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Louis de BUADE, comte de Frontenac
(château de Saint-Germain-en-Laye,
près Paris 1622 - Québec 1698) |
|
« On ne connaît aucun portrait contemporain
de Louis de BUADE, comte de Frontenac (1622-1698). Cette statue
du célèbre gouverneur général de Nouvelle-France (1672-1682, 1689-1698)
provient de la façade de l'hôtel du Parlement à Québec, conçue par
Eugène-Étienne Taché (1836-1912). On la voit ici dans une gravure
du début du XXe siècle » Sources :
http://www.cmhg.forces.gc.ca/cmh/fr/image_75.asp?page_id=58 |
|
La Filles du roi en 1672 répertorié quinze Filles du roi pour 1672 dont onze originaires du nord de la France. Elles se sont sans aucun doute embarquées sur la Nativité de Québec le seul navire venant de Normandie pour Québec cette année-là. ********* Sources : Bulletin des Recherches Historiques volume 37, page 272 |
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
855 |
La
Nativité, de Québec |
100-130 Tx |
Jean
BASSET, capitaine du Havre |
Charles AUBERT
de La Chesnaye |
Le Havre dép
9 jun |
Qc 3 aoû, d.
9 nov, T-N 16 ou 17 nov |
La Rochelle 12 déc |
|
|
856 |
La
Sainte-Hélène,
de La Rochelle ou
Hélène, de Flessingue |
100 Tx
|
CHAVITEAU,
capitaine |
|
La Rochelle |
Québec |
||
|
857 |
La
Prince Maurice, de
La Rochelle |
100-120 Tx |
Jean
DUHALDE, capitaine |
Les GAROS
et Simon BASTON |
La Rochelle dép
11 mai |
Percé 15 jul,
Québec |
||
|
858 |
Le
Saint-Simon, de Bordeaux |
80 Tx |
Jacques
ARNAUD,cap. |
François
SAIGE |
Bordeaux |
idem |
||
|
859 |
Le Neptune,
de
La Rochelle
|
100-120 Tx
|
André
CHAVITEAU, capitaine |
LEBORGNE, FRANÇOIS, GARBUSAT,
BOUCHEL |
La Rochelle |
idem |
||
|
860 |
La
Fortune Blanche, de La Rochelle |
100 Tx
|
Pierre
ARNAUD, capitaine |
Guillaume LEE, Arnaud PÉRÉ,
Pierre MOREAU |
idem |
Plaisance |
||
|
861 |
Espérance,
de La Rochelle |
300 Tx
|
capitaine |
Jean
GITTON, Chs AUBERT
et Chs BAZIRE |
La Rochelle dép
28 jun |
Québec 2 sep |
||
|
862 |
La
Plûme d'Or, de La Rochelle |
170-180 Tx
|
Jean
GRIGNON, capitaine |
Jn
GRIGNON,PERÉ,PACHOT; puis Jn GRIGNON |
idem |
Québec |
Pris par
Hollandais mené à Bilbao (Esp)
|
|
|
863 |
L'Espérance,
de
La Rochelle
|
180-250 Tx |
cap. de La Tremblade |
Les
ALLAIRE |
Les ALLAIRE |
La Rochelle dép
23 jul 1672 |
Qc 22 sep 1672,Marti.
22 déc 1672, d 2 avr 1673 |
La Rochelle 1er
jun 1673 |
|
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
855 |
Passagers
arrivée : -
CHARBONNIER dit Seigneur, Marie- Madeleine (prob. sur ce navire) -
* PASQUIN,
Nicolas |
Engagement pour trois
ans, à Jean DESCHAMPS Sr des Landes,
père de François demeurant à Grémonville
en Caux, « payé
la somme de 150L,
de payer ses outils, le loger, nourrir et chausser et payer son passage
et retour aussi si le veut »
(tabellionnage de Dieppe, 21
mai 1672). Cet engagé s’est sans doute embarqué
dans ce navire, le seul venant de Normandie : - 13 avril 1672 - Nicolas PASQUIN, natif de la paroisse de la Poterie, puis de Fécamp en Caux, Normandie.
Yves Landry signale
qu’en 1672 selon la correspondance officielle et les
témoignages des contemporains aucune fille à marier
n’a été envoyée au frais du roi. Il a
répertorié quinze Filles du roi pour 1672 dont onze du
nord de la France. Elles se sont sans aucun doute embarquées sur
ce navire le seul venant de Normandie cette
année-là :
1- Jeanne BEAUVEAU, de v. Nogent-sur-Seine, év. Troyes, Champagne. 2- Marguerite BERRIN, de par. St-Jean-en-Grève, v. Paris, Île-de-France. 3- Marie-Madeleine CHARBONNIER dit Seigneur,
de Meudon, ar. Nanterre, archev. Paris, Île-de-France. 4- Marie CHAREBERT, native de par. St-Sauveur, v. Paris, Île-de-France. 5-
Catherine DESENNE, de par. Notre-Dame-du-Chemin, rue des Potiers, proche
de la Porte de Bourgogne, v. Orléans, Orléanais. 6-
Jeanne JUIN,
de par. St-Laurent, v. Paris, Île-de-France. 7- Marie LECOMTE, de par. St-Solène, v. Blois, Orléanais. 8- Marie MASSERON, de v. Paris, Île-de-France. 9- Madeleine PAPIN, de par. St-Jean-de-la-Vieille-Vigne, v. Nantes, Bretagne. 10- Marguerite RICHER, de par. St-Martin-sur-Renelle, v. Rouen, Normandie. |
BRH, 37 : 272 DGFQ : 871 NNCC : 175 Les Transporteurs de nos ancêtres : 90-91 |
|
856 |
|
NNCC : 193 Drouyneau 1672, 30/04
(LR) |
|
|
857 |
Passagers arrivée
: - GAROS,
Jean jeune |
Jean
GAROS jeune
embarque comme subrécargue. Le 26 août 1675 Jean
GITTON achète une part d'un tiers à Pierre ASSAILLY
pour 1500L
et une part d'un sixième au capitaine Salomon BOURDIN
pour 750L.
Il loue alors le navire pour 650L
par mois à Gabriel RAPPÉ, Isaac HOISSARD
et Étienne MAHAULT pour une traversée de La Rochelle
aux Antilles. Dans son mémoire daté du 13 novembre 1673 Frontenac mentionne le renvoi de deux matelots basques par le Conseil souverain à l’Amirauté de La Rochelle. Ils sont soupçonnés d’avoir assommé à mort un marchand de La Rochelle, Simon BASTON, « qui passoit en Canada » sur le Prince Maurice. En effet arrivé le 15 juillet 1672 à Percé BASTON embarque à bord d’un dériveur avec quatre marins et il se noie. Mais il a peut-être été assassiné, car le rapport du capitaine, qui est aussi inculpé pour meurtre, est « bref et obscur ».
|
NNCC : 183 ADCM, B 5672, 06/05/1673,
B 5673, 22/02/1674; Teuleron 1672, 12/01 fol. 19 et 1671, 20/02 fol.
38 et 1675, 26/08 et 24/11 fol. 31 et liasse 1674, 05/05 (LR) RHAF, 4 : 500 (LR) Web :
ACF : CAOM : COL
C11A 4/fol.25-26 |
|
858 |
Chargé de
50 Tx de fret pour Jacques de LAMOTHE. |
NNCC : 203 Ferrand, 1672, 07/03
(Bx) fol. 151, 1243, 1672, 18/05 et 15/10 |
|
|
859 |
Les propriétaires
du navire étaient Emmanuel LEBORGNE, Simon FRANÇOIS,
Pierre GARBUSAT et Antoine BOUCHEL. Le navire est commandé
par André
CHAVITEAU. |
NNCC : 175 ADCM, B 5671, B 5672,
184; Rivière 1672, 25/05 (LR) liasses |
|
|
860 |
Le navire était
la propriété de Guillaume LEE, Arnaud PERÉ
et Pierre MOREAU pour une part d'un tiers chacun. MOREAU
vend sa part à Jean GRIGNON
pour 1100L
le 19 octobre 1673. Ce dernier
rachète rapidement aussi la part de PERÉ. Puis
LEE vend sa part à Charles AUBERT de La Chesnaye
pour 1122L le
29 mai 1674. |
NNCC : 157 Teuleron 1672, 23/06
et 1674, 29/05 (LR); Miquelon 1673, 19/10 (LR) vente |
|
|
861 |
Passagers arrivée : |
Le navire est commandé
par Jean
GITTON. Le nouveau gouverneur
Louis de BUADE, comte de
Frontenac est à bord
du navire. Il écrit au ministre datée le 2 novembre
qu’il est « assez
heureux »
d’être arrivé à Québec. À
peine sorti de La Rochelle le 28 juin 1672 un vent violent brise les
deux mâts de hune du navire. Après 71 jours de navigation
et des vents contraires qui l’ont fait naviguer continuellement
entre les côtes d’Angleterre et d’Irlande et celles
de l’Espagne, les 19 derniers jours ils n’ont point rencontré
de navires corsaire. Dans la baie Sainte-Marie, à l’entrée
du fleuve Saint-Laurent, son navire a fait presque naufrage. Il a
touché le fond douze ou quinze fois et risqué de s’échouer.
Finalement il est arrivé à Québec le 2 septembre. |
NNCC : 153,
154 ADCM, B 5671, 18
et 28/04/1672 et B 5674; Ferrand 1672, 26/09 (Bx) RHAF,
4 : 500 Web
ACF : CAOM : COL C11A 3/fol.233-251 et 4/fol.283-31 |
|
862 |
Le 17 mars 1672
Jean GRIGNON achète
pour 6200L une part de deux tiers de ses associés
PACHOT et PÉRÉ et envoie le navire à
Québec avec lui-même comme capitaine. Mais le navire
est pris avant par des corsaires hollandais et amené à
Bilbao où il est vendu. Le capitaine et l’équipage
sont débarqués dans cette ville. Frontenac
écrit au ministre le 2
novembre 1672 qu’il est « assez
heureux »
d’être arrivé à Québec et lui relate
le comportement du capitaine et marchand Jean
GRIGNON qui au lieu de le secourir lorsque son vaisseau
perd ses deux mâts de hune, « quitte
le pavillon »
en dépit de ses ordres et de ceux du capitaine. Frontenac
fait dresser un procès verbal que signent le capitaine BOURDET
(celui-ci l’a escorté jusqu’à la hauteur
des Açores et rapporte la lettre de l’intendant au ministre
à son retour en France), les officiers et passagers du navire
de GRIGNON
et du sien. De plus le sr de La
Chesnaye, associé de Jean
GRIGNON, a fait charger sur la
Plûme d'Or, « ou
il avoit part »,
une bonne partie de ses provisions en dépit des ordres du ministre
de les embarquer « sur
le sien avec ma personne »
écrit l’intendant. Il aurait pu facilement s’en
consoler, malgré un peu d’embarras pour son arrivée
dans ce pays, mais les pertes les plus considérables rejailliront
« sur les pauvres,
et sur les misérables »
habitués au secours de l’État. Cette grande faute,
si « estrange »
et « d’une
telle importance »,
de GRIGNON, révélant
et « son inhumanité »
envers l’intendant, et surtout qu’il a « bien
joué de malheur »
avec la perte de son navire aux mains des corsaires, démontre
qu’il doit être puni, non seulement par la restitution
des biens des particuliers (si lui ou ses associés les vendent)
« mais mesme par une
punition corporelle ».
Cela servira d’exemple aux autres marchands. En effet les marchands
de La Rochelle ont établi depuis trois ou quatre ans une nouvelle
coutume pour le Canada (les îles et autres endroits en sont
exemptés) : celle de faire payer d’avance le fret.
Les Canadiens en demandent l’abolition. Un marchand, s’il
est « méchant,
ou fripon »,
continue l’intendant, peut ruiner ceux qui ont des biens dans
son navire car en cas de perte lui n’en encoure aucune, et peut
même faire des profits. Aussi cite-t’il en exemple ce
navire perdu, la Plûme
d'Or, de 200 Tx valant de 7 à 8000 francs,
ils auraient touché d’avance pour 12 000 francs de fret,
puis acheté pour 20 à 25 000 francs de marchandises
avec de l’argent pris à la grosse aventure. Une fois
le navire pris ils rachèteraient « ses
mesmes et le reste de la cargaison du vaisseau pour la moitié
de sa juste valeur ».
À ce que l’on dit « La
Chesnaye est
allé en Espagne, pour essaier de le faire ».
Leur gain sera considérable parce que leur perte se résumera
à la prime payée et à l’argent pour l’assurance
du vaisseau. Les congés
cette année devraient être accordés plus tôt,
écrit Jean TALON le 9 mars 1673 de Paris au ministre,
car depuis la perte de ce navire « enlevé
l’an passé par les capres* »
les colons du Canada ont besoin de secours, surtout les communautés
religieuses et les hôpitaux « qui
ont plus perdu ».
|
DGFQ :
183 NNCC :
181 liasses Teuleron
1672, 17/02 vente et 18/10 proc. (LR); Ferrand 1672, 26/09 (Bx); ADCM,
B 5672, 24/01/1673 RHAF 4 : 500 Web :
ACF : CAOM : COL
C11A 3/fol.233-251 et 4/fol.28-31 |
|
|
863 |
Bosher mentionne
deux navires en 1672 appelés l'Espérance,
de La Rochelle mais avec des tonnages différents dont l'un
de 160-180 TX et qui font un voyage en Martinique. Est-ce-le
même navire ? Sans doute puisque les
deux navires ont le même capitaine
François THIBAULT.
Donc en 1672 les propriétaires Antoine ALLAIRE
aîné, Henry et Antoine ALLAIRE jeune et
Suzanne ALLAIRE, veuve Jean FREYHOFF arment leur navire,
l'Espérance, de La
Rochelle (de 160-180 ou 180-250 TX), qui repart de la Martinique
le 22 décembre 1672 avec une cargaison de sucre |
DGFQ : 130 NNCC : 153 ADCM, B 5672; Ferrand
1672, 26/09 (Bx) RHAF, 4 : 500 B 5671 et Teuleron
1672, 27/06 (LR) |
autres immigrants
de 1672 Filles du roi de 1672 autres émigrants
de 1672
1673
Découverte du Mississippi
par Louis JOLLIET et le père Jacques MARQUETTE
|
Louis JOLLIET
(Québec 1645 - Île d'Anticosti 1700)
|
Jacques MARQUETTE
(Laon 1637 - Luddington,
Michigan 1675)
|
|
Sources
: http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Jolliet
|
Sources :
Currey, J. Seymour. Chicago: Its History and Its Builders. Chicago:
S.J. Clarke Publishing Co., 1912 Currey, J. Seymour (Josiah Seymour),
1844-1928 in Wikipédia, Personnalité de la Nouvelle-France
in http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Marquette.jpg
|
|
Jacques de CHAMBLY arrive au pays en juin 1665 comme capitaine d'une compagnie du régiment de Carignan-Salières. Il dirige la construction du fort Saint-Louis aux rapides du Richelieu. De plus il participe à l'expédition de Tracy contre les Iroquois. Puis il rentre en France à l'automne 1668 mais recommandé par Jean TALON il revient en 1670 à la tête d'une compagnie de la marine. Il établit une colonie agricole près du fort Saint-Louis et reçoit en 1672 une seigneurie à cet endroit qui prendra alors son nom. Il reçoit trois des chevaux débarqués des bâteaux, deux juments et un étalon. Plusieurs de ses soldats s'y établissent. Le gouverneur Frontenac le nomme commandant sur la rive sud du fleuve. Puis le 5 mai 1673 il est nommé gouverneur de l'Acadie Il part à l'automne pour Pentagouet sur un petit navire de Québec, le Saint-Jean.
Il n'y exerce pas lontemps son commandement. En effet dès l'été suivant des corsaires hollandais conduits par AERNOUTSZ et ROADES attaquent sa petite garnison de 30 hommes. Ils ne peuvent soutenir leur assaut et se rendent après un bref combat. CHAMBLY est fait prisonnier avec son lieutenant Jean-Vincent d'ABBADIE de Saint-Castin, de même que Pierre JOYBERT de Soulanges, pris à Jemseg. Ils seront tous amenés à Boston. Saint-Castin, qui réussit à s'évader, apporte la nouvelle à Québec. Les corsaires exigent une rançon de mille castors pour la libération de CHAMBLY. Malgré le paiement d'une somme de 4 500LT en argent de France par Frontenac CHAMBLY n'est libéré que l'année suivante. Il rentre en France et reçoit un autre mandat pour l'Acadie le 20 mai 1676. Après la promesse d'une aide financière de la part de Colbert il projette alors d'amener 30 soldats et 100 colons. Mais en lieu et place on le nomme commandant militaire aux Îles le 3 septembre 1677, puis gouverneur de la Grenade le 24 avril 1679. Il lèque alors sa seigneurie à sa fiancée Marie-Françoise de THAVENET. Il devient gouverneur de la Martinique le 7 juin 1680 où il y meurt en 1687.
Découverte
du Mississippi Louis JOLLIET est le premier Canadien à étudier la musique en Europe. Il deviendra aussi le premier explorateur né au pays, après sa découverte du Mississippi avec le père MARQUETTE. Dans sa jeunesse il entreprend des études au collège du Séminaire de Québec. Grâce à ses dons musicaux on le nomme officier de musique puis il devient le premier organiste de la cathédrale de Québec. Il quitte le Séminaire en juillet 1667 et s'embarque pour la France où il séjourne à Paris et à La Rochelle. Revenu au pays en 1668 il devient trafiquant.
Jean TALON, qui pense aux intérêts économiques de la colonie, souhaite développer des alliances avec les Indiens du Mississippi, et découvrir dans quelle mer ce fleuve réputé mais alors inconnu débouchait, dans le golfe du Mexique ou, du côté de la Californie, dans la mer Vermeille. Il décide en 1672 d'envoyer à sa découverte Louis JOLLIET, dont la hardienne et la détermination étaient bien connues. Au départ de l'intendant le nouveau gouverneur Frontenac accepte la candidature du jeune homme. JOLLIET, qui adhère au projet avec enthousiasme, fonde alors une société commerciale le 1er octobre 1672 devant le notaire Gilles RAGEOT avec six associés, dont son frère Zacharie, François de CHAVIGNY de La Chevrotière, Jean PLATTIER, Pierre MOREAU, Jacques LARGILLIER et Jean THIBERGE afin de faire ensemble un voyage aux Ottaouais, et de faire la traite avec les sauvages pour financer les coûts de sa découverte. Le 8 décembre 1672 JOLLIET est à Michillimackinac, là où se rencontre les lacs Huron, Supérieur et Michigan. Le père Claude DABLON lui a remis une lettre pour le père Jacques MARQUETTE qui ordonne au jésuite de se joindre à l'expédition. MARQUETTE, qui connait plusieurs langues des tribus indiennes de la région, accepte avec plaisir.
Sixième enfant d'une famille très pieuse le père MARQUETTE entre chez les Jésuites à 17 ans et est ordonné prêtre à 29 ans. Il arrive à Québec le 20 septembre 1666 à bord de la Paix de La Rochelle. Envoyé à Trois-Rivières un an plus tard il y étudie le montagnais et d'autres langues indiennes. Il en parlera couramment une demi-douzaine. Il est envoyé au Sault-Sainte-Marie, mission dont dépend 2000 Algonquins. En 1669 il fonde une mission à la Pointe du Saint-Esprit et une autre, celle de Saint-Ignace, sur la rive nord du détroit de Michillimackinac.
Les deux hommes préparent l'expédition durant l'hiver 1672-1673. Ils interrogent les Indiens qui ont fréquenté ces endroits et mettent sur une carte les rivières où ils devraient naviguer, les noms des lieux et des peuples qu'ils rencontreraient. Accompagnés de cinq autres Français, dont sans doute quelques associés de JOLLIET, soit LARGILLIER, MOREAU, THIBERGE et PLATTIER, ils partent vers la mi-mai dans deux canots. Ils longent la rive du lac Michigan puis de la Baie des Puants (Green Bay) jusqu'à la rivière aux Renards qu'ils descendent jusqu'au village des Mascoutens. Des Indiens leur parlent d'un affluent du Mississippi près de là. Ils font du portage jusqu'à la rivière Meskousing (aujourd'hui Wisconsin). Par cette rivière ils atteignent le grand fleuve le 15 juin 1673. Il le descendent pendant dix jours et rencontrent leur premier village indien à l'embouchure de l'Iowa. En septembre ils sont les premiers blancs à traverser la rivière Chicago. Ils découvrent l'embouchure du Missouri et du Ouabouskigou (Ohio). Ils ont alors parcouru 2000 kilomètres mais ils n'osent aller plus loin. Les Indiens sont hostiles, le père MARQUETTE ne comprend pas leur langue mais il sait qu'ils commercent avec les Espagnols. Craignant de rencontrer des Hispaniques et de tomber entre leurs mains, même si les Indiens lui assurent qu'ils ne sont plus qu'à 50 lieus de l'embouchure du Mississippi, bien qu'ils en étaient en fait à 1000 kilomètres, JOLLIET décide de rebrousser chemin. Il juge qu'il a accompli sa mission, il sait maintenant avec certitude que le grand fleuve se jette dans le golfe du Mexique. À la mi-juillet en deça de la frontière actuelle de l'Arkansas et de la Louisisane le groupe remonte le cours du fleuve jusqu'à la rivière Chicago et atteint le lac Michigan en septembre. JOLLIET passe l'hiver 1673-1674 au Sault-Sainte-Marie et y recopie les notes de son voyage. À son retour dans la colonie à la fin juin 1674 il fait naufrage au Sault-Saint-Louis près de Montréal, il est sauvé de justesse après avoir passé quatre heures dans l'eau, deux Français et un petit Illinois se noient, son journal et ses notes personnelles sont perdus dans les flots. Puis plus tard un incendie à Sault-Sainte-Marie détruit ses copies liassées à la garde des Jésuites. De plus le journal de MARQUETTE a aussi disparu. Il ne reste donc plus aucun récit détaillé de ce voyage historique, sauf les renseignements fournis de mémoire par JOLLIET et des documents de seconde main dont celui du père jésuite DABLON.
Plus tard JOLLIET voudra s'installer au pays des Illinois mais COLBERT refuse. Il reçoit une terre dans la région de Sept-Îles où il s'installe. En 1679 à la demande de Frontenac il fait un voyage à la baie d'Hudson par l'intérieur des terres. Il devait évaluer l'influence des Anglais sur les Indiens du bassin hudsonien et établir les bases d'une alliance commerciale avec eux. Il en revient avec la conviction que les Anglais font le plus beau commerce du Canada, qui s'étend d'année en année. « Il n'y à point de doute qui si on laisse les Anglais dans cette baie, ils ne se rendent maîtres de tout le commerce du Canada en deça de six ans. » La même année JOLLIET se fait concéder l'archipel Mingan où il veut établir des pêcheries de morues, de loups marins et de baleines. En 1690 la flotte de PHIPS s'empare de sa barque et fait prisonnières sa femme et sa belle-mère. En 1692 deux navires anglais détruisent ses établissements. Il est alors ruiné. En 1694 il explore les côtes du Labrador qu'il cartographie. Son journal de voyage est le premier récit détaillé sur ce territoire et sur les Esquimaux. En automne 1695 il est chargé de piloter la Charente dans le fleuve, le seul dans le pays, selon Frontenac, à pouvoir accomplir un tel emploi, il passe l'hiver en France. Il obtient son certificat d'hydrographe en 1697. Il passe la saison chaude sur la côte nord et enseigne l'hiver au Collège des Jésuites à Québec. Il meurt en 1700.
Quant à Jacques MARQUETTE, dont la santé a été éprouvée par le voyage du fleuve Mississippi, il part en octobre 1674 fonder une mission chez les Illinois. Mais son état de santé le force à s'arrêter dans un village où il fonde la mission de la Conception immaculée de la Sainte-Vierge. Il meurt le 18 mai 1675, à l'âge de 38 ans « au milieu des forests », près de l'actuelle ville de Ludington, au Michigan. Filles du roi en 1673 au ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac écrit dans un mémoire daté du même jour que « les 60 filles envoyées ont esté toutes pourvueües, à l'exception de deux demoiselles, il n'en faudrait point envoyer en ce pays ». Ce qui mettra fin abruptement aux envois annuels de Filles du roi. Yves Landry en a répertorié 51 pour 1673 dont 46 d’entre elles venant du nord de la France . ********* Sources
: Dictionnaire
biographique du Canada en ligne, Jacques de CHAMBLY, Louis JOLLIET
et Jacques MARQUETTE in
http://www.biographi.ca/FR/index.htm;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Jolliet;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Marquette |
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
864 |
Jean
MONBEUIL |
La Rochelle |
Plaisance (T-N) |
|||||
|
865 |
« vaisseau
anglois » |
|
Acadie |
Québec jun |
||||
|
866 |
L'Espérance
ou La
Grande Espérance,
de La Rochelle |
300 Tx
|
Jean
GITTON, capitaine |
J.
GITTON,Chs BAZIRE,Chs
AUBERT de La Chesnaye |
La Rochelle |
Québec | ||
|
867 |
La
Nativité, de Québec |
100-130 Tx
|
Tharé CHAILLAUD,
capitaine |
F. DOMBOURG |
La Rochelle,
Normandie (?) |
Québec 3 sep |
||
|
868 |
Le
Saint-Simon, de Bordeaux |
80 Tx |
Jacques
ARNAUD, capitaine |
François
SAIGE |
Bordeaux |
Québec, Antilles |
||
|
869 |
L'Espérance,
de La Rochelle |
180-250 Tx |
Guyon
BASSET, capitaine du Havre |
|
La Rochelle dép
11 jul |
Québec 27
sep, dép 12 nov |
La Rochelle |
|
|
870 |
Le
Postillon |
100 Tx
|
Pierre
THOMAS, capitaine |
Isaac DUQUESNOY |
PEIRE |
La Rochelle d. 11
jul ou sep |
||
|
871 |
|
André
CHAVITEAU, capitaine |
La Rochelle |
Québec |
||||
|
872 |
Le
Lion d'Or |
70-80 Tx
|
Helie
CHABOISSEAU, capitaine |
Jean THOMAS
et Louis GUILHEN |
Chs AUBERT de
La Chesnaye |
idem |
Québec, mais
fait demi-tour avant |
|
| 873 | Le Saint-Jean | Québec d automne | Pentagouet |
|
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
|
864 |
NNCC
: 170 RHAF,
4 : 500 |
||
|
865 |
|
Dans son mémoire
daté du 13 novembre 1673 Frontenac mentionne qu’un
« vaisseau
anglois » est
venu de l’Acadie en juin apporter des mâts. Il doit revenir
l’an prochain. L’intendant envoie un mémoire du
major CHALAY à ce sujet. Il écrit aussi que si
le roi envoie des troupes la
communication de Québec à Pentagouët
et Port-Royal pourra être réalisée. |
Web
: ACF : CAOM : COL
C11A 4/fol.25-26 |
|
866 |
|
Les propriétaires
du navire étaient le capitaine et marchand
Jean GITTON, Charles AUBERT
de La Chesnaye, Charles BAZIRE.
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NNCC :
153, 154 Ferrand 1673, 26/09
(Bx) fol. 215 |
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867 |
Passagers arrivée : (prob. dans ce navire) - BIDEQUIN
(de), Marie- Madeleine |
Le navire
est commandé par le capitaine
Tharay CHAILLAUD.
C’est probablement ce navire la
Nativité, qui apporte l'unique envoi de filles à
marier pour l'année 1673, arrivé le 3 septembre comme
l’écrit Frontenac au
ministre Colbert dans sa lettre du 13 novembre 1673. Frontenac
écrit dans un mémoire daté du même
jour que « les 60
filles envoyées ont esté toutes pourvueües,
à l'exception de deux demoiselles, il n'en faudrait point envoyer
en ce pays ».
Yves Landry en a répertorié
51 pour 1673 dont voici 46 d’entre elles : 1- Jeanne
AMIOT, de St-Pierre de Losne,
ar. Beaune, év. Langres, Bourgogne. 2- Marguerite
ANDRIEU, du bourg de Duclair,
archev. Rouen, Normandie. 3- Françoise
AUBRY, de par. St-Roch, v.
Paris, Île-de-France. 4- Marie-Anne
BAMONT, de par. St-Martin,
v. Coutrai, Flandre, Belgique. 5- Anne
BAUGÉ, de par. St-Victor,
v. Paris, Île-de-France. 6- Marie
BEAUGRAND, de par. St-Gervais,
rue St-Antoine, v. Paris, Île-de-France. 7- Marie
BELLEHACHE, de par. Notre-Dame,
v. Rouen, Normandie. 8- Anne
BÉRAUD dit Dubreuil,
de Notre-Dame de Presles, ar, Melun, archev. Paris, Brie.
9- Marie-Madeleine
de BIDEQUIN, de par. St-Gervais,
v. Paris, Île-de-France. 10- Barbe
BOYER, de
St-Maurice-lès-Charencey, ar. Mortagne, év. Chartres,
Perche. 11- Jeanne
BRACONNIER, de par. Ste-Marguerite,
faubourg St-Antoine, v. Paris, Île-de-France. 12- Hélène
CALAIS, de par. St-Sulpice,
v. Paris, Île-de-France. 13- Marie
CHANCY, de par. Notre-Dame-là-Dehors,
v. Auxerre, Bourgogne. 14- Denise
COLIN, de
St-Nicolas de Lagny, ar. Meaux, archev. Paris, Brie. 15- Marguerite
DAUBIGNY, de par.
St-Leu-St-Gilles, v. Paris, Île-de-France. 16- Marie-Anne
DUCHEMIN, de par. St-Paul,
v. Paris, Île-de-France. 17- Françoise
DUFAYE, de par. St-Hilaire,
v. Reims, Champagne. 18- Anne
FLÉCHET, de St-Sauveur-sur-Vingeanne,
ar. Dijon, év. Langres, Bourgogne. 19- Marguerite
GIRARD, de Bourgogne. 20- Catherine
GRANGER, de par. St-Médard
de Vaudoy-en-Brie, ar. Melun, év. Meaux, Brie. 21- Catherine
ISAMBERT, de par. St-Livier,
v. Metz, Lorraine. 22- Apolline
de LAFITTE, de La Capelle,
ar. Vervins, év.
Laon, Picardie. 23- Françoise
LANGE, de par. St-Jacques-de-la-Boucherie,
v. Paris, Île-de-France. 24- Charlotte
de LARUE, de Bézu-St-Germain,
ar. Château-Thierry, év. Soissons, Brie.
25- Marguerite
LATOUCHE, de v. Rennes,
Bretagne. 26- Anne
LEMAIRE, de Pont-sur-Yonne, ar.
et év. Sens, Champagne. 27- Constance
LEPAGE,
de Notre-Dame d’Ouanne, ar . et év. Auxerre, Nivernais. 28- Denise
MARIÉ,
de par. St-Paul, v. Paris, Île-de-France. 29- Catherine
MIGNAULT,
de v. Tours, Touraine. 30- Marie
MORIN, de Damblain, ar. Neufchâteau,
év. Toul, Touraine. 31- Claude-Philiberte
PAHIN, de par. St-Georges,
v. Châlon-sur-Saône, Bourgogne. 32- Françoise
PARIS, de par. St-Pierre,
v. Sens, Champagne. 33- Catherine
POISSON, de par. St-Paul,
v. Paris, Île-de-France. 34- Jeanne
QUENTIN, de par. St-Paul, v.
Paris, Île-de-France. 35- Barbe
RAVEAU dit Laumonnier,
de par. St-Roch, v. Paris, Île-de-France. 36- Élisabeth
RENAUD, de par. St-Étienne,
v. Bar-sur-Seine, év. Langres, Bourgogne. 37- Barbe
ROTEAU, de St-Martin-du-Roule,
ar. et archev. Paris, Île-de-France. 38- Madeleine
ROU, de par. Notre-Dame-la-Ronde,
v. Évreux, Normandie. 39- Marguerite
ROUSSEL, de Mesnières,
v. Rouen, Normandie. 40- Marguerite
ROUSSELOT, de par. Ste-Madeleine,
v. Troyes, Champagne. 41- Catherine
ROY, de par. St-Paul ou St-Nicolas-des-Champs,
v. Paris, Île-de-France. 42- Marie-Madeleine
SEL, de par. St-Nicolas-des-Champs,
v. Paris, Île-de-France. 43- Madeleine
TISSERAND, de St-Étienne
de Liancourt, ar. Clermont, év. Beauvais, Île-de-France. 44- Anne-Marie
VANZÈGUE, de v.
Hambourg, Allemagne. 45- Marie
VIGNY, de par. St-Nicolas-du-Chardonnet,
v. Paris, Île-de-France. 46- Marie-Rose
VIVIEN, de par. St-Jean,
v. Châlons-sur-Marne, Champagne.
|
FDR : 126,
270, 272, 273, 274, 276, 277, 283, 284, 286, 287, 292, 296, 297, 299,
300, 301, 308, 314, 318, 320, 327, 332, 333, 338, 339, 340, 345, 348,
350, 352, 353, 358, 360, 362, 363, 366, 367, 370, 374, 376, 378, 379
ADCM, B 5671, 176,
B 5672, 22/06/1673 RHAF,
4 : 500 Web
ACF : CAOM : COL
C11A 4/fol.25-26 |
|
868 |
Envoyé de
Bordeaux à Québec et aux Antilles par SAIGE et
Étienne DHARRIETTE. |
NNCC : 203 Ferrand 1673, 05/07
(Bx) |
|
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869 |
Archange
Godbout (1) mentionne une sentence arbitrale du 27 juin 1673 (Juge,
notaire de La Rochelle) entre Frontenac et Charles BAZIRE,
tant pour lui que pour son associé Charles AUBERT de la
Chesnaye. Celle-ci porte sur 50 barriques d’eau-de-vie chargées
à La Rochelle dans le navire, qu’il nomme la Petite
Espérance, commandé par le capitaine THIBAULT.
L’intendant touchera à Québec la moitié
de la vente des barriques et BAZIRE et AUBERT paieront
la moitié du fret des barriques, soit 312L
10S
à 50L
par Tx. Ce navire
appartenant aux ALLAIRE en 1672 a t’il été
acheté par BAZAIRE et AUBERT en 1673 ? Quoiqu’il
en soit Delafosse (2) ne donne aucun nom de propriétaire pour
cette année-là mais indique qu’il est commandé
par le capitaine BASSET.
Guyon BASSET d’après
Bosher (3) selon qui le navire est parti de La Rochelle le 11 juillet
1673 pour Québec où il arrive le 27 septembre et il
y lève l’ancre le 12 novembre pour retourner à
La Rochelle. |
AG-ERNF :
50 (1) NNCC :
153 (3) ADCM, B 5671, B 5673,
10/01/1674; Juge 1673, 27/06 (LR) liasses RHAF, 4
: 500 (2) |
|
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870 |
Passagers arrivée
: (prob. dans ce navire) |
Engagement pour trois
ans qui commence le même jour que la signature du contrat à
Michel CRESSÉ, marchand
et bourgeois de Paris, « de
présent à La Rochelle, prêt à partir pour
Québec » (Drouyneau,
notaire à la Rochelle). Cet engagé et son engageur se
sont probablement embarqués dans le navire le Postillon
:
Bosher (1) écrit
que le navire est parti de La Rochelle le 11 juillet et Delafosse
(2) le 11 septembre. La première date est plus vraisemblable. |
NNCC
: 182 (1) ADCM,
B 5672, 05/06/1673, B 5673, 15/05/1673 RHAF,
4 : 500 (2) |
|
871 |
RHAF,
4 : 500 |
||
|
872 |
Loué par les
propriétaires Jean THOMAS et Louis GUILHEN à
Charles AUBERT de La Chesnaye pour 3000L,
plus 50L
et « trois
barriques de portage »
pour le capitaine, le navire doit faire demi-tour, endommagé
par le mauvais temps. La traversée pour Québec fut remise
l'année suivante. |
NNCC : 166 ADCM, B 5672, 28/10/1673;
Teuleron 1673, 06/07 et 08/11 (LR) fol. 150 |
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| 873 |
Passagers arrivée
: |
Le 5 mai 1673 Jacques de CHAMBLY, commandant sur la rive sud du Saint-Laurent et ancien capitaine d'une compagnie du régiment de Carignan, est nommé gouverneur de l'Acadie. À l'automne il s'embarque sur un petit navire de Québec, le Saint-Jean, pour Pentagouet. | Jacques CHAMBLY in web DBC |
autres engagés pour
1673
autres
Filles du roi de 1673 autres immigrants de 1673
autres émigrants
de 1673
1674
Prise de l'Acadie
par
Jurriaen AERNOUTSZ
1674
|
No
|
Navires |
Tge |
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance |
Destination |
Retour |
|
874 |
La
Nativité, de Québec |
100-130 Tx |
Jean
BOURDON Dombourg, capitaine |
Jacques DELAMOTHE |
|
Bordeaux |
Québec |
|
|
875 |
de Bordeaux |
300 Tx |
André
CHAVITEAU, capitaine |
Compagnie du Nord |
Chs AUBERT de
La Chesnaye |
La Rochelle |
idem |
|
|
876 |
La
Fortune Blanche, de La Rochelle |
100 Tx |
Michel
DETCHEVERRY, capitaine |
idem |
île Percé
« et
autres lieux » |
|||
|
877 |
L'Espérance
ou La Grande Espérance,
de La Rochelle |
300 Tx |
J.
CHAUVET,
capitaine
|
idem |
idem |
Québec |
||
|
878 |
Le
Lion d'Or |
70-80 Tx
|
Nicolas
NOUEL, capitaine |
Jean THOMAS
et Louis GUILHEN |
Chs AUBERT de
La Chesnaye |
La Rochelle dép
11 jun |
||
|
879 |
Le
Cheval Volant |
|
Curaçao
(Antilles) |
New
York, Pentagouët (Acadie) 10 aoû |
|
*
CAPRE. Sorte de vaisseau Corsaire, Capre Hollandois, Ne se dit gueres
qu'en parlant des estrangers. Sources :
Dictionnaire de
L'Académie française, 1st Edition (1694) in http://www.lib.uchicago.edu/efts/ARTFL/projects/dicos/
|
|
Code de couleur des navires
|
|
marchands français |
royaux |
cabotage |
|
construits en Nouvelle-France |
anglais |
autres Européens |
|
pêcheurs |
en traite et/ou saisies |
prises anglaises ou autres |
|
aux Antilles et autres îles |
à la baie d’Hudson et/ou au nord |
corsaires, flibustiers et
pirates |
|
combats, captures et/ou mutineries |
avaries, échouages, naufrages et tempêtes |
maladies et/ou décès |