
selon DGFQ les religieux sont arrivés à différentes dates : les
pères jésuites Charles
LALEMANT le 19 juin, Énemond MASSÉ
le 9 juin et Jean de BRÉBEUF en juin et le missionnaire récollet Jean-Joseph de LAROCHE d’Aillon le 15 juin.
Puis plus tard en saison c'est le retour en France d’Émery de CAEN avec son oncle, Guillaume. Selon DGFQ Robert GIFFARD a séjourné à Québec en 1625-1626. François GRAVÉ aussi a hiverné à Québec durant la même période. Le père récollet Joseph le CARON repasse en France. Il est délégué par les missionnaires porter plaindre auprès du Conseil du roi de la Compagnie des Marchands et de son directeur MONTMORENCY qui paralysent le développement de l’Église en Nouvelle-France. |
DGFQ : 167, 494, 634, 655, 785 HCF, 2 : 18, 20 BREBEUFJEAN et LECARONJOSEPH in web DBC RJ, 4 : 255 |
|
Baleinier
basque incendié
Un navire basque venu pour la pêche à la baleine au port de Chisedec sur le fleuve Saint-Laurent, est la proie des flammes lorsqu'un garçon met accidentellement le feu aux poudres. L'équipage se rend en chaloupe à l'île Percée dans l'espoir de trouver un passage sur un navire pour la France. La flotte de de LaRALDE arrivc à l'île Percée le 20 juin. De LaRALDE, qui veut en
savoir plus sur leur traite, les conduit alors à Miscou.
Défendu
aux matelots protestants de chanter des psaumes
Le commandant de la flotte, de LaRALDE, qui passe le commandement de son navire la Catherine à Émery de CAEN, demande aux matelots huguenots, qui forment les deux tiers de l'équipage, de ne pas chanter leurs psaumes sur le fleuve comme ils l'ont fait en mer. Ils protestent en vain mais ils demandent au moins le droit de s'assembler pour réciter leurs prières. Ce qu'on leur accorde. ********* Sources :
Oeuvres de
Champlain, tome V, page 1103, 1104. |
1626
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
448 |
«
navire basque » |
France |
Chisedec
avant 21 jun |
Incendié |
||||
|
449 |
«
vaisseau rochelais » |
50
Tx |
La
Rochelle |
Les
Escoumins avant 26 jun |
||||
|
450 |
250-300
Tx |
de
LaRALDE,
amiral de la flotte |
Émery de CAEN |
Dieppe
dép 24 avr |
Île
Percée, Québec 5 jul |
|||
|
451 |
260
Tx |
Émery de CAEN, vice-amiral de la flotte |
idem |
idem |
Pêche
île Percée, Québec 5 jul |
|||
|
452 |
L’Alouette |
80
Tx |
idem |
Québec,
Miscou |
||||
|
453 |
1626-4e |
200
Tx |
idem |
idem |
||||
|
454 |
1626-5e |
120
Tx |
idem |
idem |
||||
|
455 |
«
forban
» |
En
mer 27 avr |
|
Code de couleur des navires |
|
marchands français |
royaux |
cabotage |
|
construits en
Nouvelle-France |
anglais |
autres Européens |
|
pêcheurs |
en traite et/ou saisies |
prises anglaises ou autres |
|
aux Antilles et autres îles |
à la baie d’Hudson et/ou au nord |
corsaires, flibustiers et
pirates |
|
combats, captures et/ou
mutineries |
avaries, échouages, naufrages et tempêtes |
maladies et/ou décès |