|
En 1627 en France CHAMPLAIN présente un mémoire dans lequel il plaide les besoins
de la Nouvelle-France et les Jésuites multiplient les griefs contre
les de CAEN, plus intéressés au commerce des fourrures qu’à l’évangélisation et à la
colonisation. Richelieu, qui projetait
depuis quelque temps déjà de former une puissante société de colonisation,
en profite alors pour évincer
les huguenots. Il abolit la Compagnie de Caen et la remplace
par la Compagnie de la Nouvelle-France ou des Cent-Associés.
De nouveaux
espoirs pour la colonisation étaient alors permis mais la France
et l’Angleterre entrent en guerre. De plus à Londres des marchands
forment une compagnie avec celle de sir William
ALEXANDER, la Company Merchants
of Adventurers to Canada, pour le commerce
et la colonisation des bords du St-Laurent. En 1627 CHAMPLAIN écrit que l'hiver 1626-1627 fut l'un des plus longs qu'il ait vu en ce pays. Commencé plutôt qu'à l'accoutumée le 21 novembre, ce jour-là le fleuve avait charrier quelques petites glaces, il dura alors jusqu'à la fin d'avril. À la fin de l'hiver il y avait quatre pieds et demi de neige au sol à Québec et huit à Miscou dans le golfe Saint-Laurent. ********* Sources :
Canada-Québec, synthèse historique, pages 58-66. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de
la Nouvelle-France. vol. 2, |
1627
|
La flotte française capturée
et Écossais à Port-Royal
En 1628 la Compagnie
de la Nouvelle-France envoie une flotte commandée par ROQUEMONT mais aucun navire
de guerre ne la protège. Les frères KIRKE au service de
la compagnie anglaise
Merchants Adventurers of Canada capturent les navires
vers l’île de St-Barnabé (en face de Rimouski) après une longue
bataille. Québec ne fut pas prise mais l'hiver sans
vivres sera dur.
En plus de la
flotte française les Écossais s’emparent de Miscou, poste de pêcheur,
de Port-Royal et de Pentagouët. Cette année-là ils n’amènent pas
d’immigrants mais en 1629 plusieurs viendront
notamment avec sir James STEWART qui établit
le poste de la Baleine dans l’île du Cap-Breton. ********* Sources : Canada-Québec, synthèse historique, page 58-66. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de la Nouvelle-France. vol. 2, pages 42-47. Trudel, Marcel |
1628
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
459 |
«
navire de Thomas Kirke » |
Thomas
KIRKE |
of
Canada |
Angleterre |
Tadoussac
18 jun |
|||
|
460 |
Lewis
KIRKE |
idem |
idem |
idem |
||||
|
461 |
David
KIRKE |
idem |
idem |
idem |
||||
|
462 |
«
navire de Roquemont » |
Claude
ROQUEMONT de Brisson |
Dieppe
dép avr |
Québec,
pris par les KIRKE 18 jun |
||||
|
463 |
«
navire de Desdames » |
idem |
Dieppe |
France |
||||
|
464 |
«
navire de LaRalde » |
Raymond
de LaRALDE |
idem |
idem |
||||
|
465 |
Émery de CAEN |
idem |
idem |
|||||
|
466 |
Philibert
NOYROT,
pour les Jésuites
|
idem |
Québec |
France |
|
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
459 |
En
1627 une compagnie anglaise Merchants Adventurers of Canada
est fondée pour coloniser la vallée et le golfe du St-Laurent.
C’est en son nom qu’une flotte anglaise de trois navires
arrive dans le St-Laurent et capture 18 vaisseaux français
et en brûle une dizaine avant de rentrer avec huit navires surchargés
sans prendre Québec. |
HCF,
2 : 36, 37, 47 |
|
|
460 |
idem |
idem |
|
|
461 |
idem |
idem |
|
|
462 |
Passagers
arrivée : -
GIRARD
de Binville, François -
LALEMANT,
Charles -
un autre Récollet
|
Départ
le 28 avril 1628 de Dieppe de la flotte commandée par Claude
ROQUEMONT de Brison, un des fondateurs de la nouvelle Compagnie
des Cent-Associés, comprenant soit quatre (1) ou sept (2)
navires ayant à leur bord 400 personnes, dont un bon nombre
de colons de Normandie, aussi un gentilhomme de Paris, Le
FAUCHEUR, sa femme et leurs cinq enfants, Robert
GIFFARD, Raymond de La RALDE
et Claude de SAINT-ÉTIENNE
de la Tour. AMANTACHA,
un jeune Huron, revenant au pays en 1628, est dans l'un de ces
navires. Il sera capturé par les Anglais. Les Jésuites
François RAGUENEAU
et Charles
LALEMANT, et les Récollets
Daniel BOURSIER et
François GIRARD de Binville
qui effectuent la traversée à bord du navire de ROQUEMONT,
parlent du 8 mai 1628 comme date de départ de Dieppe.
Tout
de suite la flotte échappe à une forte tempête
puis à deux vaisseaux rochelais. Une traversée d'un
mois et demi puis c’est la jetée
de l'ancre à Gaspé où l’on apprend la présence
d'une flotte anglaise à Tadoussac. Thierry
DESDAMES alla jusqu'à Québec avertir CHAMPLAIN
de la venue de la flotte qui remontait le fleuve à la faveur
de la brume mais il avait entendu « vers
l'île St-Barnabé
(en face de Rimouski) des
coups de canons »,
la bataille était engagée. « De
part et d'autre on tira plus de douze cents volées de canon ».
Après une lutte de plus de quatorze heures ROQUEMONT
de Brisson est blessé
et les Français se rendent. S’engageant à respecter
les religieux, ainsi que l'honneur des femmes et des filles les KIRKE
permettent à deux vaisseaux , munis de vivres de ramener
les équipages en France. La cargaison est confisquée
et sont retenus prisonniers pour en tirer rançon ROQUEMONT
de Brisson, de LaRALDE,
les capitaines, les missionnaires et les principaux Français.
Les Anglais préfèrent relâcher les Récollets
ainsi que les colons (dont GIFFARD)
mais après une pénible traversée, ceux-ci doivent
en face des côtes d'Espagne abandonner leur navire pour échapper
aux Turcs. Le père Charles LALEMANT
est expédié en Belgique (probablement dans le deuxième
navire français) d’où il regagne la France. Les
frères KIRKE
rentrent en Angleterre avec huit navires surchargés,
ils en avaient capturés en tout 18 navires - dont des navires
de pêche - ils en brûlèrent une dizaine, ne pouvant
tout emmener.
DCB dit que le 18 juin (3) l’attaque des KIRKE a lieu puis mentionne que le 8 juillet (4) les KIRKE interceptent les quatre navires envoyés par la Compagnie de la Nouvelle-France. |
DBC,
1: 201 (4), 423, 533 (1), 574, 592-593 (3) in web Pionniers |
|
463 |
Un
des sept navires de la flotte, commandée par Claude
ROQUEMONT de Brisson, dirigé par Thierry
DESDAMES qui parvint à atteindre Québec pour
avertir CHAMPLAIN de la venue de la flotte mais en vain :
les KIRKE la capturent. Il
réussit à s’échapper de justesse aux vaisseaux
des frères KIRKE au
retour. |
HCF,
2 : 36, 37, 47 |
|
|
464 |
Un
des sept navires de la flotte, commandée par Claude
ROQUEMONT de Brisson, dirigé par Raymond
de La RALDE, catholique, lieutenant de CAEN qui
à l’été 1628 captura plusieurs vaisseaux
de pêche anglais lors de fréquentes attaques mais il
a perdu lors de l’une d’elles, 67 de ses hommes, faits
prisonniers. Un rapport de cette affaire est fait dans des lettres
de Lord Baltimore à Charles 1er et
au Duc de Buckingham. Même hostile aux Jésuites
il devint le successeur de CAEN. Il est rappelé en France
en 1633. |
HCF,
2 : 36, 37, 47 |
|
|
465 |
Un
des sept navires de la flotte commandée par Claude
ROQUEMONT de Brisson, dont on ignore le nom du capitaine. |
HCF,
2 : 36, 37, 47 |
|
|
466 |
Passager
arrivée :
|
« Petit
navire affrété par le jésuite Philibert NOYROT »,
procureur des missions de la Nouvelle-France qui se joint à
la flotte de ROQUEMONT
en avril au départ de Dieppe. Il put s'échapper
lors de la bataille avec les KIRKE
et rentrer en France. |
idem |
1629
Prise de Québec
par
les KIRKE
|
Québec, pris en temps de paix, n'est pas remis à cause d'une dot impayée CHAMPLAIN pour soulager
Québec affamé envoie 20 à 30 personnes sur la Coquine à Gaspé. La
barque est capturée par les KIRKE qui s’emparent
de Québec le 19 juillet 1629 malgré le traité
de Suse, signé en avril 1629 mettant fin à la guerre entre la France
et l'Angleterre. Le roi d'Angleterre Jacques 1er retarde
les pourparlers et, avant de rendre la Nouvelle-France,
exige de Louis XIII le paiement du douaire promit à sa femme,
Henriette Marie (sœur du roi de France), pour leur mariage
célébré en 1625. L'Acadie et le Canada ne reviendront
à la France qu'en 1632 avec le traité de Saint-Germain-en-Laye. ********* Sources :
Canada-Québec, synthèse historique, page 58-66. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Histoire de
la Nouvelle-France. vol. 2, pages 42-47. Trudel, Marcel |
1629
No
|
Navires |
Tge
|
Maître |
Proprio
|
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour
|
|
467 |
«
navire de James Stewart » |
|
Angleterre |
|
||||
|
468 |
La
Coquine |
Qc
dép vers 26 jun |
Gaspé |
Capturée |
||||
|
469 |
Thomas
KIRKE |
Angleterre |
Québec
19 jul |
|||||
|
470 |
Lewis
KIRKE |
idem |
idem |
|||||
|
471 |
David
KIRKE |
idem |
Tadoussac |
|||||
|
472 |
L'Hélène |
Dieppe
dép 17 mar |
Québec,
pris par les Kirke 30 jul dans
le St-Laurent près La Malbaie |
|||||
|
473 |
Le
Rossignol |
idem |
||||||
|
474 |
La Claude
|
idem |
idem |
|||||
|
475 |
« navire
pêcheur basque » |
Pays
basque |
Cap-Breton
d. 6 oct.,naufragé près St-Sébastian
(Esp.) 12 (ou 14) nov |
|||||
|
476 |
« petit
navire des Jésuites » |
Philibert
NOYROT |
Nouvelle-France,
naufragé au détroit de Canseau 24 aoû |
|||||
|
477 |
Le
Grand Saint-André |
Charles
DANIEL |
|
idem |
Fort-Ste-Anne
(Cap-Breton) 28 aoû, dép 5 nov sans atteindre Qc |
|||
|
478 |
Le Louis
|
pour
Cie des Cent-Associés |
idem |
idem |
||||
|
479 |
La
Marguerite |
idem |
idem |
|||||
|
480 |
«
4e navire de Charles Daniel » |
idem |
idem |
|||||
|
481 |
«
flotte de Rasilly » |
La
Rochelle |
Nlle-France,
détourné Maroc 24 avr |
|
No
|
Membres
d'équipage et
passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
467 |
|
Tôt
en 1629 Sir James STEWARD
achète une concession de terre au Cap-Breton de Sir William
ALEXANDER. Il amène tout de suite une colonie à
Port-aux-Baleines, près de Louisbourg, au Cap-Breton. |
RJ,
4 : 270, note 46 |
|
468 |
Passagers
départ : |
Eustache
BOULÉ
commande la barque la Coquine.
Pour soulager Québec CHAMPLAIN
lui a confié le 26 juin la mission d'emmener 20 ou 30 personnes,
dont deux femmes et quatre enfants, avec une centaine de robes de
castor pour acheter des vivres aux Amérindiens à Gaspé
et de là tenter de passer en France en joignant des navires.
À bord se trouvent FOUCHER
et FROIDEMOUCHE,
ce dernier, un des Français envoyés de La Malbaie à
Québec par Émery de CAEN.
BOULÉ
doit aussi rendu en France exposer la situation critique de
la colonie aux autorités et ramener des secours mais la barque
est capturée par les Anglais et Eustache
BOULLÉ est rapatrié en France après
la capitulation de Québec le 19 juillet. |
DGFQ :
434 BOULEEUSTACHE
in web DBC |
|
469 |
Navire
amiral de la flotte des frères KIRKE
qui s'empare de Québec le 19 juillet 1629. Breton,
capitaine de navire, « ce
bon marinier anglais »
a bien traité les Jésuites au retour du Canada en 1629
lors de la prise de Québec. Il était probablement capitaine
de navire d'un des trois vaisseaux de la flotte des frères
KIRKE. Il a fait un autre
voyage à Québec en 1630. |
DGFC,
1 : 88 |
|
|
470 |
Navire
vice amiral de la flotte des frères KIRKE
qui s'empare de Québec. Lewis
KIRKE, qui commande ce navire, reçoit en juillet
1629 des mains d’Olivier
TARDIF les clefs de l’habitation
de Québec. |
LETARDIFOLIVIER in web DBC web
Éric Fortier |
|
|
471 |
Navire
dit The Reare Admirall de
la flotte des frères KIRKE
qui s'empare de Québec |
idem |
|
|
472 |
Membres
d'équipage : Passagers
arrivée et départ : (prob.
dans ce navire) |
Parti
de Dieppe le 17 mars 1629 Émery
de CAEN dirige le navire l'Hélène
avec en plus 3 pataches : dont la Claude
et le Rossignol. Jacques
de L'ESPINAY est son
lieutenant. Parmi les membres d'équipage de l'Hélène
il y a trois soldats de Rouen : Lazare
DESPERT, David DESBARRES,
David LINTEAU ainsi que Jean
DESCAMBOURS. Une tempête force les navires de relâcher
à la Rochelle, où les réparations coûtent
à de CAEN près
de 3 000L.
Une des pataches est laissée à La Rochelle et c'est
avec beaucoup de retard qu'ils arrivent à Gaspé. Ignorant
la capitulation de Québec, de CAEN
remonte le fleuve avec un seul navire et à la faveur de la
brume passe en face de Tadoussac où sont les KIRKE
mais elle le fait échouer à l’Île Rouge.
Se dégageant il est découvert par David
KIRKE, c'est alors l'échange de coups de canon et
l'abordage mais les matelots huguenots refusent de lutter contre leurs
coreligionnaires. Quoique la paix soit signée en Europe les
Anglais se comportent comme si l'état de guerre durait encore,
CHAMPLAIN
alors, comme otage, intervient et de CAEN
se soumet. Les habitants de Québec s'embarquent pour la France
probablement dans ce navire. |
HNF,
2 : 42 |
|
473 |
Patache
restée à Gaspé elle a probablement été
prise par les KIRKE.
|
HNF,
2 : 42 |
|
|
474 |
Patache
restée à Gaspé on ignore ce qu'est devenue la
Claude. |
idem |
|
|
475 |
Passagers
départ : |
« Navire
pêcheur basque »
à la pêche qui recueille le père Charles
LALEMANT, ce dernier raconte le naufrage de la barque des
Jésuites à Canseau dans une lettre du 22 novembre 1629
au R. P. Supérieur à Paris « ...
rescapé par un vaisseau basque à la pêche, restant
pour le reste d'août et septembre avec eux… Laissant
la côte le 6 octobre; nous fîment un second naufrage le
40e
jour du départ près du port de St-Sébastien après
avoir enduré de furieuses tempêtes, le bâteau se
rompit en mille miettes, toute la morue perdue, où je partis
il y a 8
jours
et arrivé à Bourdevas proche de Bordeaux, le 20
de ce mois ».
|
RJ,
4 : 234 |
|
476 |
Passagers arrivée : -
MALO, Louis -
deux neveux de NOYROT -
quatre autres Jésuites sont rescapés
|
Une
barque de 24 personnes accompagne le convoi de Charles
DANIEL c’est le « petit
navire des Jésuites »
où s'embarque les pères
Philibert NOYROT, Charles
LALEMANT, Alexandre
de VIEUXPONT , le frère Louis
MALOT et deux neveux de NOYORT.
Le père NOYROT et
le frère MAROT périssent
dans les vagues lors du naufrage de la barque des Jésuites
à Canseau. Rescapés le père VIEUXPONT
joint le père VIMONT
à Grand-Chibou tandis que le pèreCharles
LALEMANT retourne en France dans un bâteau mais le
pauvre refait un deuxième naufrage. Il décrit son naufrage
dans une lettre datée du 22 novembre 1629 au R. P. Supérieur
à Paris : « naufrage
après 26
jours
de leur départ aux îles Canseau le jour de St-Barthélemy
(24
août).
Mort
du R. P.
NOYROT
et
notre frère
Louis
MALOT.
De 24
que nous étions dans la barque 10
seulement s'échappèrent. Rescapés 2
neveux du P.
NOYROT,
sept autres
(Jésuites)
sans
nouvelles. Rescapé le P.
de
VIEUXPONT,
rescapé
(LALEMANT
qui écrit la lettre) par
un vaisseau basque à la pêche … ».
(1) |
HCF,
2 : 44 RJ,
4 : 234 (1), 255 note 20, 270 |
|
477 |
Passagers
départ : -
ALCHILTREE,
Lord, … -
20 prisonniers écossais |
La
flotte commandée par Charles
DANIEL part de Dieppe le 22 avril . Il y a quatre navires
: le Grand Saint-André,
la Marguerite, le Louis
et le « petit navire des Jésuites
». Le père Barthélemy
VIMONT s'embarque avec le capitaine DANIEL.
Après une attente en vain de quarante jours à La Rochelle
que la flotte de RASILLY
apparaisse avec laquelle DANIEL
voulait se joindre et on apprend qu'elle a été envoyée
au Maroc. DANIEL reçoit
enfin l'ordre de partir le 26 juin. La paix étant faite DANIEL
tente de persuader les Anglais mais un de leurs navires le combat
et il parvient à le relâcher à Terre-Neuve. Au
Grand-Chibou au Cap-Breton où les quatre navires abordent le
28 août DANIEL apprend
l'occupation de Québec. Désirant affirmer les droits
des Cent-Associés et de protéger les pêcheries
françaises il renonce à remonter le fleuve et à
la place le 18 septembre il attaque l'Habitation des Écossais
du Port-aux-Baleines où sont 80 personnes et leur fait tous
évacuer les lieux. Plus au nord il fonde le fort Ste-Anne y
laissant 40 hommes sous les ordres du sieur Claude
(de Beauvais) et deux Jésuites : les pères VIEUXPONT
et VIMONT. Il y fera la traite
pendant quatre années. Le 5 novembre il reprend la mer en emmenant
en France Lord ACHILTREE
et 20 prisonniers. André MALAPART,
soldat de Paris, a fait une relation de cette campagne de Charles
DANIEL publiée en 1630 sur l'expulsion des Écossais
du Cap- Breton de même que CHAMPLAIN
arrivé à Dieppe le 31 décembre 1629 et qui rencontre
DANIEL. |
DGAA
(web) HCF,
3 : 42; 4 : 131 |
|
478 |
Un
des quatre navires de l'expédition de Charles
DANIEL, commandé par
Vincent BONENFANT, revint
sans atteindre Québec. |
HCF,
3 : 42 |
|
|
479 |
On
ne sait quel navire les trois capitaines suivants commandaient
: JOUBERT, BOULÉ
et DESDAMES ? JOUBERT
lui, de son côté, s'est rendu à Gaspé mais
mis au courant des événements à Québec,
il rentra en France en emmenant les passagers que BOULÉ
devait emmené à Québec et aussi Thierry
DESDAMES, mais son navire fit naufrage sur les côtes
de Bretagne. |
DGFC,
1: 243 HCF,
3 : 42 |
|
|
480 |
idem |
idem |
|
|
481 |
Isaac
de RAZILLY,
un des Cent-Associés, et après 1628 leur commandant,
voit sa commission révoquée à la paix de Suse
et le 24 avril 1629 il reçoit l'ordre d'appareiller avec sa
flotte pour le Maroc. Charles DANIEL
l'attend donc en vain à La Rochelle. |
idem |
autres gens de mer et passagers de 1629 émigrants de 1629
|
Les pourparlers
pour la destitution de Québec étant retardés le roi de France charge
le chevalier de MONTIGNY d’aller sur place pour augmenter
la pression. Le roi d’Angleterre s’inquiète et
pour montrer sa bonne foi dans les négociations de paix Louis
XIII décommande alors la flotte française. Fort Lomeron au Cap de Sable, seule possession
française en Nouvelle-France Après la destruction
de Port-Royal par Samuel ARGALL en 1613, Jean de BIENCOURT
de Poutrincourt et ses hommes vivent un certain
temps parmi les Indiens. Les ravitaillements
et renforts de France se faisant rares BIENCOURT et Charles de SAINT-ÉTIENNE
de LaTour ne reconstruisent qu’en partie
les bâtiments. Délaissant la culture et la
colonisation ils se livrent alors surtout à la traite des fourrures
avec les nombreux navires venant sur les côtes de l’Acadie. À la
mort de BIENCOURT en 1623, LaTour lui succède au commande de la colonie. Il construit un poste fortifié au Cap de Sable, nommé fort Lomeron (ou Saint-Louis) en l’honneur de David LOMERON, son représentant
en France. Lorsque la guerre
éclate en 1627 entre la France et l’Angleterre LaTour écrit au roi
Louis XIII et au cardinal de Richelieu qu’en tant
qu’administrateur en Acadie, héritier de BIENCOURT, il avait gardé
l’Acadie à la France malgré son manque d’appui. Il a formé une troupe
de Français et d’Indiens empêchant les Anglais de se livrer à la
traite des fourrures et
à la pêche. Il demande des renforts et une commission en bonne et
due forme l’autorisant à défendre ce territoire. La demande de ravitaillement
est renvoyée à la nouvelle Compagnie
de la Nouvelle-France. Celle-ci envoie au printemps 1628 quatre
navires, commandés par ROQUEMONT de Brisson. Ils seront
capturés par les trois En 1630 Claude de SAINT-ÉTIENNE de LaTour, le père de Charles, prisonnier des Anglais et qui a épousé leur cause, arrive au fort Lomeron. Il tente en vain de convaincre son fils de
l’assiègent Peu après deux navires de la Compagnie de la Nouvelle-France arrivent avec des artisans, trois récollets et une recrue. Bernard MAROT, qui commande l’expédition, apporte des lettres de la Compagnie. LaTour est nommé un
des associés. On lui envoie vivres, hommes et armes pour construire
une habitation où il jugera le
plus utile. Enfin la France recommence à s’intéresser à l’Acadie. ********* Sources :
Canada-Québec, synthèse historique, page 58-66. Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis; Dictionnaire
biographique du Canada en ligne, Charles de SAINT-ÉTIENNE de La Tour
in http://www.biographi.ca/FR/index.html; Histoire de la Nouvelle-France. vol. 2, pages 42-47. Trudel, Marcel |
1630
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
482 |
«
navire de Montigny » |
Le
roi |
France,
mais n'est pas parti |
Nouvelle-France |
||||
|
483 |
«
navire de Saint-Clair » |
idem |
idem |
idem |
||||
|
484 |
sieur
de NEST, de Fécamp |
idem |
idem |
idem |
||||
|
485 |
sieur
de LOMBARDS |
idem |
idem |
idem |
||||
|
486 |
Charles
DANIEL
|
idem |
idem |
idem |
||||
|
487 |
ARMAND
|
idem |
idem |
idem |
||||
|
488 |
«
navire de William Alexander » |
|
de
Stirling |
Angleterre |
Port-Royal
(Nouvelle-Écosse) |
|||
|
489 |
«
navire de Bernard Marot » |
de
St-Jean-de-Luz |
Cent-Associés |
Bordeaux |
Fort
St-Louis (Acadie) |
|||
|
490 |
|
idem |
idem |
idem |
|
Code de couleur des navires
|
|
marchands français |
royaux |
cabotage |
|
construits en Nouvelle-France |
anglais |
autres Européens |
|
pêcheurs |
en traite et/ou saisies |
prises anglaises ou autres |
|
aux Antilles et autres îles |
à la baie d’Hudson et/ou au nord |
corsaires, flibustiers et
pirates |
|
combats, captures et/ou mutineries |
avaries, échouages, naufrages et tempêtes |
maladies et/ou décès |