|
La flotte de trois navires commandée par Jean-Paul GODEFROY, à titre d'amiral, arrive à Québec le 23 août pour deux des navires, le lendemain pour celui de l'amiral. Trois autres viendront plus tard. L’un d’eux non identifié est, d’après Trudel, commandé par le capitaine Jean POULET. Quant au navire Noeuf ou Saint-Sauveur il a fait naufrage sur le Grand Banc. Marcel Trudel identifie 100 nouveaux
immigrants sur peut-être 200 personnes, dont 5 pour Montréal. ********* Sources : Catalogue des immigrants, page 207. Trudel, Marcel; Journal des Jésuites, Relations des Jésuites, vol. 34, pages 50, 58 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/ |
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
657 |
de
Québec |
150
Tx |
JAMMES,
…,
capitaine |
J.
JUCHEREAU,
J. CHANJON et P. TEULERON |
J.
JUCHEREAU,
J. CHANJON et P. TEULERON |
La
Rochelle mar |
Québec,
pêche |
Naufragé
Grand Banc (au large de T-N) |
|
658 |
« navire
du capitaine Faloup » |
|
FALOUP,
capitaine |
France |
||||
|
659 |
La
Petite Marie, de
Bordeaux |
80
Tx |
Jean
LANGLOIS,
capitaine |
Bordeaux
dép 17 mar |
||||
|
660 |
Le
Grand Cardinal |
300
Tx |
Jean-Paul
GODEFROY,
amiral |
La
Rochelle |
Québec
24 aoû |
|||
|
661 |
de
Dieppe |
90
Tx |
Guillaume
POULET,
capitaine |
idem |
idem |
Québec
7 sep, dép 7 oct |
||
|
662 |
La
Notre-Dame |
200
Tx |
idem |
idem |
||||
|
663 |
La
«
frégate » |
|
|
|
Québec
dép 31 oct |
Le
Hâvre 7 déc |
|
No |
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
657 |
Membres d'équipage : |
Le capitaine JAMMES commande
ce navire en 1649. Janvier
DECOMBES est maître à bor du navire. Le Journal des Jésuites d’août
1649 mentionne la perte du navire Noeuf (ou
Saint-Sauveur), parti de France au mois
de mars où ils perdirent 4 000L. Le 22 juin 1650 un
matelot à bord du navire du capitaine JAMMES
apporte les nouvelles à Québec du naufrage du navire. Le père Gabriel
LALLEMANT raconte : « Au
printemps dernier parti de France assez proche du Grand Banc de morues, son
grand mât rompit la carlingue et transperça le fond du navire, les eaux
entrèrent en grande abondance. Avec trois chaloupes l'équipage de trente deux
personnes prend la mer : une d'elle s'écarte des autres dans la nuit ou une
tempête on ne sait ? Treize jours sans boire, ni manger ils prirent une
tortue de mer près de leur chaloupe lui sucèrent le sang. Ils rencontrent un
vaisseau anglais qui leur donne à manger et à boire après quelques réticences
et pitié de quelques dames anglaises. On les mena à l’île de Madère ». |
RHAF, 4 : 491 |
|
658 |
Passagers arrivée : |
Le 23 août c'est l'arrivée à Québec de trois navires, le père Charles ALBANEL
arrive avec le premier vaisseau.
|
DGFQ : 6 RJ, 34 : 58 |
|
659 |
Passagers départ : |
Le navire la Petite Marie de
Bordeaux, commandé par le capitaine Jean LANGLOIS,
part de Bordeaux le 17 mars pour la pêche à la morue ou à la baleine à Terre-Neuve.
Il est chargé de victuailles et de munitions. Le 23 août c'est l'arrivée à Québec de trois navires dont le navire « l'Anglois ».
|
RJ, 34 : 58 Web ACF : ADG 6B 282 35-35v, 1649, 17/03 (Bx) |
|
660 |
Passagers arrivée : (prob. dans ce navire) |
Le
Cardinal,
commandé par Jean-Paul
GODEFROY,
jette l'ancre à Québec le lendemain à l'arrivée
des trois vaisseaux avec à son bord le père
LAPLACE,
le frère LIÉGEOIS
et MÉDAR. Engagement au père jésuite Jean LIÉGEOIS, pour le sieur Pierre BOUCHER,
des Trois-Rivières (Teuleron, notaire de La Rochelle). Cet engagé s’est
probablement embarqué dans le navire le Grand
Cardinal : - (260) 16 mars - Nicolas PETIT, du Gué d’Alleré, laboureur. |
CI : 207 DGFQ : 904 RHAF, 4 : 491 ; 6 : 379 RJ, 34 : 58 |
|
661 |
Passagers arrivée : |
Une charte-partie entre Jean-Paul GODEFROY et Guillaume POULET, capitaine du navire le Bon François de Dieppe le 28 mai 1649
devant le notaire Teuleron à La Rochelle. Le navire est armé par Jean-Paul GODEFROY, J. JUCHEREAU pour la
Communauté de Québec. |
AG-ERNF : 120 RJ, 34 : 58 |
|
662 |
Passagers arrivée : |
Le père André RICHARD et le
frère FEUVILLE,
passagers de la Notre-Dame, arrivent à Québec respectivement les 27 et 28 septembre,
le navire lui ne jette l'ancre qu'en octobre. Le vaisseau repart le 31
octobre de même que la « frégate ». |
RHAF, 4 : 491 RJ, 34 : 58, 60 |
|
663 |
Passagers départ : - * LEJEUNE, Paul |
La « frégate », dans lequel est le père LEJEUNE, accompagné d'un Iroquois HONATTENIATE, repart
de Québec le 31 octobre de même que la Notre-Dame.
L'Iroquois meurt en France. |
DCB, 1 : 224, 381, 486 in web
Pionniers RJ, 34 : 58, 60; 36 : 28 |
autres
engagés de 1649
autres
immigrants de 1649
autres
émigrants de 1649
|
Flotte à Québec en 1650 Un matelot à bord du navire du capitaine JAMMES arrive en chaloupe à Québec le 22 juin apportant les premières nouvelles de France indique le Journal des Jésuites. La flotte de quatre navires arrive en juillet et septembre. Trudel mentionne que le premier navire a été envoyé par les marchands de Rouen et les capitaines à bord des navires : Jean BOURDET, TERRIER et JAMMES. Il ne sait pas dans quel navire ce dernier capitaine commandait, soit le Saint-Jean ou le Cardinal. Il identifie 77 des nouveaux immigrants sur peut-être 150, dont 19 pour Montréal. ********* Sources : Catalogue des immigrants, page 222. Trudel, Marcel; Journal des Jésuites, Relations des Jésuites, vol. 37, pages 50-56 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/ |
1650
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
664 |
Le
Chasseur,
d'Amsterdam |
120
Tx |
Jean
BOURDET
|
|
Bertrand
DUHALDE et
autres dont MM. ROZÉE et GUÉNET, de Rouen |
Rouen, La
Rochelle |
Québec
10 juil, dép 2 nov |
Le
Havre 3
déc |
|
665 |
Le
Saint-Jean,
de La Rochelle |
80
Tx |
(p-ê)
JAMMES,
capitaine |
Louis
GAIGNEUR
et autres |
La
Rochelle |
Québec
14 jul, dép 23 aoû |
||
|
666 |
Le
Duria |
TERRIER,
capitaine |
France |
Québec
dép 21 sep |
||||
|
667 |
Le
Cardinal |
(p-ê)
JAMMES, capitaine |
idem |
|||||
|
668 |
200
Tx |
S.
et N. DENYS |
La
Rochelle |
Côte
d'Acadie |
|
No |
Membres
d'équipage et passagers |
Observations diverses |
Sources |
|
664 |
Passagers arrivée :
- BUISSOT, ... |
Trudel
mentionne que le premier navire, commandé par le capitaine
Jean BOURDET,
a été envoyé par les marchands de Rouen. Le 2 novembre, « jour des morts », part le dernier navire, le Chasseur amenant quelques passagers. Le but du
voyage en France de messieurs de Tilly, GODEFROY
et BOURDON est d'obtenir de la Compagnie de la
Nouvelle-France le monopole de la pêche à Tadoussac. Sur le même navire
il y a des missionnaires jésuites qui rentrent en France de retour de leur
séjour en Huronie dont le père Joseph BRESSANI qui se rend jusqu'en Italie. Il
y a aussi à bord le frère LIEGEOIS, Joseph MOLERE et
Christophe RENANT. Quant au père Jérôme LALEMANT
il veut obtenir du secours pour repousser les attaques iroquoises. À cet
effet Jean-Paul GODEFROY part en ambassade
en Nouvelle-Angleterre le 22 juin 1651 avec le père jésuite Gabriel DRUILLETTES, Jean GUÉRIN et des Abénaquis pour convaincre les Anglais de
faire du commerce et la guerre aux Iroquois. Ils reviennent le 30 octobre
1651. |
CI : 222 DCB, 1 : 132, 426, 458, 573 in web Pionniers Desrosiers, 1 : 130 in web
Pionniers RHAF : 492 |
|
665 |
Passagers départ : |
Le 14 juillet arrive à Québec le petit vaisseau de M. GIFFARD,
peut-être commandé par le capitaine JAMMES. Il repart pour La Rochelle le 23 août
amenant : les pères Pierre
PIJART, Adrien GRESLON et François DUPERON, et aussi d'autres passagers
soit François GENDRON,
Joseph BOURSIER
dit Desforges, Louis le BOHÊME, Louis PINARD et MICHEL. |
DGFQ : 485, 916 RJ, 35 : 50, 52 |
|
666 |
Membres d'équipage : (prob. dans ce navire) : |
Le 21 septembre part de
Québec le vaisseau du capitaine TERRIER avec à bord les
pères LYONNE, BONIN et DARAN, les frères Claude JAGER et Nicolas NOIRCLER, deux des domestiques des
Jésuites : Bernard
et Rolland. De
plus il y a Madame de Monceaux
(Anne GASNIER) avec sans aucun doute
son beau-fils Denis-Joseph
RUETTE d’Auteuil. Le soir
du 19 septembre, un commis du navire, Gérard LAVAL, âgé de 25 ans, se noie. |
DGFQ : 127, 307, 665 RJ, 35 : 52, 291, note 18 |
|
667 |
Passagers arrivée : |
Le 31 août arrive de France le frère LIÉGEOIS apportant
la nouvelle de la venue du dernier vaisseau, peut-être commandé par le
capitaine JAMMES, qui mouille le 8
septembre devant Québec avec à bord entre autres le jeune d'AILLEBOUST
et Jeanne MANCE.
Cette dernière repassée en France à l’automne 1649 à cause de la mort du
père RAPINE, son intermédiaire auprès de sa bienfaitrice secrète, Mme
de BULLION, de la grave maladie de La Dauversière et de la
séparation des Associés de Montréal, revient au pays satisfaite. Mme
de BULLION avait trouvé un autre intermédiaire pour communiquer avec
elle, La Dauversière, guéri s’occupait activement des intérêts de
Montréal et Jean-Jacques OLIER, un des fondateurs de la Société de
Montréal, maintenant directeur lui donnait un nouvel élan. |
CI : 222 RJ, 35 : 52 |
|
668 |
Passagers arrivée : - DENIS de La Trinité, Catherine - DENIS de La Trinité, Françoise |
En 1650 Simon
et Nicolas DENYS
arment ce navire à La Rochelle commandé par J. GANDOUIN. Simon
DENYS vient s'établir au Cap-Breton avec sa femme Françoise DUTARTRE
et leurs enfants : Catherine,
Charles, Françoise, Marguerite, Marie, Paul et son fils Pierre d'un
premier mariage.. |
RHAF, 4 : 492 |
|
Flotte à Québec en 1651 Le Journal des Jésuites mentionne que le 29 juin arrive une chaloupe à Gaspé, commandée par Marc BAREAU, apportant les premières lettres de France et la nouvelle que la « frégate des Jésuites » a été prise par Mme d’Aulnay. Le 18 août arrive à Québec le premier navire de France le Petit Saint-Jean. Le 1er septembre le Saint-Joseph, échoué et secouru par la barque de Martin GROUVEL, repartent
ensemble de Tadoussac. Le 12 octobre la chaloupe des navires arrive en même
temps que la « frégate des Jésuites ». La flotte de trois navires, le Saint-Joseph, la Vierge et un navire hollandais le Passemoy de Hornen, arrive à Québec le 13 octobre. Marcel Trudel signale à Québec le passage des marchands : Thomas YOST, Nicolas DENYS, Guillaume FENIOU, Mathurin GIRAUD dit Bélair et du
cordelier italien Bernardino SEYLLON. Il
identifie 120 des peut-être 150 nouveaux immigrants, dont 10 pour Montréal. Le Journal des Jésuites donne aussi d'autres nouvelles des caboteurs. Ainsi le 18 septembre arrive à Québec venant de Bonaventure la « chaloupe » de Jean LANGLOIS apportant du lard, vin, etc. Il repart le 25 suivant. Le 22 septembre la barque la Sainte-Anne arrive venant de Montréal et des Trois-Rivières. Le 11 novembre la nouvelle vient à Québec que la Sainte-Anne s’est échouée sur des rochers à une lieue du Cap à l’Arbre (près de Champlain) sur la rive nord et qu’elle a coulée. Monsieur Du PLESSIS était à bord. La barque l’Espérance arrive des Trois-Rivières le 1er décembre et finalement une « chaloupe » partit pour cette ville le 9 suivant est revenu le 15, du moins les matelots qui l’ont
laissée en amont du Cap Rouge à cause des glaces. Arrivée
d'un nouveau gouverneur Le 13 octobre arrive à Québec Jean de LAUSON, le nouveau gouverneur et le troisième en titre. Toutefois on ne sait pas sur quel des deux navires arrivés cette journée-là, soit le Saint-Joseph ou la Vierge. ********* Sources : Catalogue des immigrants, page 234, 263. Trudel, Marcel; Journal des Jésuites, Relations des Jésuites, vol. 36, pages 136-146 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/ |
1651
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
669 |
Le
Petit Saint-Jean |
René
BOUTIN,
capitaine |
France |
|
||||
|
670 |
« frégate
des Jésuites » |
|
idem |
Qc
12 oct |
||||
|
671 |
350
Tx |
Jean
BOUCHER,
capitaine |
La
Rochelle |
Échoué,
Tadoussac dép 1er sep, Qc 13 oct, dép 17
nov |
|
|||
|
672 |
La
Vierge
|
Pierre
BOILEAU,
capitaine |
|
idem |
Québec
13 oct, dép 17 nov |
Échouée
île St-Michel |
||
|
673 |
Le
Passemoy,
de Hornen |
250
Tx |
PAGETZ
et BERAUDIN |
idem |
LR
d 16 jul |
|
|
No |
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
669 |
|
Le 18 août à 8 heures du soir arrive de France le premier navire, le Petit Saint-Jean, commandé par le capitaine BOUTIN.
Il repart le 16 septembre. |
RJ, 36 : 128, 134, 136, 148 |
|
670 |
Passagers arrivée : - DENIS de La Trinité, Catherine - DENIS de La Trinité, Françoise |
Le 12 octobre arrive la chaloupe des navires avec M. de LAUZON et
d'autres personnes, de même que la « frégate »,
renvoyée par le lieutenant-gouverneur de l'Acadie avec à bord M. DENYS fait
prisonnier lors de la prise du navire au printemps par les gens de Mme d'AULNAY.
Les deux frères DENYS, Nicolas et Simon, arrivent d’Acadie. Ce dernier avec toute
sa famille, soit sa deuxième épouse Françoise DUTARTRE et ses enfants :Pierre,
Françoise, Charles, Catherine,Marie, Paul et Marguerite.
Un père cordelier italien Bernardino SEYLLON arrive à Québec avec M. DENYS signale le Journal des Jésuites. Les
Jésuites lui donnent le gîte jusqu’au 5 novembre, date à laquelle il se
rembarque pour la France sur le navire hollandais. |
DENISSIMON in web DBC DGFQ : 333 RJ, 36 : 128, 144, 146 |
|
671 |
Membres d’équipage : Passagers départ : |
Le 1er septembre le Saint-Joseph,
qui s'était échoué, repart de Tadoussac avec la barque de Martin GROUVEL qui
était allé le secourir. |
RHAF,4 : 492 RJ, 36 : 136, 144, 146 |
|
672 |
Membres d’équipage : Passagers arrivée : |
La Vierge, commandée par le capitaine BOILEAU, arrive à Québec le 13 octobre avec le Saint-Joseph et un navire hollandais. Jean LABRECQUE est pilote sur ce navire. Sur le point de s’embarquer pour le Canada dans la Vierge Pierre PELLERIN consent une obligation (ct Savin 11-07-1651) de 225L, 9S, 3D, au marchand rochelais Pierre BACHELOT et achète des marchandises diverses dont des bas d'étamine, bas de toile, camisoles, chemises, poivre, poudre, couteaux, etc. pour amener avec lui dans le navire. Le mauvais temps et des vents contraires retardent la traversée et le navire arrive en septembre.
Chargé de 20 poinçons de castors pour les sieurs BERAUDIN
et PAGEZ, de La Rochelle, le navire repart le 17 novembre avec le Saint-Joseph et la Vierge,
ce qui est très tard dans la saison. Le navire est pris dans une tempête. On
doit couper le grand mât et attacher des cordages autour du navire pour qu'il
ne se brise pas. Mais le 13 décembre elle s'échoue à l'île Saint-Michel aux
Açores. Les propriétaires reviennent plus tard récupérer la marchandise
dont une bonne partie a été sauvée. |
AG-ERNF: 183-184 Savin 1651, 11/07 (LR) Infos fournies par Romain Labrecque RHAF, 4: 492 |
|
673 |
Passagers arrivée : -
RUETTE,
sieur d'Auteuil, Denis-Joseph Passagers départ : - CHOMEDEY, sieur de Maisonneuve,
Paul (prob. dans ce navire) |
« Charte partie perdue passée le 05-07-1651 devant Peronneau ». |
DBC, 1 : 47, 225 in web Pionniers RJ, 36 : 136, 144, 146 |
engagés
de 1651 autres immigrants de 1651
autres émigrants de 1651
|
Flotte à Québec en 1652 La flotte de trois navires arrive à Québec en juillet, août et septembre. Selon Marcel Trudel, le pilote Jean LABRECQUE a peut-être servi soit dans le « navire de Jean Pointel » soit dans le « navire du capitaine Poulet ». Il mentionne aussi comme présents à Québec : Raphaël THIERRY, François BALLON, Godefroy MARTIN et Gilbert FURMOLEAU. La flotte
amène 100 hommes de travail, Trudel identifie 112 sur environ 150 immigrants,
dont 12 pour Montréal. Massacre
de 22 colons et soldats, dont le gouverneur des Trois-Rivières, puis Pierre
BOUCHER sauve la colonie Entre 1648 et 1649 les Iroquois menacent d’anéantir la
colonie française. Ville-Marie n’est plus sûre. Trois-Rivières est le seul
bourg « pour empêcher l’ennemi de se jeter sur
Québec sans défense et dont la prise
serait la ruine du pays ». Le nouveau
gouverneur Louis d’AILLEBOUST nomme Pierre BOUCHER, « capitaine
du bourg », et lui
demande de préparer un plan de défense qui deviendra une
ordonnance officielle. BOUCHER recommande que les habitations trop
éparpillées soient regroupées à l’intérieur d’une enceinte de palissades protégées par des corps de garde. La
population trop éparse est une proie facile pour l’ennemi. Les attaques des
Iroquois, les corps des colons trouvés tous les jours dans les champs et surtout la découverte de quatre colons
morts au Cap, révoltent le gouverneur des Trois-Rivières, Guillaume
GUILLEMOT de Kerbodot. Même s'il n'est pas un militaire il veut tenter une sortie pour exterminer les ennemis. BOUCHER,
qui connait bien les tactiques indiennes, redoute un échec et s’y oppose. Il
protègera le fort avec quelques hommes valides. De ce conflit d’autorité résulte l’hécatombe
du 19 août 1652. Ce matin-là sous les ordres du gouverneur environ 60 hommes,
dont 12 Indiens alliés, s'embarquent dans deux chaloupes. La petite troupe longe les rives boisés du Saint-Laurent. Lorsqu'elle débarque elle tombe alors dans l'embuscade des Iroquois qui avaient épier sa venue. Vingt-deux colons et soldats, dont le gouverneur, sont massacrés sur place
ou amenés prisonniers. Des 40 premiers habitants trifluviens, la plupart des
chefs de famille, il n’en reste plus que 10. Québec est aux abois et la panique gagne toute la colonie.
Beaucoup de colons songent à tout quitter et rentrer en France. Une année après le massacre, le 23 août 1653, une
troupe de 600 Iroquois assiège le bourg pendant neuf jours, brûlant les
récoltes et tuant les animaux. BOUCHER ne peut plus compter que sur 40 hommes valides : la plupart,
des adolescents et des vieillards. Ces hommes parviennent chaque fois à
repousser les attaques ennemies. Désespérant de s’emparer du fort les Iroquois demandent alors à parler de paix. BOUCHER
négocie habilement les conditions : remise de tous les prisonniers
de leur armée, tant français que sauvages, même ceux dans leurs villages. Ils devront les ramener avant
40 jours et toutes les nations iroquoises viendront à Québec avec des
présents conclure la paix avec monsieur de LAUZON, le gouverneur. Celui-ci dit
à Pierre BOUCHER qu’il avait « eu
du bonheur d’avoir si bien conservé son poste. Car si les ennemis eussent
pris les Trois-Rivières, tout le pays était perdu ». ********* Sources : Catalogue des immigrants, page 253. Trudel, Marcel; Dictionnaire biographique du Canada en ligne, Pierre BOUCHER et Guillaume GUILLEMOT in http://www.biographi.ca/FR/index.html; Journal des Jésuites, Relations des Jésuites, vol. 37, pages 102-110 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/ |
1652
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
674 |
« navire
de Jean Pointel » |
Rouen |
||||||
|
675 |
Jean
POULET, capitaine |
idem |
Québec
31 aoû, dép 21 oct |
|||||
|
676 |
Le
Passemoy, de Hornen |
250 Tx
|
|
PAGETS
et BERAUDIN |
La Rochelle |
|||
|
677 |
France |
Port-Royal (Acadie) |
France |
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
674 |
Passagers
arrivée: |
Le
23 juin arrive à Québec la chaloupe du premier navire venu de France commandé
par le capitaine Jean
POINTEL, qui s'échoua à l'île aux Coudres. M. de Charny et
les hommes venus avec ce premier navire, arrivent eux le 1er juillet.
Le navire repart le 21 octobre. |
CI
: 253 |
|
675 |
Passagers
arrivée: |
Le 31 août le capitaine POULET (RJ) ou Jean POULET (Trudel) arrive avec son navire
avec à bord le père LYONNE.
Chargé « pour soixante-cinq mille livres de castor » le navire repart le 21
octobre ramenant en France le père LYONNE. |
CI
: 253 |
|
676 |
Passagers
arrivée : |
Le
20 septembre arrive le frère LIÉGEOIS dans le navire flamand le Passemoy, des sieurs PAGETZ et BERAUDIN.
Le navire repart le 3 novembre mais « fut arrêté huit jours
derrière l'Isle d'Orléans par le vent du Nord-Est ». |
CI
: 253 |
|
677 |
Passagers
départ : |
Vers
1652 à Port-Royal en Acadie, les Capucins Côme de MANTES et Gabriel de JOINVILLE, et
madame de BRICE sont fait prisonniers
par des soldats d'Emmanuel LEBORGNE, et garder dans un navire
pendant cinq mois, avant d'être amener en France. |
DBC, 1 : 240, 445 |
|
Code de couleur des navires |
|
marchands français |
royaux |
cabotage |
|
construits en
Nouvelle-France |
anglais |
autres Européens |
|
pêcheurs |
en traite et/ou saisies |
prises anglaises ou autres |
|
aux Antilles et autres îles |
à la baie d’Hudson et/ou au nord |
corsaires, flibustiers et
pirates |
|
combats, captures et/ou
mutineries |
avaries, échouages, naufrages et tempêtes |
maladies et/ou décès |