|
Plan des forts faits par le régiment de
CARIGNAN-SALIÈRES |
1666
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
796 |
Le Neptune,
de
La Rochelle
|
100-120 Tx |
Jean
SIBRON, capitaine |
LEBORGNE,
FRANÇOIS, GARBUSAT, BOUCHEL |
La Rochelle |
Acadie, Macédoine,pêche |
||
|
797 |
Le
Paon, de Hollande |
200 Tx
|
Cornelissen
PAUW, de Veneloo
(Hollande) |
Pierre GAIGNEUR |
idem |
|||
|
798 |
L'Orange |
250 Tx |
RAYMOND,
cap. |
|
|
idem |
Québec |
|
|
799 |
L'Amitié
|
50 Tx
|
|
Jean de LAMOTHE |
idem |
Qc vers 3 aoû,
dép 30 aoû |
||
|
800 |
Le
Saint-Joseph,
de
La Rochelle |
300 Tx
|
Jean
TADOURNEAU |
MOUSNIER,
GAIGNEUR, BERNARD,THARAY, CHAUVET |
Pierre GAIGNEUR |
idem |
Qc vers 3 aoû,
dép 17 oct |
|
|
801 |
100 Tx
|
Tharé
CHAILLAUD, capitaine |
Jean DEPONT et
Pierre FANEUIL |
idem |
idem |
Qc vers 3 aoû,
dép (p-ê) 14 nov |
|
|
|
802 |
Le
Saint-Jean-Baptiste,
de
Dieppe |
|
Pierre
FILLYE, capitaine |
Cie
des Indes |
Charles
AUBERT de La Chesnaye,
Pre GAIGNEUR |
LR dép vers
13 mai |
Gaspé, Québec
11 aoû, dép 17 oct |
|
|
803 |
Le
Moulin d'Or,
de
La Rochelle |
200 Tx |
Pierre
JAMIN,
capitaine
|
PETIT,
MESNARD, vve J. DAT,M. DAUVERGNE vve cap Jqs
FAMIN |
|
Québec 7 sep,
dép 18 oct |
|
|
|
804 |
La
Paix, de La
Rochelle |
180-200
Tx |
Mathurin
FORY,
capitaine
|
J. DEPONT,P.
FANEUIL et P. GARBUSAT |
Pierre GAIGNEUR
et Jérôme Le ROYER |
La Rochelle |
|
|
|
805 |
Le
Combault |
|
|
|
|
|
|
|
|
806 |
200 Tx |
Vincent
de NEUVILLE, capitaine |
|
Pierre GAIGNEUR |
idem |
Échouée,Qc
5 oct, dép (p-ê) 14 nov |
|
|
No |
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
796 |
|
Les
propriétaires du navire étaient Emmanuel LEBORGNE, Simon
FRANÇOIS, Pierre GARBUSAT et Antoine BOUCHEL. |
NNCC
: 175 ADCM,
B 5671, B 5672, 184; Teuleron 1666,
09/04 (LR) RHAF, 4 : 497 |
|
797 |
Passagers
arrivée : |
Loué
par Pierre GAIGNEUR pour 1000L par mois plus 150L pour le capitaine à Cornelissen
PAUW, de Veneloo en Hollande, le navire amène un passager, Louis PINARD, chirurgien de Trois-Rivières. Le
26 juillet la nouvelle parvient à Québec qu'un vaisseau arrive, « le Paon laissé à 5 lieues en
deça de Tadoussac ».
Probablement arrivé le 2 août car M. de Salières
écrit dans ses mémoires à cette date que seul le navire le Paon est arrivé à Québec et que sept autres
navires doivent venir. Il est commandé par André CHAVITEAU. |
MSGCF, 48 : 241 Savin 1666, 17/05 (LR);
Teuleron 1666, 06 et 18 et 20/05 (LR); Cherbonnier 1666, 17/05 (LR) RHAF, 4 : 497 |
|
798 |
|
Le capitaine Élie RAYMOND commande ce navire, chargé
de marchandises valant 1662L envoyées par Auger
GRIGNON. |
NNCC
: 177 |
|
799 |
Membres
d’équipage : Passagers
arrivée et départ : |
Jean
de LAMOTHE
arme cette barque pour Québec. Ce voyage lui a coûté la somme de 6100L en « argent
d'Hollande » à être versée à Amsterdam au retour du navire avec sa
cargaison. Ayant emprunté 1000L à la grosse aventure au
taux de 30 % à Paul THEVENIN, LAMOTHE doit
aussi fournir un pilote pour naviguer sur le fleuve. Le capitaine Nicolas GRATON
demeurait à la Rochelle avec Samuel PAGÈS. « Estat de lesquipage de la fregatte Lamitié de La Rochelle armée de 4 pierres de canons et 48 mousquetons premt. maistre Nicolas GRATON de Ré; contremaistre Jacque BAU de St Gille; cherpentier Jean BENESTAU de St Gille; mathelot Simon DERIVAU dolonne; François PASQUIER dolonne; François ROY de Lisle Dieu; Jean ROU de La
Rochelle; Jacque MICHEL de
Surgere; Louis OGER de Lisle
Dieu; le garçon Jean BENESTAU de St
Gille; le pilotte Jean BERNART de Diepe;
commis Jacque LAMOTHE… 15 mai 1666 ». Le
3 août les gens de Québec apprennent que trois navires voguent sur le fleuve
en direction de leur ville : « la barque du sr LA MOTHE, du Saint-Joseph où sont le P. BRUYAS et mre ÉLIE et de la Sainte-Catherine où
est P. Étienne de CARHEIL ». Le 30 août la barque, l’Amitié, de LA MOTTE
lève l'ancre pour la France. |
ADCM,
B 5664 no 146, 1666 NNCC : 136, 137 Cherbonnier 1666, 19/05 (LR) RHAF, 4 : 497 |
|
800 |
Passagers
arrivée : |
En
1666 les propriétaires du navire étaient Jacques MOUSNIER, pour une
part d'un quart, Pierre GAIGNEUR, pour une part d'un quart, Charles
BERNARD, pour une part d'un quart, Judith THARAY, veuve de Jean
Le ROYER, pour une part d'un cinquième, et Jean CHAUVET, pour une
part d'un vingtième. Le 23 décembre 1667 Pierre GAIGNEUR vend une
moitié de sa part à Jean Le ROYER pour 4000L. Jean
GRIGNON donna ses consignes au capitaine Jean
TADOURNEAU. Le
3 août les gens de Québec apprennent que trois navires voguent sur le fleuve
en direction de leur ville : « la barque du sr LA MOTHE, du Saint-Joseph où sont le P. BRUYAS et mre ÉLIE et de la Sainte-Catherine où
est P. Étienne de CARHEIL ». Trois navires mettent les voiles pour la
France le 17 octobre : « le Saint-Jean
dans lequel s'embarque Mr de Charny avec
toutes ses lettres, le Saint-Joseph et
le Paon ». |
DGFQ
: 183 NNCC
: 197 Teuleron
1666, 28/01 et 20/05 et 1667 23/12 (LR); Cherbonnier 1666, 06/05 (LR) |
|
801 |
Passagers
arrivée : |
Le
3 août les gens de Québec apprennent que trois navires voguent sur le fleuve
en direction de leur ville : « la barque du sr LA MOTHE, du Saint-Joseph où sont le P. BRUYAS et mre ÉLIE et de la Sainte-Catherine où
est P. Étienne de CARHEIL ». DGFQ parle du 6 août 1666 comme
date d'arrivée du père jésuite Étienne de CARHEIL.
« Le 14 novembre
les deux derniers vaisseaux [dont peut-être la Sainte-Catherine]
lèvent l'ancre. Le 16 arrêtez par le nordest ils sont à 4 lieues
d'ici ». La Sainte-Catherine est commandée par le capitaine Tharay CHAILLOU. |
DGFQ
: 198 Teuleron
reg. 06/04 et 08/05/1666 (LR) RJ,
50 : 194, 204 |
|
802 |
Membres
d'équipage :
(prob.
débarqués à Gaspé) - CHARUET, Jean
-
RODIER, Louis
(prob.
débarqués à Québec) - CHEVALIER,
Étienne - FORAND, André
- RICHARD, André
- ROGER, Michel Passagers
départ : |
« Liste de
lesquipage du navire le St Jean Baptiste le voyage du Canada année 1666 Pierre FILLYE; Nicolas LESEU maître; Louis GAILLOTTE vallet (?); Toussaint DOUILLERE; Anthoine Le CLER; Anthoine DUSCAT (?); Hélie THIBIN; François THITIER; François HELIER; André RENARD; Simon FELE; Nicolas BRAS DE FER; Guillaume de La
TOUCHE; Denis FOUACHE; Jacques CANCHEL; Guillaume CORUBLE; Guillaume SIMON;
Pierre MONNIER; Jean MAZURIER; Nicolas SANNIER; Léonard GENDRE; Michel CLOUET; Vincent PICQUER charpentier; Pierre LANGLOIS; Jean FLE canonnier; Pierre SANNIER; Jacques COUSTURIER;
Michel BODET; Nicolas RENAULT; Pierre DU TOURBE; Nicolas LESEU;
Pierre MARCQUET;
Louis FONTAINE; Vincent DOUILLERE; Vincent FERE chirurgien;
Louis VASTEL; Garsons du navire Nicolas THELIER; Louis HAVARD, ce 13e may mil
six cent soixante six ». Michel
Langlois a trouvé parmi les membres de l'équipage, le seul qui se soit établi
au pays, GuillaumeCORRUBLE. Dans
un mémoire daté du 27 mars 1666 la Compagnie des Indes orientales au
Canada a résolu de céder la traite des pelleteries aux habitants du
Canada, leur laissant encore la liberté de commerce et donne des instructions
à son commis général, Charles Aubert de La
Chesnaye, en remplacement de Le BARROYS. Il doit hâter le
chargement sur le Saint-Jean-Baptiste
des marchandises à La Rochelle et de celles provenant de Rouen. Ensuite il se
rendra en droite ligne à Québec. En route pour Gaspé, si faire se peut, il y
« laissera » le sieur DOUBLET, le fondeur
allemand et le nombre d’hommes nécessaires, choisit par lui parmi les
passagers pour travailler à la mine « auxquels il fera dellivrer les
outils, victuailles et provisions nécessaires pour leur subsistance et
travail ».
Selon le généalogiste Michel Langlois (2) le navire, qui
n’arrive à Québec qu’en septembre,
s’est plutôt rendu directement à Gaspé pour
« prendre » François DOUBLET, de Honfleur, et un groupe de travailleurs
de la mine de plomb et laisser la moitié des engagés. D’après les Relations
des Jésuites (3) le navire arrive à Québec le 11 août avec le père André RICHARD. Selon Langlois c’est vingt un
engagés qui sont laissés à Gaspé. Langlois a retrouvé aux Archives
départementales de la Charente-Maritime la liste des membres d'équipage
et des passagers de ce navire que le capitaine remet le 13 mai avant son
départ. Il y avait trente-huit hommes pour l'équipage et trente-cinq passagers.
Le navire était armé de dix pièces de canon, en plus de vingt fusils, de
douze pistolets et de vingt coutelas. Les passagers étaient : 1- Estienne CHEVALIER;
2- André FORAULT;
3- François DUNAULT; 4- François CARON; 5- Pierre BOILLON; 6-
Louis DORÉ; 7- Gabriel DORÉ; 8- Vincent QUINQUEL; 9-
François Le CHÉ;
10- Louis RODIER;
11- Louis CHERAULT; 12- Michel ROGER; 13- Agelye RABIET; 14- Jacques LEPRINSE; 15- Jean GIGUER; 16- Jean FORGET; 17- Jean BOUDAULT; 18- Jean
PITRAN; 19- Philippe
BOISSON; 20- Jean MORIN; 21- Pierre BIDAUX; 22- Estienne MAGNIAN; 23-
Pierre de LAFOND; 24- Michel DU MARIN; 25- Pierre TRIPOT; 26- Jean DUBOYS; 27- Louis FRELCHEUX; 28- Jean LELOUDON; 29- Estienne LEURTON; 30- Jean CHARUET; 31- Paul CHARTIER; 32- Jean CHEVALIER; 33- Louis BARDIER; 34- Michel GRENIER. Le
35e passager est le seul dont l'engagement est connu, soit pour
trois ans, à 75L par an à Pierre GAIGNEUR, marchand à La
Rochelle, faisant pour MM. de la Compagnie des Indes Occidentales au
Canada (Teuleron, notaire à La Rochelle) : -
(658) 1er mai - Jacques TESSIER, de Nantes, laboureur. Langlois
écrit que le capitaine Pierre FILLYE s'est fait donné le 5 mai 1666 une procuration par
les marchands Pierre Le BRETON et Jean MICHEL, de Rouen, pour
réclamer à monsieur Le BARROYS la somme de 63 662L 8S et 3D pour les droits de
pelleteries chargés sur le navire le
Saint-Jean-Baptiste en 1665 que le sieur Charles AUBERT de La Chesnaye lui a cédé le 23
octobre 1665. Il fait deux sommations devant le notaire Romain de Québec: les
21 septembre et 16 octobre. Dans
le mémoire du 27 mars 1666 on mentionne que Charles
AUBERT de La Chesnaye ordonnera à DOUBLET
de retirer ce qui lui est dû des dettes de l’année dernière et de dresser un
état qui servira pendant son absence. À Tadoussac il s’informera des commis
sur les lieux, de l’état de la traite et y laissera les marchandises pour
celle-ci. À Québec il règlera les détails sur les affaires de la Compagnie
avec Le BARROYS dont la vérification de la recette des droits de
l’année dernière. Si la Compagnie ne veut garder la maison vendue pour
son compte à Le BARROYS, il devra lui reprendre. Il fera charger sur
le Saint-Jean une partie des orignaux
et pelleteries de la Compagnie jusqu’à la valeur de cent mille livres.
Le surplus des autres castors de la Compagnie sera chargé dans les
autres navires marchands. Il incitera monsieur de TRACY à diminuer le
prix du castor gras à dix livres et augmenter celui du castor sec à six
livres. Il prendra en paiement des marchandises le plus de castor sec qu’il
pourra et les pelleteries envoyées à la Compagnie seront assorties de
deux tiers de gras et un tiers de sec. La Compagnie donnera aussi les
cent milliers d’ardoise et les cent milliers de clous demandés pour la
couverture de l’église paroissiale de Québec. Elle payera au Canada les 63
662L 8S et 3D dues à La Chesnaye pour
le remboursement de la ferme du quart de l’an dernier. Trois
navires mettent les voiles pour la France le 17 octobre : « le Saint-Jean dans lequel s'embarque Mr de Charny avec
toutes ses lettres, le Saint-Joseph et
le Paon ». |
ADCM, B 5667 no 148, 1666, 13/05 DGFQ : 142, 199, 246, 248, 272, 356,
426, 428, 526, 627, 750, 1066 Cherbonnier 1666, 30/12 (LR) attestation;
ADCM, B 5667, 17/05/1666 RHAF, 4 : 497; 6 : 396 B 5667 no 148, 1666, 17/05 (LR) RJ, 50 : 194, 202 (3) Web ACF : CAOM : COL C11A 125/fol.220-222v (1) |
|
803 |
Membres
d’équipage : Passagers
arrivée : - BEAUMIER, Pierre
- MOREAU,
Pierre (prob. dans ce
navire) - * AUBINEAU,
Suzanne |
« Liste de
lesquipage du Moulin Dor en 1666 navire armé de 8 canons, 16
mousquets, 36 piques, 2 pistolets, 3 coutelas, 200 livres de
poudre à canon. Pierre ROBERT; Pierre ENSEQUE; Nicolas LALIROU; Hantoine GRONDIN; Estine GUILLAUDAU; Estine LEROI; Charles SIMONT; Pierre SANSTIER; Pierre de HAVET; François CORINAUD; Jean ARIVÉ; Izact CAMUS; François VROIS; Bastin PROPOINT; Charles GUSTIN; Pierre Le MUR; Eslie ESRAU; Jacques MICHO; Eslie NESROUST; Cadou TRIODEST; Ivont JEAN; Michel THEVENAIN; Frainçois THIBAU; Daniel GRASTAU; Pierre JAMAIN sont tout lesquipage du navire Pasagers est ensuite : Vincent BAUMONT; Pierre MORAU Travaillant : Pierre AUBINAU; Anthoine ALIN; Pierre AMIOST; Pierre BOMIER; Pierre VALLIÈRE; Jacque PIN, #jeanbaptistedubois#jeanbaptisteduboisDaniel BIAILLE; Jacque F. TIENNE à La Rochelle ce 26 mai 1666 Pierre JAMAIN (sa signature) ». Le
généalogiste Michel Langlois (1), qui a analysé la liste des passagers et des
travaillants et les a identifié, écrit que les deux passagers sont des
passagers libres, donc qui ont payé leur traversée tandis que pour les huit
travaillants ou engagés au contraire ce sont les armateurs ou marchands qui
l’ont payé. De plus Langlois mentionne que Suzanne
AUBINEAU (listée par Yves Landry comme
Fille du roi) et son fils André AUCLAIR, qui ne sont pas sur la liste des passagers, sont
pourtant bel et bien arrivés cette année-là, et sans aucun doute sur ce
navire. Elle est la mère de Pierre AUBINAU,
embarqué comme travaillant, engagé sous le nom de sa mère il sera connu plus
tard sous le nom de son père AUCLAIR. Le
père Archange Godbout (2) écrit que Louis
COUILLARD, sieur de Lespinay,
habitant de Québec, « reconnait avoir reçu en dépôt pour 225 livres de
marchandises, du Sr Pierre MESNIER, marchand de La Rochelle », le 17 mai 1666 (greffe du
notaire Lefebvre, de La Rochelle). Il est sur le point d'embarquer sur le
navire le Moulin d'Or, commandé par le
capitaine Pierre JAMIN.
Il embarque la marchandise à ses risques mais il fait la promesse de remettre
la moitié des profits à MESNIER. Il
n’est pourtant pas sur la liste ci-haut. Le Moulin d'Or mouille à Québec le 7 septembre « avec les 4 ecclésiastiques
de St-Sulpice », dont Guillaume
BAILLY. Le navire repart le 18 octobre et « doit
conduire Mr de La Poterie à l'Acadie
et de là en France. Le capitaine est chargé d'une lettre pour le P. RAGUENEAU ». Les
propriétaires du navire, pour une part d'un quart chacun, étaient Alexandre
PETIT, Nicolas MESNARD, la veuve de Jean DAT et Marie
DAUVERGNE, veuve du cap. Jacques FAMIN. Le navire revint avec une
cargaison de charbon. |
ADCM, B 5664 no 149, 1666, 26/05 AG-ERNF : 60 (2) BAILLYGUILLAUME in web DBC FDR : 272 MSGCF, 48 : 241-256 (1) RJ, 50 : 200, 202 |
|
804 |
Passagers
arrivée :
|
Les
propriétaires de Jean DEPONT, pour une part d'un quart, de Pierre
FANEUIL, pour une part d'un quart et de Pierre GARBUSAT, pour une
part d'une moitié (ce dernier paya 3825L la moitié de Jean JAMAIN),
louèrent leur navire à Pierre GAIGNEUR et Jean Le ROYER pour
6000L le voyage. « Le 20
septembre le P. Jacques MARQUETTE arrive en bonne santé sur le 7ième
vaisseau ». |
DGFQ
: 774 Teuleron
1666, 25/02 et 07 et 24/04 et 04/05 (LR) RHAF, 4 : 497 RJ,
50 : 200, 202, 204 |
|
805 |
|
« Le 14 novembre
les deux derniers vaisseaux [dont peut-être le Combault] lèvent l'ancre. Le 16 arrêtez par le nordest ils
sont à 4 lieues d'ici ». |
RJ,
50 : 204 |
|
806 |
Passagers
arrivée et départ : - CLAESSEN DEVICK, Chadouin |
Le
navire est loué par Pierre GAIGNEUR à son capitaine Chadouin CLAESSEN DEVICK d'Amsterdam pour 1150L par mois plus 150L pour ce dernier qui reste à
bord comme passager. « Le 5 octobre
enfin le dernier vaisseau, dit la Fortune Blanche,
arrive après avoir couru bien des risques, perdu de ses ancres, échoué à 4 lieues
d'ici il a perdu 5 hommes aux mains des Iroquois croit-on … Le 14 novembre
les deux derniers vaisseaux [dont peut-être la Fortune Blanche] lèvent
l'ancre. Le 16 arrêtez par le nordest ils sont à 4 lieues
d'ici ». |
NNCC : 156, 157 ADCM, B 5665, 17/12/1666 RHAF, 4 : 497 RJ,
50 : 200, 204 |
engagé de 1666 Filles du roi de 1666 autres
immigrants de 1666 autres émigrants de 1666
|
Le Saint-Louis |
L'arrivée des Filles du roi
en Nouvelle-France en 1667 |
|
Sources : http://www.axelnelson.com/skepp/saint.htm |
Sources :
Eleanor Fortescue Brickdale / BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES Canada / C-020126 in
http://www.recitus.qc.ca/images/main.php?g2_itemId=665 |
|
« Il
est venu onze navires à la rade de Québec chargés de toutes sortes de marchandises.
Plusieurs ravailleurs et aussi filles pour peupler notre colonie et augmenter
le nombre de champs cultivés. Des troupeaux de moutons et de chevaux qui croissent en nombre et ont rendu de grands services », rapporte le Journal des Jésuites de 1667. Il y a deux
personnes de passage à Québec : le frère franciscain Jérôme de ROILLE
et le chirurgien Pierre
SAINT-LAON. Départ du régiment de CARIGNAN-SALIÈRES Le vaisseau du
roi le Saint-Sébastien repart de
Québec le 28 août 1667, écrit le Journal des Jésuites, avec monsieur de Tracy, commandant
des troupes en Nouvelle-France et le corps expéditionnaire français s'embarque aussi à bord
du navire pour la métropole. « Sur
les 1200 soldats
[du régiment de
CARIGNAN-SALIÈRES venus en 1665] seulement
550 embarquèrent pour rejoindre la France :
250
étaient morts pendant leur séjour en Amérique, et 400 autres recrues décidèrent de rester
vivre au Canada ». Les soldats demandent des femmes et des habitations Parmi les soldats demeurés au pays l’intendant TALON écrit au
ministre le 27 octobre 1667 que déjà à cette date deux capitaines se sont
mariés à des demoiselles du pays, un lieutenant à la fille du gouverneur des Trois-Rivières, un autre
lieutenant et quatre enseignes ont signé des contrats de mariage. Plusieurs
officiers et soldats, mariés ou non, travaillent à la mise en valeur des habitations qu’il leur a données. Un très
grand abattis sera fait ce hiver pour leur établissement. Il pourrait compter
sur l’engagement de la meilleur partie du régiment, beaucoup de soldats demandent des femmes et des
habitations, mais il a rencontré
des obstacles avec « des
esprits qui se plaisent à traverser les desseins du roi, et ne se faire valoir qu’en controllant la sage
conduite de messeigneurs ses ministres ». Il n’ose
demander au ministre une gratification pour chacun des officiers qui
s’établissent, quoiqu’il en demande pour certains avec des lettres de témoignage
d’estime du roi et du ministre, et aux autres des moyens pour l’avancement de
la colonie mais à son avis 2000 écus seraient bien employés. Il a fait former trois villages attachés au
fort de Saint Louis de Québec et distribuer des habitations aux soldats et
volontaires du pays, qui se marient aux filles envoyées, et aux familles nouvellement venues. Cela contribuera à la
défense de la ville. À cet effet il a fait mélanger dans les bourgs et
villages, soldats et habitants, qui s’instruiront ainsi de la culture de la terre et
s’entraideront au besoin. Engagés et filles du roi envoyés de France Dans la même lettre Jean TALON informe le
ministre COLBERT qu’au lieu des 400 « bons
hommes » prévus, il
n’en a reçu que 127 « très
faibles, de bas âge et de peu de service ». Et que la Compagnie s’est reprit en envoyant au
contraire plus du double des 50 filles prévues, soit 84 venues de Dieppe et
25 de La Rochelle, sans compter les enfants accompagnant les chefs de famille. Il devra faire à la Compagnie
un recouvrement considérable non seulement pour les avances qu’elles ont
reçues en France et leur nourriture mais surtout parce qu’on a laissé entendre à la plupart particulièrement à « celles qui sont de quelque naissance…plusieurs bien demoiselles et bien élevées », soit 15 ou 20, que le roi leur donnerait. Une lettre de l’intendant Jean TALON, datée du 27 octobre 1667, informe le
ministre COLBERT que les filles à marier sont arrivées en deux
contingents pour 1667 et vingt cinq de ces immigrantes sont venues de La
Rochelle. Yves Landry, qui a répertorié treize Filles du roi de 1667
originaires de l’Aunis et du Poitou, mentionne que le premier arrivage de ces
filles
cette année-là est arrivé à Québec avant le 1er juillet. La Constance est le seul navire arrivé à cette date, elles se sont donc sans aucun doute embarquées dans ce navire . « Le 25 septembre le St-Louis arrive avec le P. Louis de BEAULIEU, maître Pierre PIERSON et n. frère Pierre MAIGNERET quantité de filles plus de 80 et plus de 100 travailleurs, 14 ou 15 chevaux, etc. » d'après le Journal des Jésuites. Une lettre de Jean TALON datée du 27 octobre 1667 au ministre COLBERT l'informe que les filles à marier sont arrivées en deux contingents pour 1667 : « quatre vingt quatre de Dieppe et vingt cinq de La Rochelle », soit 109 en tout. Yves Landry en a répertorié 63 venues de Dieppe. Chevaux et brebis envoyés de France Jean TALON, qui surveille l'arrivage des animaux, blâme les employés de la Compagnie : les chevaux, envoyés sur le Saint-Louis, sont trop âgés Ils ont dû chercher à épargner 4 ou 5 pistoles par tête à l’achat des chevaux, par ailleurs bien arrivés, car certains ont neuf ans. Il est de même avec les brebis envoyées outre qu’elles « sont très faibles et d’un petit corsage », un
berger malicieux en a
empoisonné vingt. Le conducteur lui a donné son procès verbal, qu’il envoie à
M. de BECHAMEIL. Bois utiles à la construction des vaisseaux Jean TALON raconte aussi
que ses voyages de l’hiver et du printemps derniers l’ont convaincu, et aussi
les charpentiers envoyés, que la Nouvelle-France peut fournir à la France, au lieu des pays
de la Baltique, tous les bois nécessaires à la construction des vaisseaux. De
forts beaux sapins, épinettes et pins rouges font de forts bonnes mâtures.
Aucun des navires venus
cette année n’étant ouvert par leur derier il a fait charger une flûte hollandaise
et un autre vaisseau par la sainte-barbe des mâtureaux *, des épars ** et des
damoiselles *** pour COLBERT de Teron à Rochefort. À l’avenir il pourra en envoyer encore bien plus parce que les chemins ne sont pas encore ouverts dans les bois.
Un capitaine du régiment de Carignan, et commandant de Montréal, abuse de son autorité Le colonel de Salière se plaint le 1er septembre 1667 qu'Annibal-Alexis de FLOTTE de Lafredière, capitaine d'une compagnie au régiment de Carignan, va être jugé par les
autorités civiles alors qu'il relève de lui. En effet celui qui est aussi gouverneur de Montréal par intérim a abusé de son autorité. L'interprète de langue iroquoise Pierre CAILLÉ dit Larochelle dépose une plainte au baillage de Montréal contre lui au sujet de boissons vendues aux Indiens. Le capitaine, celui que l'historien Benjamin Sulte décrit comme « déjà disgracié par la perte d'un oeil, il cachait sous des extérieurs repoussant une âme asservie aux passions les plus avillissantes, avare, fourbe, tyrannique et débauché » (1), sera alors jugé lors d'un procès qui se déroule du 15 au 21 septembre 1667. Ce qui sera l'occasion pour tous ceux qui ont des griefs contre lui de témoigner. Lors du procès Mathieu MASTA déclare que le capitaine Lafredière se sert de son frère Henri, lieutenant dans sa propre compagnie, pour son commerce d'eau-de-vie avec les Indiens. En effet CAILLÉ mentionne que ce Henri lui aurait demandé son aide pour traîter d'eau-de-vie avec les Indiens puisqu'il parle leur langue. Mais ces derniers se seraient plaint qu'elle contenait de l'eau. Non seulement le capitaine pratique la traîte illégale de l'eau-de-vie avec les Indiens mais en plus il les exploitent en diluant avec de l'eau du fleuve cette eau-de-vie que l'on surnomme « eau du Saint-Laurent ». D'autres viennent témoigner des divers abus du capitaine. Ainsi Joseph BOUCHEROT dit Le Vau, ampessade de la compagnie de Salière au régiment de Carignan, déclare avoir eu la garde de trois prisonniers, dont le chirurgien André BASSET dit Dutertre, que le colonel de Salière lui avait bien recommandé de ne pas libérer. Dès le départ du colonel le capitaine Lafredière l'obligea à les libérer. Quant à André DEMERS il se plaint lors du procès des mauvais traitements que lui aurait infligé le capitaine. Il aurait reproché au capitaine de chasser sur ses terres avec plusieurs de ses soldats en marchant dans ses champs de blé. Furieux ils tentent de l'attraper pour lui faire un mauvais traitement mais il leur échappe. Le lendemain de l'incident DEMERS est arrêté par deux soldats et emprisonné. Il subit pendant deux jours, des heures durant, le supplice du cheval de bois à chaque jambe avec des poids de 60 livres. Claude JODOIN, un jeune marié, se plaint que le capitaine l'a forcé à travailler 16 jours de plus que les trois jours que chaque charpentier devait donner gratuitement pour la construction de deux redoutes au Sault Saint-Louis. Pendant ce temps il aurait abusé de sa femme Anne THOMAS. Prétextant qu'elle était pauvre il lui aurait donné de l'argent en échange de ses faveurs. Ce qui se passa à plusieurs reprises, avoue la jeune femme, dans les fardoches le long du fleuve. Comme en témoignent aussi des ouvriers réparant une cheminée sur le toît d'une maison. Le capitaine échoue toutefois dans sa tentative de séduction de Marie-Anne HARDY. Elle se rend au moulin du fort pour obtenir de la farine. Le meunier, qui a ordre de ne moudre que pour les soldats, reçoit l'ordre du capitaine d'en moudre pour la jeune femme. Il exige en retour d'avoir ses faveurs ce qu'elle refuse. Il l'a poursuit jusque chez elle. Son mari, Pierre MALLET, est à la maison et le capitaine abandonne. Le lendemain MALLET va chercher la farine au moulin mais le meunier, sur ordre du capitaine, refuse de lui donner. À l'issue du procès les autorités suggèrent au capitaine Lafredière de quitter la colonie, mais devant son refus obstiné elles lui en donnent l'ordre formel. Il se rembarque pour la France à l'automne 1667. Quant à son frère Henri, resté au pays, il continue le commerce de son frère. L'année suivante sur le point de s'embarquer pour la France, il est interpellé par le marchand Charles AUBERT de La Chesnaye, qui fait saisir les 350 peaux d'orignal et 1032 livres de castor, qu'il avait fait charger sur le navire du capitaine GOSSE, le Saint-Antoine l'Espagnol. Il lui répond que les pelleteries appartiennent à lui et à son frère, le capitaine Lafredière, et que le gouverneur de Courcelles lui a donné l'autorisation de les rapporter en France. ********* Sources :
Carignan-Salières 1665-1668, La Maison des Ancêtres inc, Drummondville 2004, Michel Langlois, pages 331-335 (1); Mémoires de la Société de généalogie canadienne
française, vol. 50, no 219, page 26; Relations des Jésuites, vol. 50, pages
212, 214; Web : Archives Canada-France : CAOM : COL C11A
2/fol.306-320v in http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.html?&l=fr |
1667
|
No |
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
807 |
Le Clerbault, de Senneville
|
80
Tx |
Jacques
HEURTAIN,
capitaine |
C.
et A.
BERGIER, M. GUILLEBAUD |
|
La
Rochelle |
Acadie,
Québec |
|
|
808 |
La Constance ex
Constance, de
Cadix |
250-300
Tx |
ou
PASQUINET |
Pierre
GAIGNEUR |
Pierre
GAIGNEUR |
idem |
Pêche,
Québec 10 jun |
|
|
809 |
|
|
Cap. Valck CLAESSEN |
idem |
idem |
Qc
1er ou 29 jul, dép (p-ê) 20 sep |
|
|
|
810 |
La Nouvelle-France, de La Rochelle |
250
Tx |
André
CHAVITEAU,
capitaine |
Pierre
GAIGNEUR |
idem |
idem |
Pontendre
(Galicie) nov |
|
|
811 |
Le Saint-Philippe ou Grand Philippe, de la Rochelle |
150
Tx |
Pierre
GENTET,
capitaine |
PAGEZ Frères, Paul THEVENIN
et Jean DEPONT |
idem |
idem |
Québec
29 jul, dép (p-ê) 11 nov |
|
|
812 |
Le Petit Agneau, de Hoorn |
160
Tx |
|
Jacques VEEN |
idem |
idem |
Québec
dép (p-ê) 20 sep |
|
|
813 |
Le Saint-Sébastien |
250
Tx |
|
Le
roi |
|
|
Québec
5 aoû, dép 28 aoû |
|
|
814 |
Le Prophète Élie, de La Rochelle |
260-300
Tx |
|
Élie
de BAUSSAY |
idem |
idem |
Québec
13 sep |
|
|
815 |
|
Jean
CHAILLÉ, capitaine
|
Jean
DEPONT et Pierre
FANEUIL |
idem |
idem |
Québec
22 sep |
|
|
|
816 |
Le Saint-Louis, de Dieppe |
250
Tx |
|
|
|
Dieppe |
Québec
25 sep, dép (p-ê) 11 nov |
|
|
817 |
La Marie, de Bordeaux |
|
Pierre TESTEVELLE, capitaine |
Gabriel
REAU et Hélie
DUPUY |
|
Bordeaux,
La Rochelle |
Québec
|
Capturée
près de Belle- Isle
et île d'Yeu,conduite à
St-Sébastien (Espagne) |
|
No |
Membres d'équipage
et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
807 |
Membres
d'équipage : Passagers
arrivée et départ : |
« Rolle de lesquipage du vaisseau
nommé le Clerbault de Ceneville pour le
voyage de Canada Capitaine Jacques HEURTAIN de la
Tremblade aagé de vingt quatre ans ou environ; contremaistre Helie BAUDY de La Tremblade aagé de vingt (?) ans ou
environ; Estienne GUITTONNEAUX
de La Rochelle aagé de vingt huit ans ou environ; Jacques GUIET de St Gille aagé de
vingt six ans ou environ; Pierre
SANSONNERÉ
(?) de St Sebastien aagé de vingt cinq ans ou environ; François PRADIGOU du Conquet
vingt quatre ans ou environ; Michel DUPRÉ de Diépe
aagé de vingt six ou environ; François
MATHIEU du Conquet aagé de vingt trois ans ou environ;
Gille RIVALLIN de St
Gille garson aagé de dix huit ans ou environ; … SERPEAU garson de La Rochelle aagé de dix
huit ans; Suics les noms des passagers frere Geraume de ROILLE cordelier; Pierre ST LAON chirurgien. Le
port d’attache du navire était sans doute Senneville-sur-Fécamp, près de Fécamp,
en Haute-Normandie (Seine-Maritime). D'après
Bosher le navire, propriété de Clerbault et Alexandre BERGIER
et Moïse GUILLEBAUD, revient de son voyage avec deux passagers,
frère Jérôme de ROILLE, cordelier et Pierre SAINT-LAON, chirurgien. Parmi les
membres d'équipage il y a Paul
GUIOT comme subrécargue. |
ACDM, B 5668 no 223, 1667 NNCC : 146 Cherbonnier, 1667 13/04 (LR); ADCM, B 5688, 22/11/1667 RHAF, 4 : 497 (1) |
|
808 |
Passagers
arrivée : - FLORAT, Martin (sans aucun doute sur ce navire) |
Le
12 février 1662 Pierre GAIGNEUR achète ce navire sous le nom de Constance, de Cadix pour 6000L au capitaine Jean
BROWER de Dorck, de Hollande, à Ponciane VANDRE HEUTSCHE,
négociant de Cadix et à Abraham VANDRE HUTTEN, aussi négociant de
Cadix. Engagements
à Pierre GAIGNEUR, au nom de la Compagnie des Indes Occidentales
à Québec, embarquement sur le navire la Constance, de 300 Tx , au capitaine André PASQUINET (Teuleron, notaire de La
Rochelle). Une
lettre de l’intendant Jean TALON, datée du 27 octobre 1667, informe le
ministre COLBERT que les filles à marier sont arrivées en deux
contingents pour 1667 et vingt cinq de ces immigrantes sont venues de La
Rochelle. Yves Landry, qui a répertorié treize Filles du roi de 1667
originaires de l’Aunis et du Poitou, mentionne que le premier arrivage de ces
filles cette année-là est arrivé à Québec avant le 1er juillet. La
Constance est le seul navire arrivé à
cette date, elles se sont donc sans aucun doute embarquées dans ce navire : 1-
Louise ANDRÉ,
de par. St-Michel, v. Poitiers, Poitou. 2-
Hélène BONNEAU,de
St-Martin-des-Noyers, ar. la Roche-sur-Yon, év. Luçon, Poitou. 3-
Marguerite FOY,
de L’Hermenault, ar. Fontenay-le-Comte, év. Maillezais, Poitou. 4-
Marie GIRARD,
de par. Notre-Dame-la-Grande, v. Niort, év. Poitiers, Poitou. 5-
Marie GRUSSEAU,
de Lusignan, ar. et év. Poitiers, Poitou. 6-
Marie-Jeanne GUÉRIN dit Brunet, de
St-Maurice-des-Noues, ar. Fontenay-le-Comte, év. Maillezais, Poitou. 7-
Louise LANDRY,
de par. St-Maurice, v. Loiré-sur-Nie, ar. St-Jean-d'Angély, év. Saintes,
Saintonge. 8-
Marie LARTEAU,
du bourg de l’Île de Ré, ar. et év. La Rochelle, Aunis 9-
Catherine LAURENT, de St-Étienne de Tonnay-Charente, ar. Rochefort,
év. Saintes, Saintonge. 10-
Marie LÉPINE,
de St-Georges de Périgny, ar. et év. La Rochelle, Aunis. 11-
Catherine MARCHAND, de par. St-Nicolas, v. La Rochelle, Aunis. 12-
Marguerite PAQUET, de St-Paul , v. Poitiers, Poitou, arrivée avec
son père Méry PAQUET,
sa belle-mère Renée GUILLOCHEAU, ses frères Maurice et René, sa belle-sœur Françoise FORGET et sa nièce Jeanne PAQUET. 13-
Marie ROY, de v.
Fontenay-le-Comte, év. Maillezais, Poitou. |
DGFQ : 436; 798 FDR : 60, 270, 281, 314, 315, 318, 321, 322,
330, 333, 334, 341, 344, 353, 368 NNCC : 148 Teuleron 1666, 12/02 et 1667, 12 et 14/04 (LR) RAPQ
1930-1931 : 81 RHAF, 4 : 497 |
|
809 |
|
Le
navire est loué par P. GAIGNEUR au capitaine Valck CLAESSEN
pour 1750L par mois. Le
Journal des Jésuites mentionne « le 1er juillet
l'arrivée du navire dit l'Oranger … le
29 juillet deux vaisseaux arrivent l'Oranger et
le St-Philippe … Le 20 [septembre] le vaisseau flamand [ peut-être l’Orange, de Nieudam ou le Petit Agneau, de Hoorn ] fait voile ». |
NNCC
: 177 Teuleron
1667, 30/04 (LR) RHAF, 4 : 497 |
|
810 |
Membres
d’équipage : (prob.
dans ce navire) - * BATAILLÉ,
Pierre - * BOUA, Vincent - * CARIN, Jean - * DAVID, Pierre - *
DURAND, Alain - * GERMAIN,
Robert - * NOLEAU, Blaise - * OURSERAS, Jean - * PILET,
Guillaume - * PILET,
Guillaume - *
PILET, Jean Passagers
arrivée : |
Le
5 avril 1667 le navire est acheté à des propriétaires hollandais représentés
par BION, BRIANS et BION par
Pierre GAIGNEUR pour 15 700L. Le navire appelé la Nouvelle-France jette l’ancre à Québec le 2
juillet avec le père PIERRON à
bord. Le navire met les voiles pour la France le 3 août. En novembre 1667 il
transporta du sel à Pontendre en Galicie. Archange Godbout (1) signale que André CHANITEAU,
capitaine du navire la Nouvelle-France,
demeurant à La Rochelle, signe un contrat de mariage le 27-10-1667 avec Madeleine
BIBARD (Savin, notaire à La Rochelle). Le
1er août 1667 sont confirmés à Québec les matelots suivants
probablement du navire la Nouvelle-France :
André CHAVITEAU, matelot de
l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Guillaume PILET, matelot de l’Isle-Dieu,
diocèse de Luçon; Jean
PILET, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Robert GERMAIN,
matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Vincent BOUA, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse
de Luçon; Jean OURSERAS,
matelot de l’Isle-Dieu, diocèse de Luçon; Pierre DAVID, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse
de Luçon; Guillaume
PILET, matelot de Ouest Rural; Alain DURAND, matelot de l’Isle-Dieu, diocèse
de Luçon; Pierre
BATAILLE, matelot de La Rochelle; Laurent MÉRICHAUD, matelot de La Rochelle; Blaise NOLEAU,
matelot d’Olonne, évêché de Poitiers et Jean CARIN, matelot d’Argenton, diocèse de
Bourges. |
AG-ERNF : 50 (1) DGFQ : 915 Teuleron
1667, 05/04 et 05/05 (LR) PRDH
: no 403726 RHAF,
4 : 497 |
|
811 |
|
Le
navire est loué par Pierre GAIGNEUR pour 1000L par mois le 13 avril 1667
à leurs propriétaires PAGÈS
frères, pour une part de moitié, Pierre THEVENIN, pour une part de trois
huitièmes et Jean DEPONT, pour une part d’un huitième. Le Journal des Jésuites
mentionne « le 29
juillet deux vaisseaux arrivent l'Oranger
et le St-Philippe ».
Ce dernier navire, commandé par
Pierre GENTET, repart peut-être
le 11 novembre. |
NNCC :
201 Teuleron
1667, 13/04 (LR) RHAF, 4: 497 |
|
812 |
Passagers
arrivée et départ : - VEEN, Jacob |
Pierre
GAIGNEUR
arme le Petit Agneau de Hoorn en
Hollande et le loue pour 1300L par mois au capitaine Jacob VEEN et 150L pour ce dernier
qui voyage comme passager. GAIGNEUR doit trouver un capitaine français
et un pilote pour le Saint-Laurent. Selon le Journal des Jésuites
« le 20 [septembre] le vaisseau flamand [peut-être l’Orange, de Nieudam ou le
Petit
Agneau, de Hoorn] fait voile ». |
NNCC
: 180 Teuleron
1667, 16/05 (LR) fol. 100 RHAF,
6 : 497 (LR) RJ,
50 : 212, 216 |
|
813 |
Passagers
départ : - BARDY, Claude - PROUVILLE (de), marquis de Tracy, Alexandre (sans
doute dans ce navire) |
Le
5 août arrive à Québec le vaisseau du roi le Saint-Sébastien.
Il repart le 28 avec le père jésuite BARDY,
écrit le Journal des Jésuites, et monsieur de Tracy, commandant des troupes en
Nouvelle-France. Le corps expéditionnaire français s'embarque aussi à bord du
navire pour la métropole. « Sur les 1200 soldats [du régiment de Carignan-Salières venus en 1665] seulement 550 embarquèrent pour
rejoindre la France : 250 étaient morts pendant leur séjour en Amérique, et 400 autres
recrues décidèrent de rester vivre au Canada ». Sébastien de VILLIEU, sieur de Daudeville, lieutenant de la compagnie de Berthier au
régiment de L'Allier, est sans doute parmi les soldats embarqués dans ce
navire pour la France. De même que Pierre de JOYBERT,
sieur de Soulanges et de Marson, lieutenant de la compagnie de
Grandfontaine. |
DGFQ : 949, 1129 MSGCF, 50, no 219 : 26 NNCC
: 202 RJ,
50 : 212, 214 |
|
814 |
Passagers
départ : |
Le
navire est armé et loué par Pierre GAIGNEUR pour 8000L le voyage. Le 9 janvier
1658 Élie BAUSSAY, son propriétaire, le vend à Clerbaud BERGIER
pour 14 500L. Le
Journal des Jésuites écrit que « le 13 septembre le
vaisseau, dit le Prophère Elie mouille
à notre rade »
de Québec. Marie-Anne FIRMAN, une Fille du roi
embarquée probablement sur le Saint-Louis,
annule son contrat de mariage avec Jean-Baptiste MORIN, sieur de Rochebelle
et se rembarque sur le « Prophète », selon une note en
marge du contrat datée du 17 novembre 1667. |
DGFQ :
834 FDR :
313 NNCC
: 183 Teuleron
1667, 20/05 (LR) fol. 101;Demontreau 1668, 09/01 (LR) RHAF, 4 : 497 |
|
815 |
|
« Le 22
septembre la Ste-Catherine arrive » à Québec écrit le Journal
des Jésuites. |
NNCC
: 144 Teuleron
reg. 08/05 et 01 et 05/07/1667 (LR) RHAF, 4 : 497 |
|
816 |
Passagers
arrivée : - MAIGNERET, Pierre - PIERSON, Pierre - BOISANDRÉ
(de), Jeanne-Claude |