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Québec à l'apogée du Régime français |
Ornements de bouteilles et de dalot d'un vaisseau non identifié vers 1750, dessin attribué à Pierre-Noël Levasseur |
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Vents violents, froids excessifs,
neige abondante et scorbut à l'Île Royale PRÉVOST, ordonnateur du ministre à l'Île
Royale, lui écrit le 22 juillet 1750 que les coups de vent du nord et du
nord-ouest ont duré presque tout l’hiver et empêché la pêche d’automne malgré les efforts des habitants d’envoyer leurs
chaloupes sur les fonds. Et les grandes quantités de neige ont rendu les bois
impraticables et empêché de faire les gros travaux, de fournir du bois de chauffage et pour bâtir des
chaloupes. Le scorbut s’est
particulièrement attaqué aux nouveaux habitants pas habitués au froid et aux aliments salés, ainsi que dans les troupes qui ont été vivement
attaquées, et ajoute-t’il « quelques fénéants, et les plus paresseux en sont morts ». La belle saison a beaucoup fait diminué cette maladie chez les habitants. Commerce entre le Canada et la Martinique Paul-Joseph Le
MOYNE de Longueuil, gouverneur intérimaire en
l’absence de La Jonquière, écrit au ministre le 4 juillet 1750 que
quelques bâtiments canadiens venant de la Martinique ont perdu la moitié de leur capital lors de la
négociation de denrées de notre pays. Il se demande si « cela ne dégouterat-il
pas nos armateurs de ce commerce » surtout que « les Isles sont des pays sujets a révolution ». En date du 26 décembre PRÉVOST écrit qu’il ne
reste plus dans la rade de Louisbourg que quatre petits bâtiments qui doivent partir pour la Martinique et
Saint-Domingue. Il espère qu’ils le feront avec plus d’aisance que cet
automne qui a été très rude et venteux. C’est une des raisons, avec le manque d’hommes qualifiés, qui
explique qu’il y a eu peu de chaloupes pour la pêche cette saison-là. Pêche abondante et mélasse PRÉVOST écrit au ministre le 27 juillet
1750 que la Fortune, l’Ange Gardien, la Sauvage, l’Aigle et la Minerve de Nantes ont apporté du sel mais la pêche est si abondante que la quantité ne suffit pas et ils devront la suspendre
quelques jours. Il a fait aussi l’achat de mélasse en attendant l’arrivée de
plusieurs navires venant des îles et éviter ainsi que les prix ne tombent car ils n’ont plus de
débouché en Nouvelle-Angleterre. En effet les Bostonnais, à la demande du
général CORNWALLIS, ont défendu aux navires venant de Louisbourg d’y commercer. Deux ou trois
bâtiments armés, dont le Succès armé de 22 canons, attendent au passage les navires
récalcitrants. Escarmouches et bâtiments capturés aux
frontières de l’Acadie Le général CORNWALLIS tente de faire prêter serment de fidelité
aux Acadiens pour les attirer sous le gouvernement anglais. Quelques Anglais
ont harcelé des Acadiens à Cobequit en tuant leurs bestiaux. Plusieurs n’ont eut d’autres choix
que de fuir dans les bois et de prendre les armes contre eux et d’en tuer
quelques uns. Ce qui a exaspéré le général. Le capitaine anglais GORHAM a enlevé M. GIRARD,
le curé de l’endroit, et les quatre députés de la paroisse le 1er
mars et les a amenés à Halifax. Le 13 septembre la flotte anglaise, composée de 17 voiles, paraît dans la baie
de Chibouctou. Ils veullent s’y fortifier pour empêcher les Acadiens de
sortir de Beaubassin et des Mines à l’ouverture de la navigation mais 70 Indiens et quelques habitants ont constamment harcelés les travailleurs, en en tuant quelques uns et en enlevant d’autres. Sept bâtiments anglais ont mouillé à la pointe de Beauséjour et tenté de faire une descente avec 350 hommes et d’y construire un blochauss. M. de La CORNE et des Indiens, qui ont mis le feu aux maisons, les ont forcé aussitôt à se rembarquer. Les
Anglais ont fait camper 700 hommes à Beaubassin pour y faire un
établissement. Les Indiens veullent inquiéter
les Anglais mais les Acadiens, qui désirent restés neutres dans
ce conflit, s’y opposent et se réfugient dans les bois.
Les Anglais réussiront leur établissement. Les Français ont une garnison à Chedaïk où des Indiens et des Acadiens y
sont réfugiés. Le commandant de la place M. de La CORNE a demandé au
gouverneur Des HERBIERS un secours de 200 hommes. Le 26
mai 50 soldats sont arrivés à Chedaïk par le brigandin de Québec avec des fusils, des balles
et de la poudre. Les postes de Saint-Jean et de Chedaïk réclamaient avec instance des lards. Ils ont reçu ceux chargés sur le navire le Tourneur. Dès lors les troupes en garnison
mangeront du bœuf frais jusqu’au printemps et le fournisseur ne manquera pas de salaison. Pour
garder un bon contact avec ces postes l’intendant a fait refaire le chemin
qui va de la rivière du Loup au lac Témiscouata. Ce chemin datait de la guerre. Des bois avaient
repoussés et quelques fossés étaient à combler, le rendant impraticable. Cela
a coûté de 6 à 700LT. Deux gardiens avec un magasin de vivres pour les courriers ont été établis.
Ces derniers amènent des nouvelles à Québec tous les huit jours de la rivière
Saint-Jean et tous les dix ou douze jours de Chedaïk. Les Anglais ont deux navires de guerre de 32 canons destinés l’un pour
Boston, l’autre pour la Baie Verte. Ils ont aussi trois navires de guerre à
Chibouctou, établissement anglais qui prend de plus en plus d’ampleur. La goélette la Duchesse a l’ordre de
roder dans le bassin des Mines. L’été dernier tous ces vaisseaux anglais se
sont répandu jusque dans le fond du golfe Saint-Laurent, arrêtant et insultant les
navires français en dépit de la paix. Ainsi six matelots d’un brigandin
français amariné ont été fait prisonniers par les Anglais. C’était le brigandin envoyé de Québec au
printemps par l’intendant BIGOT porter des provisions à la rivière
Saint-Jean. Puis un vaisseau anglais de 60 canons est venu à la rivière Saint-Jean avec un bâteau armé.
Le capitaine présenta au commandant du poste BOISHÉBERT ses ordres de
couler bas tous navires français entrant dans le port et de capturer tous ceux en
sortant. Un brigandin de 130 à 140 Tx, de 10 canons et 70 hommes
d’équipage dont 32 soldats, le Saint- François, a été armé pour escorter une
goélette, l’Aimable Jeanne, chargée de vivres pour BOISHÉBERT et le père GERMAIN. Lorsqu’une
frégate anglaise de Halifax l’Albany capture le
brigandin le Saint-François et le bâteau le London le gouverneur Des HERBIERS écrit au ministre le
23 novembre que pour contrer les procédés des Anglais qui bloquent le passage des baies Française et Verte aux
navires apportant des secours il faut des frégates pour répondre ainsi à la
force par la force. Des familles acadiennes se réfugient à
l’île Saint-Jean Le 27 juillet 1750 PRÉVOST signale qu’à la fin du mois de mai 200
Acadiens étaient déjà passés sur l’île Saint-Jean. Il leur a fait porter pour
un an de subsistance. Il en arrive chaque jour de plus en plus. Il les trouve « presque tous indolents et paresseux » et il doute que ceux qui vivent à
l’indienne réussissent. Ils ne pourront défricher assez de terre pour s’établir
dans l’année malgré les incitations à les faire travailler. Des HERBIERS, le
gouverneur de l’Île Royale, mentionne au ministre dans une lettre le 6 août 1750 que faute de règlement relatif aux limites pour les
frontières beaucoup de familles acadiennes arrivent à Chedaïk et se retirent
à l’île Saint-Jean avec grande précipitation amenant même leurs
bestiaux. BIGOT
lui
écrit le 20 août que cinq ou six bâtiments ne sont occupés qu’à ces
transports, dont les deux envoyés au printemps porter des vivres à Chedaïk. Claude-Élisabeth DENYS de Bonaventure, commandant de
l’île, a assuré que l’on en attend beaucoup d’autres d’ici le mois d’octobre.
Ce dernier « craint alors la dizette
parmy ce peuple et la mortalité parmi les bestiaux ». M. PRÉVOST leur fournit tout ce qu’il peut
mais si leur nombre augmente aussi considérablement des secours seront nécessaires. Dès la réception de la
lettre de Bonaventure, qui lui a fait observer que les Acadiens sont « tous nuds, une partie ayant été obligé de
s’échapper les armes à la main », BIGOT a fait charger
deux bâtiments d’environ 2 400 quintaux de farine, de biscuits, de couvertes
et d’étoffes. Il attend leur retour avec des nouvelles à
savoir si d’autres secours seront requis pour la dernière saison. Le 27
septembre PRÉVOST mentionne cette fois que les nouveaux établissements de l’Île
commencent à prendre une bonne forme et on doit en attendre un succès
favorable. Les dépenses sont considérables mais la France en tirera un grand avantage en peuplant ses territoires frontaliers de l’Acadie dont
cette île. Elle doit donc tenir ses promesses faites aux Acadiens de les soutenir les premières années s’ils s’y établissent. BIGOT fait savoir au garde-magasin
de Port-Lajoie le 2 octobre que les Acadiens recevront la ration gratis au
moins deux ans. Selon l’intendant les dépenses seront plus considérables que lors de la
dernière guerre. La récolte a belle apparence Dans le gouvernement de Montréal, écrit BIGOT le 20 août, la récolte, qui est déjà commencée, a une belle apparence. Il espère dès lors avoir assez de farines pour fournir l’Île Royale et l’île Saint-Jean l’an prochain. Lancement raté de l'Orignal Le Journal des Jésuites rapporte que le vaisseau du roi l'Orignal a été perdu lors de son lancement au Cap Diamant le 2 septembre 1750. L'épave du navire a été détruite en 1878-1879 car elle nuisait à la navigation selon une note en bas des Relations des Jésuites. Un nouvel enseigne de port à Québec et demande
d’augmentation du capitaine de port de Louisbourg Le gouverneur La Jonquière et l’intendant BIGOT
écrivent au ministre le 18 octobre 1750 qu’ils ont reçu des plaintes de d’Ailleboust de Cerry,
capitaine de port, contre Lamorille, enseigne de port. Ce dernier prétend n’être tenu à
aucun service lorsque le capitaine de port est présent et n’entre en fonction
que lors de son absence. Ils recommandent de le remercier et de le remplacer par Gabriel PELEGRIN. Ce
pilote entretenu pour la rivière du Canada mérite par ses services et son
intelligence un brevet de lieutenant de port. Il est capable d’entrer et
de sortir les vaisseaux du roi, cela épargnerait de prendre comme en ce
moment des pilotes pratiques à l’Île-aux-Coudres. D’ailleurs il pourrait aussi enseigner la navigation aux
jeunes gens et former des pilotes pratiques du fleuve dont le besoin est très
grand. Ils pensent qu’il se contenterait des 300LT
attribués aux enseigne de port et des 600LT données
par le roi au pilote entretenu. Il leur a déjà temoigné de son grand désir de
servir en Nouvelle-France. L’air de Rochefort ne lui convient pas et
il est aussi marié avec une Canadienne et ont des enfants. Le 29
novembre monsieur d’OLABARATS, capitaine de port de Louisbourg, écrit
au ministre que les émoluments de sa charge ne lui donnent pas de quoi vivre.
Il demande en sa
faveur la levée de certains droits sur les vaisseaux comme cela se fait dans
des ports méridionnaux. Il aurait aussi besoin d’un enseigne de port. Son
fils, qui est dans le service depuis six ans, vit à Louisbourg et a fait quatre campagnes pour officier avec lui. Dans la dernière il a été honoré d’un brevet de lieutenant de frégate. Il lui
demande de se le faire accorder comme enseigne. Des baudets et des ânesses Il y a à bord de la frégate du roi, la Diane, quatre ânesses et deux baudets. Un
des ânes et deux ânesses ont été remis à deux habitants qui les nourrirront à
leur frais jusqu’à ce que les femelles aient des petits. Ensuite s’ils veulent, écrit
l’intendant BIGOT le 20 octobre, ils les remettront à d’autres
habitants. L’autre baudet et les deux autres ânesses ont été remis aux forges de Saint-Maurice pour porter la mine et
les charbons. « Ce qui
épargneroit considérablement sur le foin, ces animaux n’estant pas d’un aussi fort ordinaire que les chevaux ». Les soldats arrivés en 1750 : vieux, séditieux et mauvais sujets Le gouverneur La Jonquière mentionne le 5 octobre que les soldats
de recrue sont arrivés à Québec, sauf les 40 restés malades à l’hôpital de
Louisbourg, parmi eux 13 en sont morts. Des HERBIERS en a envoyé sept autres et La
Jonquière en attend 20 autres sur la Renommée. Plus de 300 soldats sont arrivés
malades à Québec, dont 26 en sont morts. Il a envoyé une grande partie de ces
soldats à Montréal et aux Trois-Rivières. Le 1er novembre La Jonquière écrit au ministre qu’il
est venu dans la colonie 1073 soldats cette année sur différents navires. Il
en est mort 55, trois ont déserté, 13 ont été congédié. Il en reste donc 1002 et il a mis les 30 compagnies sur
pied de 50 hommes chacunes. Vu cette augmentation considérable de soldats il
en a congédié 233, soit les mariés, les mauvais sujets et les invalides. La plupart
seront répartis dans les campagnes, mais ceux qui ont un métier ou qui ne
sont pas propres à cultiver la terre resteront dans les villes. Jamais on a choisi d’aussi mauvais
sujets. On a engagé des estropiés de naissance, des hommes de 60 à 70 ans,
des matelots classés, des gens mariés qui ont amenés avec eux femme et enfants, des gens de
toute nation dont une grande partie d’Espagnols ne parlant pas français. Il
se trouve une quantité de coquins et scélérats qui
mériteraient d’être aux galères. Quelques uns ont fait des larçins. Il les a
prévenu qu’il punirait la plus légère faute avec beaucoup de sévérité. M. Des HERBIERS est dans la même situation que lui, ajoute-il, et
même pire puisque des soldats se sont rebellés au Port Toulouse. Sur les navires on avait entassé les soldats les uns sur les autres. Ce
qui a causé une mortalité considérable tant durant la traversée qu’à
l’arrivée. Les hôpitaux étaient pleins de malades, plusieurs religieuses de l’hôpital général ont attrapé
la maladie, des fièvres malignes et très contagieuses, et en sont mortes. La
grande majorité des soldats se sont plaint d’harcèlement, qu’ils avaient été pris de force et
d’autres par surprise, qu’on ne les avait pas payé ce qu’on leur a promis
lors de leur engagement. Il conclut en le priant qu’à l’avenir on n’envoie que des jeunes gens et que des ordres soient donner d’écarter les mauvais sujets.
Dures conditions de vie pour les soldats et officiers, congés pour la France, procès de déserteurs, invalidités, maladies vénériennes et galériens Le gouverneur Des HERBIERS est surpris, écrit-il le 28 septembre,
que les navires amenant le grand habillement, essentiel pour les troupes,
soient envoyés après les autres
depuis deux ans. Ils devraient être envoyés en premier car les soldats venus
de France sont presque nus et les froids ont déjà commencé à se faire sentir. Le
temps de la navigation le long des côtes acadiennes tirent à sa fin et on ne
pourra peut-être pas leur envoyer si les vaisseaux arrivent trop tard. Les
soldats se trouveront dans une triste situation qui les fera souffrir. De plus, écrit-il le 5 novembre, il est impossible de vivre à Louisbourg pour les officiers, qui sont maintenant 96, avec leurs seuls appointements. Le prix des denrées est le même que dans les îles mais on
ne leur fournit même pas de chambre meublée dans les casernes comme pour tous
les officiers de France, seulement le bois d’une couchette et une table. Ils doivent
donc acheter tout le surplus nécessaire mais la plupart couchent sur une
couverte sans matelas ni drap au risque de tomber malade dans un pays au climat si rude où de tels ustensiles sont rares et chers.
Par ailleurs il n’a pas mis au Conseil de guerre deux soldats déserteurs de l’Acadie que les Indiens ont repris et demandé grâce de leur vie. Il les fera mettre au cachot trois mois puis les fera remettre en service car ce sont de bons sujets qui ont été séduits par l’ivresse. De plus continue-t'il le sieur SAINT-GERMAIN de Placé, soldat cadet de la garnison et gentilhomme angevin, est mort à l’hôpital en août. En outre M.de La PERRELLE, lieutenant de cette garnison, supplie le ministre de lui accorder un congé pour passer en France pour y régler ses affaires particulières. De même que M. de GANNE, major de cette garnison, si le ministre lui refuse un avancement au Canada, il le supplie de lui accorder un congé pour passer en France pour y terminer ses affaires de famille. Des HERBIERS, ajoute pour conclure, que lui aussi ne peut plus offrir de continuer ses services et demande son retour en
France l’an prochain car sa présence y est nécessaire pour ses affaires et sa famille. Du 22 au 26
octobre se déroule à Québec le procès de Pierre BARREAU dit
Saint-Sorlin,
soldat de la compagnie de Lamartinière et de Jean François
BOUDELAUD dit Lamy, soldat de la
compagnie de Beaujeu. Le signalement du premier est décrit au procès. Il est
âgé de 18 ans, taille de cinq pieds, cheveux châtains et plats, visage long, nez long, yeux
bleus, sourcils noirs, corps fort mince et droit. Deux témoins témoignent
contre les accusés : Nicolas ANOT dit Anot, premier
caporal de la compagnie de Lamartinière,
âgé de 40 ans et natif de Niof Château et Pierre MOREL dit Lamortière,
soldat de la compagnie de Saint-Ours, âgé de 18 ans, natif de Beauguenoy
paroisse Saint-Nicolas.
Le 26 octobre le Conseil de guerre condamne les deux accusés à être passés
par les armes jusqu’à ce que mort s’ensuive aujourd’hui à 3 heures après
midi. Le 30 octobre La Jonquière envoie au ministre les procès de trois soldats condamnés pour crime de désertion, outre le premier mentionné ci-haut celui de deux autres : Jacques BOUDELAU dit Lamy de la compagnie de Beaujeu et Philippe
MACARTY dit Macarty de la compagnie de Lanaudière. Le 16 novembre
le Conseil de guerre a condamné par contumace Jean RICHARD dit La Freze, François GILLES
dit Laramée et François BAILLANT dit Saint-Paul, soldats
déserteurs du détachement en garnison à l’Île Saint-Jean et a passé par les armes le sieur DEGANNE major
de cette place. De plus M. de La Villéon,
lieutenant de vaisseau, signale la désertion d’un sergent et d’un soldat destinés à l’armement de l’Orignal.
Quatorze soldats invalides ont été congédié des troupes et se sont embarqués sur la frégate du roi l'Anglésea qui part de Louisbourg pour Brest le 2 septembre. Il y a aussi à bord trois autres soldats pour aller se faire soigner de maladies vénériennes impossible à soigner à Louisbourg, de même que deux soldats déserteurs condamnés à perpétuité aux galères du roi. ********* Sources :
Journal des Jésuites de 1710 à 1755, Relations des Jésuites, vol. 69, page
235 et 304, note 64 in http://puffin.creighton.edu/jesuit/relations/; web
ACF : ANOM, COL C11A
95/fol.80-81v et 296-316 et 96/fol.177-179 et C11B 29/fol.29-32v et 33-35 et
et 55-59 et 62-63v et 73-77 et 84-88v in
http://bd.archivescanadafrance.org/acf/home.shtm?l=fr |
1750
|
No
|
Navires |
Tge
|
Maître |
Proprio |
Armateur |
Provenance
|
Destination |
Retour |
| 2692 |
L’Espérance |
SAMSON,
capitaine de St-Jean-de-Luz |
Saint-Jean-de-Luz |
Lbg 1er
mai, pêche Niganiche |
|
|||
|
2693 |
La
Reine du Nord |
Pierre
BOULLOT, cap. |
Martinique d 26 mar |
Louisbourg |
Martin.
25 jan 1751 |
|||
|
2694 |
La
Renommée, de Bordeaux |
280 Tx |
Jean
HARISMENDY, cap. |
Bordeaux |
Qc, Lbg, Qc |
Bordeaux |
||
|
2695 |
Le
Saint-Gaud |
Granville d 7 mar
1750 |
Gaspé |
Granville 11 fév
1751 |
||||
|
2696 |
Les
Trois Cousins, de Québec ex Marie
Hélène, de Bilbao |
220-240 Tx |
Joseph
CHAREST dit
Dufils, capitaine |
Pierre TROTTIER,
sieur Desaulniers
|
Bordeaux |
Québec |
Bordeaux 19 sep |
|
|
2697 |
L’Empereur
Romain |
Granville d 12 mar
|
Gaspé |
Granville 12 déc |
||||
|
2698 |
La
Revanche |
Granville d 13 mar
1750 |
idem |
Granville 24 jan
1751 |
||||
|
2699 |
La
Thérèze |
idem |
idem |
Granville 11 jan
1751 |
||||
|
2700 |
La
Providence |
Granville d 14 mar
1750 |
idem |
Granville 14 fév
1751 |
||||
|
2701 |
243-400 Tx |
François
GOSSELIN, cap. |
DUGARD et
Associés
|
Bordeaux |
Qc, Antilles |
|||
|
2702 |
La
Marie Brunette, de Cherbourg |
170 Tx |
Joachim
CLÉMENT, cap. |
idem |
Québec |
|||
|
2703 |
Le
Prince d’Orange |
Granville dép
26 mar |
Gaspé |
Granville 10 déc |
||||
|
2704 |
L’Aimable
Françoise |
Granville dép
4 avr |
idem |
Granville 1er
déc |
||||
| 2705 |
La
Vigilante, de Bordeaux |
95 Tx |
Élie
LORTIE, capitaine |
Bordeaux |
Québec |
|
||
|
2706 |
90 Tx
|
Pierre
ROMALET, cap. |
J.B. SOUMBRUN
|
JB. SOUMBRUN |
La Rochelle |
Québec |
La Rochelle 22 aoû |
|
|
2707 |
La
Gentille Marguerite |
Granville d 12 avr
1749 |
Gaspé |
Granville 10 déc |
||||
|
2708 |
Le
Château Vert, de Bordeaux
ou Cherbourg |
140-150 Tx |
Jn-Ls
BOURIER ou
BOUYRIES, capitaine |
Antoine MARSAL
|
Bordeaux dép
18 avr |
|||
| 2709 |
La Petite Espérance, de Bordeaux |
80 Tx |
Antoine MAUBOURGUET |
|
Bordeaux |
Louisbourg |
|
|
|
2710 |
130-140 Tx |
Jean
VARANGUE, capitaine |
Pierre MASSAC,
de Rouen, HAVY
et LEFEBVRE,
de Qc
|
Bordeaux |
Québec |
Bordeaux 6 mai 1751 |
||
|
2711 |
La
Fidèle, de la Martinique |
160 Tx |
Michel
BOUSCAILLOU, cap. |
idem |
idem |
Bordeaux 15 jul 1751 |
||
| 2712 |
Le
Succès |
Lord
COLWIL |
Boston |
Louisbourg 3 jul |
|
|||
|
2713 |
L'Anglosia
ou
Anglesea
|
GOMAIN,
capitaine |
Le roi
|
|
Qc d 6 aoû,
Lbg 26 aoû, d 2 sep |
Brest |
||
|
2714 |
300 Tx |
Paul
FRADIN, capitaine |
Bordeaux |
Québec |
Bordeaux 11 mai 1751 |
|||
| 2715 |
La
Marie Élisabeth, de
Rouen |
130 Tx |
Jacques Philippe SAFFRAY |
idem |
Île Royale |
|
||
|
2716 |
L'Auguste,
de Rouen
|
98-120 Tx |
Charles
JUVIN, capitaine |
Ls d'AUBOYNEAU
et Associés de Rouen |
Ant. LEFEBVRE,
de La Rochelle |
La Rochelle |
Québec |
|
| 2717 |
L’Aigle,
de Nantes
|
Nantes |
Lbg vers 27 jul |
|
||||
| 2718 |
La Minerve,
de Nantes
|
idem |
idem |
|
||||
| 2719 |
La Fortune
|
Rochefort |
idem |
|
||||
| 2720 |
L’Ange Gadien
|
|
idem |
idem |
|
|||
| 2721 |
La Sauvage
|
|
idem |
idem |
|
|||
| 2722 |
L’Expédition,
de Saint-Malo
|
|
|
idem |
|
|||
| 2723 |
La Jeanne Élisabeth,
de Bordeaux
|
280 Tx |
Claude
VERON, capitaine |
Bordeaux |
Île Royale |
|
||
|
2724 |
L'Infante Victoire ou MadameInfante Victoire, de Bayonne
|
480 Tx |
Pierre
DUCRABON, capitaine |
François
CASAUBON |
Bayonne d vers 5 jun |
Lbg 30 jul, d 7 aoû,
Qc vers 20 aoû, d 5 nov |
Brest |
|
| 2725 |
Le Prothée
|
De
BLÉNAC |
Le roi |
Brest |
Grand Banc,Lbg
30 jul,d 27 ou 28 aoû |
Grand Banc |
||
| 2726 |
L’Amphion
|
idem |
idem |
Grand Banc,Lbg
1er aoû, d 27 ou 28 aoû |
idem |
|||
| 2727 |
« brigandin »
|
Louisbourg d 6 aoû |
Qc vers 20 aoû |
|||||
| 2728 |
« bâteau »
|
idem |
idem |
|||||
| 2729 |
Le Tourneur
|
Rochefort |
idem |
|||||
| 2730 |
La Mutine
|
|
Lbg vers 24 aoû |
|||||
| 2731 |
Le Chariot Royal
|
de
CORADIN |
Martinique |
Lbg
24 aoû, dép
26 oct |
Martinique |
|||
| 2732 |
La Ludic,
de La Rochelle
|
Louisbourg |
Naufragée
sur les banquereaux |
|||||
| 2733 |
L’Henriette,
de Rochefort
|
Lbg vers 24 aoû |
||||||
|
2734 |
Le Dauphin,
de Dieppe
|
160 Tx |
Jacques
ÉLIE, capitaine |
J.-I. THOURON
|
La Rochelle |
Québec |
||
|
2735 |
La
Reine des Anges, de La Rochelle |
270-350
Tx |
|
Denis GOGUET
|
Denis GOGUET |
idem |
idem |
|
|
2736 |
Le
Lys, de La Rochelle |
300-350 Tx |
LAGARENNE-CHAPELAIN,
capitaine |
|
idem |
idem |
||
|
2737 |
La
Néréide, de
Dieppe |
85-90 Tx |
Jean
Le CLERC, capitaine |
Guillaume TASSE,
de Dieppe |
idem |
idem |
||
|
2738 |
L’Espérance,
de Nantes |
|
François
SALMON, capitaine |
|
idem |
|||
|
2739 |
Le
Saint-Pierre, de Bordeaux |
180 Tx |
Alexandre
DEHATAR, cap. |
Pierre DEPÉ |
Pierre DEPÉ |
Bordeaux |
idem |
|
|
2740 |
La
Sainte-Catherine, de Bordeaux |
160-180 Tx |
Olivier
CHABOISSEAU |
Jean MEDOUS
|
|
Bordeaux dép
avr |
idem |
|
|
2741 |
L’Espérance |
160 Tx
|
Gauthier
ARCHER, capitaine |
|
Ant. LEFEBVRE,
de La Rochelle |
La Rochelle |
idem |
|
| 2742 |
Le
Mars, de Dieppe |
95 Tx |
Jean
FOLLIN, capitaine |
Bordeaux |
Louisbourg |
|||
|
2743 |
Le
Favori, de Dunkerque |
100 Tx |
Jean-Baptiste
LECOCK, cap. |
Bordeaux |
Île Royale |
|||
|
2744 |
Le
Saint-Florentin, de Bordeaux |
170 Tx
|
Pierre
HIRIGOYEN, cap. |
Bordeaux d vers 10 jun |
Québec |
|
||
| 2745 |
Le
London |
|
Jacques
JALAIN |
Québec |
Chedaïk
d 16 aoû |
Québec, pris
fin aoû, conduit Halifax, saisi |
||
|
2746 |
La
Parfaite Union, de Honfleur |
300 Tx
|
Charles
DURAND, capitaine |
HAVY,
LEFEBVRE, JACQUELIN |
Jean-Baptiste
PIÉMONT |
|
Québec |
La Rochelle fin 1750 |
| 2747 | La Marie Magdeleine | 60 Tx | Jean TERRIER, capitaine | La Rochelle | Louisbourg | |||
|
2748 |
La
Marie Madeleine, de Cherbourg |
90-100 Tx
|
Jean
LEFEBVRE, capitaine de Cherbourg |
Jean
LEFEBVRE, cap. de Cherbourg |
Henri
BREVET |
La Rochelle |
Québec |
|
|
2749 |
Le Saint-Sébastien, de La Rochelle |
180 Tx
|
Bernard
PARIS, capitaine |
Pierre MOREL
|
Pierre MOREL |
idem |
Québec |
|
|
2750 |
La
Diane |
450 Tx
|
DUVIGNAUD,
cap. |
|
|
Bx dép 17
jun |
Québec
d 5 oct |
Bx 28 nov |
|
2751 |
|
FONTAINE,
capitaine |
PLUMARD
de Rieux |
PLUMARD
de Rieux |
Nantes d 30 jun |
Québec |
Désarmé
Québec |
|
| 2752 |
La
Catin |
|
|
|
idem |
|
||
|
2753 |
|
La VILÉON |
Le roi
|
Qc lancé 2
sep |
Perdu 2 sep |
|||
| 2754 |
L’Iphigénie |
|
|
Lbg 13 sep |
|
|||
|
2755 |
La
Marie Charlotte |
|
Québec |
|
||||
|
2756 |
Le
Vainqueur, de Saint-Valéry |
90-95 Tx |
Noël
LEBRUN, capitaine |
La Rochelle |
idem |
|
||
|
2757 |
L’Aimable
Jeanne |
|
MONROUGEAU,
capitaine |
Québec |
Rivière St-Jean |
|
||
| 2758 |
Le
Saint-François |
130-140 Tx |
DUCHAMBON
de Vergor |
idem |
idem |
Pris sep, conduit
Halifax, saisi |
||
| 2759 |
L’Albany |
|
John
ROUS |
Halifax |
Baie Française |
|||
| 2760 |
Le
Gaspard |
Rochefort |
Lbg
9 oct |
|||||
| 2761 |
«
goélette
anglaise » |
Halifax |
Lbg
19 nov |
|||||
| 2762 |
Le Grand Saint-Esprit
|
|
Lbg
17 oct soir |
|||||
| 2763 |
Le Diligent,
de Bordeaux
|
85 Tx |
Saubat
ROMAT, capitaine |
Bordeaux |
Louisbourg |
|||
| 2764 |
L’Aimable Rose
|
|
ROSSIGNOL |
Martinique |
Boston,
Lbg |
Saisie |
||
| 2765 |
Le Yorck |
|
Gabarrus |
idem |
|
No
|
Membres
d'équipage et passagers |
Observations
diverses |
Sources |
| 2692 |
L’Espérance,
commandé par le capitaine SAMSON
de Saint-Jean-de-Luz, le premier navire a donné des nouvelle
de France le 27 avril et qui mouille à Louisbourg le 1er
mai en route pour la pêche à Niganiche, PRÉVOST
lettre du 22 juillet 1750. |
Web
: ACF : ANOM, COL
C11B 29/fol.73-77 |
|
|
2693 |
|
Dans le dossier personnel
du capitaine Pierre
BOULLOT on mentionne ce voyage de la goélette la
Reine des Anges de la Martinique
à Louisbourg du 26 mars 1750 au 25 janvier 1751, soit 9 mois
et 29 jours. |
Web
: ACF : CAOM : COL E 45/27p. |
|
2694 |
Passagers arrivée : - quatre
engagés Passagers départ
; - NEUVILLE
dit Langoumois, Louis - PENSEN,
… |
Moïse GRADIS
signe à Bordeaux le 7 mars 1750 pour envoyer le navire, la
Renommée de Bordeaux,
commandé par le capitaine Jean
HARISMENDY, à Québec. Il y a à bord
quatre engagés. Le capitaine a signé. Le 16 juillet La
Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà
arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée,
les Trois Cousins, l’Astrée,
la Brunette, le Château
Vert, le Maréchal de
Belleisle et la Fidèle. Le 26 septembre PRÉVOST
écrit au ministre que Des HERBIERS a accordé
un congé à M. PENSEN,
capitaine de la garnison de Louisbourg, et il lui procurera un passage
sur la Renommée qui
va à Bordeaux. Il est fort incommodé et doit passer
en France en effet il ne peut trouver de soulagement car il souffre
continuellement. PRÉVOST a souvent été
témoin de ses accidents. Des HERBIERS rajoute le 28
suivant que capitaine «
est attaqué depuis un
an de fréquentes palpitations de cœur et de douleurs
de rhumatisme intérieures
» qui
l’oblige à aller prendre les eaux en France. La Jonquière
écrit le 5 octobre qu’il attend les 20 soldats envoyés
de Louisbourg sur la Renommée.
Le navire a été envoyé là-bas à
fret avec des vivres par BIGOT. Le 27 septembre PRÉVOST
écrit qu’il a fait embarquer sur ce navire Louis
NEUVILLE dit Langoumois,
soldat condamné par le Conseil de guerre à six ans sur
les galères du roi. Il adresse la sentence à M. de
ROSTAN. |
NNCC :
187 Web : ACF
: ADG, 6B 99 120v et
ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v et C11B 29/fol.33-35 et 104-105 et
106-109v
|
|
2695 |
SHM
(Cherbourg), 12P, no |
||
|
2696 |
Passagers arrivée : - quatre
engagés |
Le capitaine Joseph
DUFY CHAREST, probablement Joseph
CHAREST dit Dufils,
a commandé les Trois Cousins
de Québec en 1749, 1750 et 1751. Le propriétaire du
navire TROTTIER Désauniers, probablement Pierre TROTTIER,
sieur Desaulniers, signe à Bordeaux le 7 mars 1750 pour
l’envoyer à Québec. Il y a à bord quatre
engagés et six soldats. Le capitaine a signé.
Le 16 juillet La
Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà
arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée,
les Trois Cousins, l’Astrée,
la Brunette, le Château
Vert, le Maréchal de
Belleisle et la Fidèle. |
NNCC
: 208 AM Lorient,
1 P 278d no 14, 11/02/1750 Web
: ACF : ADG, 6B
99 121 et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v |
|
2697 |
SHM
(Cherbourg), 12P, no |
||
|
2698 |
idem |
||
|
2699 |
idem |
||
|
2700 |
idem |
||
|
2701 |
Passagers arrivée : - six engagés - vingt
soldats |
Henri GOUDAL
signe à Bordeaux le 24 mars 1750 pour les propriétaires
DUGARD et Associés pour envoyer leur navire à Québec.
L’Astrée du Havre,
commandée par le capitaine François
GOSSELIN, amène six engagés. Le 16 juillet La
Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà
arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée,
les Trois Cousins, l’Astrée,
la Brunette, le Château
Vert, le Maréchal de
Belleisle et la Fidèle.
Le navire revient à Bordeaux le 8 mai 1751 et le capitaine
signe alors. D’après son certificat il a débarqué
à Québec vingt soldats. |
NNCC
: 138 ADG,
6 B 99* fol. 125, 24/03/1750 Web
: ACF : ADG, 6B
99 125 et ANOM,
COL C11A 95/fol.141-141v |
|
2702 |
Passagers arrivée : - six engagés |
Bernard
DUNOUGUEY signe
à Bordeaux le 24 mars 1750 pour envoyer le navire, la Marie
Brunette de Cherbourg, commandé par le capitaine
Joachim CLÉMENT, à
Québec. Il y a à bord six engagés. Le capitaine
a signé. Le 16 juillet La
Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà
arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée,
les Trois Cousins, l’Astrée,
la Brunette, le Château
Vert, le Maréchal de
Belleisle et la Fidèle. |
NNCC
: 171 ADG,
6 B 99* fol. 125 Web
: ACF : ADG, 6B
99 125v et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v |
|
2703 |
SHM
(Cherbourg), 12P, no |
||
|
2704 |
idem |
||
| 2705 |
Passagers arrivée : - quatre
engagés |
Le 4 avril 1750 Jean
DUBOÉ signe à Bordeaux pour envoyer le navire, la
Vigilante de Bordeaux, commandé
par le capitaine Élie LORTIE,
à Québec. Il y a à bord quatre engagés. |
Web
: ACF : ADG, 6B
99 128 |
|
2706 |
Armé par le
propriétaire J.B. SOUMBRUN qui signe à La Rochelle
le 11 avril 1749 pour envoyer à Québec le navire. |
NNCC
: 203 ADCM,
B 251, 11/04/1750 |
|
|
2707 |
|
SHM
(Cherbourg), 12P, no |
|
|
2708 |
Passagers arrivée : -
MARSAL, Antoine -
six engagés |
Le Château
Vert quitte Bordeaux le 18 avril 1750 avec à bord
Antoine MARSAL, le propriétaire
du navire. Âgé de 45 ans, natif de Moisac, aille haute,
cheveux châtains et ancien catholique il désire s’embarquer
sur ce navire le 22 avril pour un voyage d’affaires à
Québec. Jean DUPIN signa en son nom à Bordeaux
le 24 avril. Il y a à bord six engagés. Après
l’arrivée du navire à Québec le 1er
juillet le capitaine Jean-Louis BOURIER
ou BOYRIES est condamné
le 3 août. Le 16 juillet La
Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà
arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée,
les Trois Cousins, l’Astrée,
la Brunette, le Château
Vert, le Maréchal de
Belleisle et la Fidèle. |
MSGCF,
37 : 50 ADG, 6B,
vol. 51, fol. 1 NNCC
: 145 ADG,
6 B 99* 136, 24/04/1750; ANC, C11 A 95, fol.. 141 Web :
ACF : ADG,
6B 51 1v et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v |
| 2709 |
Passagers arrivée : -
LAGRESE, Pierre -
quatre engagés |
Pierre ANIERE
Fils signe à Bordeaux le 18 avril 1750 pour envoyer le navire,
la Petite Espérance
de Bordeaux, commandé par le capitaine Antoine
MAUBOURGUET, à Louisbourg. Il y a à bord
quatre engagés. Un passager Pierre
LAGRESE désire s’embarquer sur ce navire le
15 avril pour aller à Louisbourg pour affaires. Il sait signer. |
Web : ACF :
ADG, 6B
50 193-193v et 99 132v |
|
2710 |
Passagers arrivée : -
LABAT, Louis - six engagés |
Le navire, l’Aimable
Rose de Cherbourg, propriété
de Pierre MASSAC, de Rouen et HAVY et LEFEBVRE,
de Québec, est envoyé à Québec après
la signature de Bernard DUNOUGUEY à Bordeaux le 20 avril
1750. Il y a à bord six engagés. Un passager Louis
LABAT, âgé de 28 ans, taille moyenne, cheveux
noirs, natif et habitant de Condom et ancien catholique, désire
s’embarquer sur ce navire le 21 avril pour aller à Québec
pour affaires. Il sait signer. Le navire est de retour à Bordeaux
le 6 mai 1751 et le capitaine Jean VARANGUE
a signé. |
MSGCF,
37 : 50 ADG, 6B,
vol. 51, fol. 1 NNCC
: 135 ADG,
6 B 99* fol. 134, 20/04/1750 Web
: ACF : ADG, 6B
51 1v
|
|
2711 |
Passagers arrivée : - six engagés |
Le navire,
la Fidèle de la Martinique,
commandé par le capitaine Michel
BOUSCAILLOU, est envoyé à Québec après
la signature d'Hélie GAUSSEN à Bordeaux le 20
avril 1750. Il y a à bord six engagés. Le 16 juillet La
Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà
arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée,
les Trois Cousins, l’Astrée,
la Brunette, le Château
Vert, le Maréchal de
Belleisle et la Fidèle.
Le navire revient à
Bordeaux le 15 juillet 1751 et le capitaine signe. |
NNCC
: 155 ADG,
6 B 99* fol. 134, 20/04/1750 Web :
ACF : ADG, 6B
99 134 et et ANOM, COL C11A 95/fol.141-141v |
| 2712 |
Le navire,
le Succès
armé de 22 canons et commandé par lord COLWIL,
est venu à Louisbourg le 3 juillet. Sous prétexte, écrit
PRÉVOST au ministre le 27 juillet, de lever deux ancres
portant une chaîne réclamées par M. BOPSOM
lors de l’excavation de la place et qu’il était
mouillé entre la tour et l’île. Ce lord a fait
semblant, continue-t’il de chercher pendant une demie-journée
puis a appareillé pour Chibouctou. Sans s’informer aucunement
de quoi que ce soit le 8 juillet il était sorti de sa frégate
que pour demander à voir M. Des HERBIERS. Ce qui porte
à croire qu’il n’était venu que pour voir
s’il y avait des Anglais dans le port. Ceux qui étaient
venus à l’ouverture de la navigation avec des planches
et des bestiaux en étaient sortis depuis lors. D’après
PRÉVOST sa présence dans les parages suscite
de la crainte parmi les navires français venant à Louisbourg.
Ils retardent ainsi leur voyage. |
Web :
ACF : ANOM, COL
C11B 29/fol.84-88v |
|
|
2713 |
Membres d'équipage
: - MARSIN,
Alain Passagers départ : |
DOMAIN,
lieutenant, des vaisseaux du roi, commandant de la frégate
de sa majesté Langleza.
(reg. de Beauport 30 juillet 1750) (1)
Michel de SALABERRY, officier
sur la frégate du roi l’Anglosia
ou Anglesea en 1750. (2) Elle
fut construite à Plymouth en 1694. Le 4 juillet 1750
Paul-Joseph Le MOYNE de Longueuil, qui remplace le gouverneur
pendant son absence, écrit au ministre qu’à cette
date la frégate du roi est arrivée (date ?) après
une courte traversée de 36 jours, ainsi que quelques vaisseaux
marchands de Bordeaux et de La Rochelle. Membres d’équipage
de l’Anglosia hospitalisés
à l’Hôtel-Dieu de Québec en 1750 : - Jean
ALLÈRE, 34
ans, de Nantes, maître d'équipage, hospitalisé
le 12 juillet pour sept jours. -
Alain MARSIN, 26 ans de Brest,
matelot, hospitalisé le 30 juin pour dix-sept jours. Des fonds
à remettre en 1750 s’élèvent à 50
790LT
15S
11D
tant pour le prix des fers et goudrons envoyés à Brest
par l’Infante Victoire
que pour les dépenses faites par la frégate l’Anglezea
pendant son séjour à Québec. Un état des
dépenses fait à Louisbourg le 16 octobre pour les vaisseaux
du roi le Prothée,
l’Amphion, l’Anglesia
et la Mutine se
monte à 9 930LT
8S
4D,
sur cette somme 7 132LT
11S
pour vivres et rafraîchissements et 2 797LT
1S
4D
pour diverses fournitures. Le 30 octobre 1750 état des lettres
de change premières et secondes, tirées sur
M. le munitionnaire général des vivres de la Marine
par Jacques IMBERT, trésorier de la Marine en Canada,
pour vivres et rafraîchissements fournis aux équipages
des vaisseaux du roi pendant leur séjour en la rade du port
de Québec la présente année, lesdites lettres
datées du 10 octobre 1750 et payables au 15 février
1751 : la frégate l'Anglesia
: lettres payables à CADET, 1. 2000LT,
2. 2000
LT,
3. 1000
LT,
4. 1000
LT à
Mlle PHILIBERT, 5. 4000
LT et Des
Granges, 6. 2000
LT,
7. 1000
LT,
214
LT 17S,
total : 13 214
LT 17S.
La
frégate l’Anglésia
est partie de Québec le 6 août poursuivre sa destination.
(lettre de La Jonquière et BIGOT du 1er novembre
1750) Elle a relâché à Louisbourg le 26 suivant.
PRÉVOST a fait placer sur ce navire, qui part pour Brest
le 2 septembre, 14 soldats invalides congédiés des troupes.
Des HERBIERS a donné congé à trois autres
soldats pour aller se faire soigner de maladies vénériennes
impossible à soigner à Louisbourg. Puis deux soldats
déserteurs condamnés à perpétuité
aux galères du roi ont aussi été placés
sur ce navire. (lettre de PRÉVOST du 1er septembre
1750) |
DBBNF :
136, 145, 146 DGFC, 3
: 320 (1); 7 : 110 (2) NNCC :
138 PRDH :
no 257481 Web :
ACF : ANOM, COL
C11A 95/fol.116-116v et 96/fol.
127-127v et 177-179 et 116/fol.367-368
et C11B
29/fol.98-99 et 120-121 |
|
2714 |
Passagers arrivée : -
POUSEIN, Jean - six
engagés |
Jean SAINT-MARTIN
signe à Bordeaux le 24 avril 1750 pour envoyer le navire, le
Maréchal de Bélisle
commandé par le capitaine Paul
FRADIN, à Québec. Il y a à bord six
engagés. Un passager Jean POUSEIN,
âgé de 24 ans, natif de Nîmes et habitant de Bordeaux,
taille petite, cheveux bruns et ancien catholique, désire s’embarquer
sur ce navire le 27 avril pour aller à Québec pour affaires.
Il sait signer. Le 16 juillet La
Jonquière écrit au ministre qu’il est déjà
arrivé 94 hommes de levée sur les navires la Renommée,
les Trois Cousins, l’Astrée,
la Brunette, le Château
Vert, le Maréchal de
Belleisle et la Fidèle.
Le navire revient le 11 mai 1751 et le capitaine a signé. |
MSGCF,
37 : 50 ADG, 6B,
vol. 51, fol. 2 NNCC
: 168 ADG,
6 B 99* fol. 138 Web : ACF :
ADG, 6B 51 2 et 99 138 et ANOM,
COL C11A 95/fol.141-141v |
| 2715 |
Passagers arrivée : - six engagés |
Alexis
et Pierre DUBERGIER
et Frères de Bordeaux signent le 1er mai 1750
pour envoyer le navire, la Marie Élisabeth
de Rouen, commandé par le capitaine Jacques
Philippe SAFFRAY, à l’Île Royale. Il
y a à bord six engagés. Le capitaine a signé. |
Web :
ACF : ADG,
6B 99 138v |
|
2716 |
Passagers arrivée : - ESTY,
Jean |
Marc-Antoine
LEFEBVRE a apposé
sa signature à La Rochelle le 8 mai 1750 au nom des propriétaires,
Louis d'AUBOYNEAU et Associés de Rouen. Engagements pour
trois ans pour Québec à 300 livres de sucre brut à
Marc Antoine LEFEBVRE, négociant de La Rochelle, propriétaire
de l’Auguste, 120 Tx,
capitaine Charles JUVIN (Desbarres,
notaire de La Rochelle) : - (583) 8 mai - Jean
ESTY, 26 ans ou environ, taillandier, de Bègles,
Gascogne. Il ne sait pas signer. |
NNCC
: 139 ADCM,
B 251, 08/05/1750 RHAF, 14
: 436 Web :
ACF : ADCM, 3
E art. 622 |
| 2717 |
PRÉVOST
écrit au
ministre le 27 juillet 1750 que l’Aigle
et la Minerve de Nantes sont
arrivés à Louisbourg et que les effets chargés
sont déjà dans nos magasins. Les marchandises nécessaires
pour la construction de 100 chaloupes ont été réservées
pour être délivrées en vente comme il lui a ordonné.
Les deux navires de Nantes ont aussi apporté du sel. |
Web
: ACF : ANOM,
COL C11B 29/fol.84-88v |
|
| 2718 |
idem |
idem |
|
| 2719 |
PRÉVOST
écrit au
ministre le 27 juillet 1750 que les bâtiments la Fortune,
l’Ange Gardien
et la Fortune,
chargés à Rochefort de différentes marchandises,
ont apporté aussi du sel. |
idem |
|
| 2720 |
idem |
idem |
|
| 2721 |
idem |
idem |
|
| 2722 |
Dans une
lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui
écrit que depuis sa dernière lettre du 27 juillet dernier
le navire l’Expédition
de Saint-Malo a apporté à Louisbourg diverses munitions
et marchandises. |
Web
: ACF : ANOM, COL
C11B 29/fol.89-91v |
|
|
|
Passagers arrivée : - six engagés |
Le 24 avril
1750 Jean MEDOUS signe à Bordeaux pour envoyer le navire,
la Jeanne-Élisabeth
de Bordeaux, commandé par le capitaine Claude
VERON, pour l’Île Royale. Le capitaine a signé.
Il y a à bord six engagés. Dans une
lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui
écrit que depuis sa dernière lettre du 27 juillet dernier
le navire la Jeanne Élisabeth
de Bordeaux a apporté « un
party de légumes et 250
tonneaux de sel sur lequel il y aura un déchet considérable
par les avaries et les mauvais tems que ce batiment a supporté
». |
Web
: ACF : ADG,
6B 99 137v et ANOM,
COL C11B 29/fol.89-91v |
|
2724 |
Passagers arrivée : - … sieur
de Saint-Laurent,
… -
BARRÉ, Antoine - CAISSEMENT
(de), … -
CARDOT
dit
Cardot, Jean -
CLAPIE
dit
Laimable, Simon -
DUBROU,
Bertrand -
GELOUX
dit Geloux,
Dominique -
JOUBERT (de), … - 161 soldats |
Le navire,
commandé par le capitaine Pierre
DUCRABON, a été
jaugé à 480 Tx par le sieur SIMONIN
à Bayonne le 13 mai 1750. Dans une
lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui
écrit que les recrues amenées par le navire Madame
Infante Victoire ont débarquées à
Louisbourg le 30 juillet dernier. On a incorporé 161 hommes
dans les 24 compagnies, 5 sont morts en mer soit en tout 166 embarqués
à Bayonne. «
Il étoit tems que ces soldats prissent terre, car les maladies
commencoient à s’en emparer
». Il a été obligé pour précipiter
le départ du navire pour Québec, qui s’est fait
le 7 août, de mettre 48 de ces soldats à l’hôpital
de Louisbourg. Lorsqu’ils seront rétablis, ce dont doute
les chirurgiens, il trouvera un moyen de les y envoyer. Monsieur Des
HERBIERS écrit au ministre le 6 août que les hommes
de recrue du vaisseau la Victoire de
Bayonne viennent de toutes les nations. La plupart se plaignent d’avoir
été surpris par les officiers. Ils sont dénués
du minimum nécessaire, n’ayant qu’un hamac et une
couverture. On leur a même fait pendant la traversée
des culottes avec les sacs du vaisseau. L’un d’entre eux
est « marqué
de la fleur de Lis
». Il l’envoie à Québec et le gouverneur
jugera à propos quoi faire avec lui. Il envoie aussi sur ce
navire six soldats de la garnison de Louisbourg qui lui sont «
suspects
». La plupart ont des métiers inutiles à Louisbourg
mais néanmoins nécessaires à Québec où
ils ont même demandé d’aller. Ils seront remplacés
par des soldats hospitalisés. Il y a
aussi à bord les sieurs de JOUBERT
et de CAISSEMENT, qui sont
sur la liste du commissaire de Bayonne en qualité de capitaine.
Ils ont chacun une lettre de M. d’ARGENSON indiquant
que le roi leur a accordé une compagnie dans les troupes de
l’Île Royale. Des HERBIERS lui demande ses intentions
avant de faire quoi que se soit. M. de
Saint-Laurent, lieutenant
de la garnison de Québec, et un des quatre officiers embarqués
sur ce navire, arrivés le 20 août annoncent à
BIGOT la nouvelle que l’Infante
Victoire de Bayonne est à
l’Île-aux-Coudres. Ce lieutenant avait reçu des
ordres le 13 janvier précédent le chargeant de travailler
à la levée de soldats nécessaires aux troupes
du Canada. Des fonds
à remettre en 1750 s’élèvent à 50
790LT
15S
11D
tant pour le prix des fers et goudrons envoyés à Brest
par l’Infante Victoire
que pour les dépenses faites par la frégate l’Anglezea
pendant son séjour à Québec. L’équipage
du vaisseau du
roi l'Orignal
passe sur l'Infante
Victoire.
Signalements
de Bertran DUBROU,
soldat de recrue déserteur, arrivé sur le navire Madame
Infante Victoire.
Natif de Bezaudun, âgé de 40 ans ou environ, taille quatre
pieds neuf pouces, cheveux noirs, visage rond, le nez long, les sourcils
noirs, les épaules et les jambes bien faits, la bouche petite,
les yeux noirs, tuilier de sa profession, fils de Simon DURBROU
et de Jeanne DUCANE, les deux morts. Et de Dominique
GELOUX dit
Geloux,
soldat de recrue déserteur, arrivé sur le navire Madame
Infante Victoire.
Deux signalements différents avec quelques contradictions :
natif de Bezaudun juridiction de Dax, âgé de 25 ou 28
ans, charpentier de profession, taille quatre pieds dix pouces et
demi ou cinq pieds et un pouce, cheveux noirs ou bruns, sourcils noirs
ou bruns, la barbe châtain brun, les yeux bruns et enfoncés,
le nez petit médiocre, petit front un peu ridé, visage
un peu long et rouge, les joues creuses, balafré de la petite
vérole, bouche petite, épaules larges, jambes bien faites,
pieds petits yeux châtains, fils de Jean GELOUX et de
Jeanne DECASSE, tous deux morts, marié à Besauden,
a laissé sa femme et trois enfants, engagé volontairement
le 17 avril 1750 dans les Compagnies franches de la marine. Du 23 au 26 octobre se déroule à Québec le procès de Dominique GELOUX dit Geloux, d’Antoine BARRE et de Bertrand DUPROU. Le premier témoin est Simon CLAPIE dit Laimable, sergent de la compagnie de Lanaudière, âgé de 23 ans, natif de Van diocèse d’Uzès, catholique, embarqué avec les recrues à Bayonne sur l’Infante Victoire. Il a livré au dit GELOUX à Bayonne des souliers, guêtres, chemises, gillet et chapeau. Le second témoin est Jean CARDOT dit Cardot, sergent de la compagnie de Laveranderie, âgé de 27 ans, natif de Hongrie, catholique, embarqué avec les recrues à Bayonne sur l’Infante Victoire. Il nie s’être engagé comme soldat ayant laissé femme et enfant qui ont grand besoin de son secours. Faux-saunier il a été arrêté par des employés pour un minot de sel qu’il portait près de Dax. Il a été envoyé à la prison de Dax. On l’en a sorti sans passer devant un commissaire et conduit par deux archers à une barque avec les nommés Bertrand DUBROU et Antoine BARRÉ et mené ensemble liés et garottés à Bayonne et mis à la Citadelle où il est resté huit ou dix jours. Il en est sorti sans passer devant un commissaire et conduit avec les autres à bord de l’Infante Victoire. À bord du navire il a servi à la cuisine avec le coq qui lui a dit qu’en tant que faux-saunier il était libre en ce pays qui était sa prison. Il a marché de paroisse en paroisse jusqu’à Chambly vivant de son métier. L’accusé dit ne pas s’être rendu par lui-même à Montréal, mais qu’il y a été conduit par Sans Quartier avec qui il était engagé à Chambly et il l’a conduit chez M. de Longueuil où il a été arrêté. Le 26 octobre le Conseil absout les accusés. Soldats et recrues embarqués à Bayonne sur le navire Madame Infante Victoire : Joseph CORAN dit Dauphiné; Domingo HAROSTEGNY; François ORTEGA dit Petit; Sources : http://www.sgq.qc.ca/ |
NNCC
: 163 ANC,
C11A 96 fol. 5-6, 119 fol. 372, F1A 37 fol.
68; ANM, 4JJ 12 SGQ Web : ACF
: ADPA,
B8853 et ANOM,
COL C11A 95/fol.296-316 et 398-399
et 96/fol.5-9 et 127-127v et
116/fol.367-368 et C11B
29/fol.29-32v |
| 2725 |
M. Des
HERBIERS écrit au ministre le 6 août 1750 que le
vaisseau du roi le Prothée,
commandé par M. de BLÉNAC,
est arrivé le 30 juillet dernier. Quant à l’Amphion,
séparé du premier pendant quelques jours, il est arrivé
le 1er août. lui a apporté la lettre du ministre
datée du 9 mai dernier et la lettre du roi. La lettre du ministre
mentionne la mission des vaisseaux du roi. Ils ont croisé quinze
jours sur le Grand Banc et « il
convient qu’ils y retournent, quoi qu’ils n’y ayent
rien appris contraire au bon ordre et à la tranquilité
de la pêche ».
Dès l’arrivée des deux navires à Louisbourg
M. PREVOST a pourvu à leurs besoins parant au bois et
aux facilités nécessaires pour faire de l’eau,
de même qu’au logement des malades à terre et aux
rafraîchissements facilitant ainsi leur départ prévu
dans quelques jours. En attendant ils examinent avec M. de
BLÉNAC, d’après les ordres du ministre,
s’il ne serait pas à propos d’établir «
sa croisière
dans un autre parage
» ce qu’il ne croît pas possible avec de si gros
vaisseaux et dans une saison aussi avancée. Le départ
du navire doit se faire le 28 ou 29 août (lettre de PRÉVOST
du 27 août 1750) puisque son équipage s’est bien
rétabli. Le Prothée
et l’Amphion ont appareillé
de Louisbourg le 31 août pour aller sur le Grand Banc. Par crainte
que le scorbut n’attaque encore les équipages PRÉVOST
(lettre du 1er septembre) leur a procuré des
bestiaux en vie pour les rafraîchir. Il mentionne au ministre
un différent entre l’écrivain principal M. de
SENAC, monté à bord des navires, et le capitaine
M. de BLÉNAC. Les deux
vaisseaux du roi ont amené un « reste
» de l’équipage
du vaisseau l’Orignal,
quelques effets, caisses d’armes et canons de calibre de 24
et 12 pour ce vaisseau. Dans une lettre au ministre du 9 août
1750 PRÉVOST lui écrit qu’il a fait chargé
par ordre de M. BIGOT ces canons sur le navire Madame
Infante Victoire. L’équipage de l’Orignal
lui a été réparti sur un brigandin et un bâteau,
expédiés il y a trois jours (6 août). |
Web : ACF :
ANOM, COL C11B 29/fol.6-7
et 89-91v et 96-97 et 98-99 |
|
| 2726 |
Passagers
arrivée : -
PRÉVOST de la Croix, … |
L’Amphion,
séparé du Prothée
quelques jours, est arrivé le 1er août à
Louisbourg. Le départ du navire doit se faire le 28 ou 29 août
puisque son équipage s’est bien rétabli. Il y
avait à bord PRÉVOST de
La Croix, frère de l’ordonnateur au ministre
de Louisbourg, embarqué à Brest pour Louisbourg. Son
frère remercie le ministre d’avoir offert à son
frère un poste à Louisbourg. (lettres de PRÉVOST
du 27 août 1750) |
idem |
| 2727 |
Dans une
lettre au ministre du 9 août 1750 PRÉVOST lui
écrit que l’équipage de l’Orignal
a été réparti sur un brigandin et un bâteau,
expédiés il y a trois jours (6 août). BIGOT
mentionne le 20 suivant que ces deux bâtiments sont en rivière.
Heureusement car le lancement du vaisseau est prévu le 1er
ou 2 septembre prochain. |
Web : ACF
: ANOM, COL COL C11A
96/fol.5-9 et C11B 29/fol.6-7 et 89-91v |
|
| 2728 |
idem |
idem |
|
| 2729 |
Le navire
le Tourneur venant de Rochefort,
chargé en partie pour le compte du roi, est en rivière,
écrit BIGOT au ministre le 20 août. Le navire
transporte des lards pour les troupes. Ils seront amenés aux
postes de la rivière Saint-Jean et de Chedaïk. |
Web
: ACF : ANOM, COL
COL C11A 96/fol.5-9 et 63-68v |
|
| 2730 |
Passagers arrivée : -
CHOISEUL (de), … -
FRANQUET, … Passagers
départ : -
DUHAGET, … - GAULTIER
dit Saint-Crespin, Jean -
LAFOND dit Tourville, Jean -
MENAGER
dit Bauséjour, Zacharie -
PÉAN,
Michel-Jean-Hughes |
Le vaisseau
du roi la frégate la Mutine est
entré dans le port de Louisbourg depuis quelques jours écrit
PRÉVOST au ministre le 27 août. M. de
CHOISEUL a remis dans la caisse les 250 milliers de livres
dont il était chargé. Il pourra ainsi payer les appointements
et la solde des troupes. L’ingénieur M. FRANQUET
est aussi à bord. Il vient faire des observations sur les fortifications. Le 26 septembre PRÉVOST
écrit au ministre que Des HERBIERS a accordé
un congé à M. DUHAGET,
et il lui procurera un passage sur la Mutine.
Il est fort incommodé et doit passer en France. En effet il
ne peut guérir de la blessure qu’il a reçu au
Port de Toulouse et doit marcher à l’aide d’un
bâton. PRÉVOST a souvent été témoin
de ses accidents. Le 14 octobre
PRÉVOST écrit au ministre que l’écrivain
principal M. PÉAN,
débarqué à Louisbourg de l’Anglesia
à cause d’une indisposition qui n’eut pas de suite,
est maintenant en état de s’embarquer pour se rendre
à son département. Il lui a procuré un passage
sur la frégate la Mutine.
Il a aussi fait embarquer sur la même frégate les soldats
suivants condamnés à servir sur les galères du
roi : Zacarie
MENAGER
dit
Bauséjour, Jean
LAFOND dit Tourville
et Jean GAULTIER dit
Saint-Crespin. Il adresse les sentences à M.
HOCQUART à Brest. |
Web : ACF
: ANOM, COL C11B 29/fol.96-97
et 104-105 et 116-117 |
| 2731 |
Le Chariot
Royal, arrivé à Louisbourg le 24 août,
a commencé son déchargement le 26 suivant mais un coup
de vent du nord l’a suspendu, de même que celui du navire
la Henriette de Rochefort.
Lorsque ce sera fait le navire sera renvoyé à la Martinique.
Le navire est commandé par M. de
CORADIN qui a rencontré un navire marchand sur le
Grand Banc. Celui-ci lui a dit avoir parlé à la frégate
du roi la Diane le 13 ou 14
août, elle s’en allait dans le golfe Saint-Laurent en
direction de Québec. PRÉVOST mentionne dans une
lettre le 25 octobre qu’il a fait charger à bord un mortier
de fonte du calibre de 9 pouces hors service pour le renvoyer à
Rochefort et continue-t’il, cette flûte est prête
à appareiller pour la Martinique demain matin (le 26 octobre).
La dépense qu’elle a faite pendant son séjour
au port de Louisbourg se monte à 9 198LT
12S. Des
HERBIERS écrit
le 18 septembre et PRÉVOST le 27 suivant que l’on
s’affaire à décharger le Chariot
Royal. Les affûts sont à terre, ceux de fabrication
anglaise sont parfaitement bien faits et très bons. Il s’en
faut bien que ceux de France ne soient de même. |
Web : ACF
: ANOM, COL C11B 29/fol.33-35
et 92-95 et 96-97 et 106-109v et 128-129
|
|
| 2732 |
Le 27 septembre
PRÉVOST écrit au ministre qu’il a fait
un remplacement de matelots de la frégate la Mutine avec une
partie du navire la Ludic
de La Rochelle. Ce navire a fait naufrage sur les banquereaux
* en venant à Louisbourg. Tout le monde a pu se sauver sur
des goéletes anglaises qui pêchaient et ceux qui n’ont
pu venir à Louisbourg ont été mené à
Boston avec le capitaine qui a suivi quelques effets sauvés
par les Anglais. |
Web
: ACF : ANOM,
COL C11B 29/fol.106-109v |
|
| 2733 |
Le navire
la Henriette de Rochefort,
arrivé à Louisbourg quelques jours avant le 27 août,
doit suspendre son déchargement après un coup de vent
du nord. |
Web
: ACF : ANOM, COL
C11B 29/fol.96-97 |
|
|
2734 |
Jean-Isaac
THOURON arme le
navire et signe à La Rochelle le 16 mai 1750 pour l'envoyer
à Québec. |
NNCC
: 149 ADCM,
B 251, 16/05/1750 |
|
|
2735 |
Denis GOGUET,
propriétaire et armateur du navire, signe à La Rochelle
le 16 mai 1750 pour l'envoyer à Québec. |
NNCC
: 186 ADCM,
B 251, 16/05/1750 |
|
|
2736 |
Passagers arrivée : - BAPTISTE,
Jean - MARTON
ou MARTOU, François - PILARD,
Joseph |
Engagements pour
trois ans à Jean-Baptiste SOUMBRUN, négociant
de La Rochelle, armateur du Lys,
capitaine La GARENNE-CHAPELAIN
au nom des Ursulines de Québec (Desbarres, notaire de La Rochelle) : - (579) 14 mai -
Jean BAPTISTE , 16 ans ou environ,
taillandier, de La Rochelle, aller seulement à 50L
par an. Il ne sait pas signer. - (580 19 mai - Joseph
PILARD, 28 ans ou environ, garçon cloutier, de Montmoreau,
Angoumois à 300 livres de brut pour les trois ans. Il ne sait
pas signer. - (581) François
MARTON ou MARTOU,
22 ans ou environ, cloutier, du bourg en Forest, près de Saint-Étienne
à 300 livres de brut pour les trois ans. (La Forêt, hameau
de la commne de Saint-Étienne, canton de Chaudon (Loire)).
Il ne sait pas signer. |
RHAF, 14 : 435 Web :
ACF : ADCM, 3
E art. 622 |
|
2737 |
Passagers départ : - HIRIARD
dit Haspard, Jean |
Pierre BOUDET
appose sa signature à La Rochelle le 19 mai 1750 pour envoyer
le navire à Québec. PRÉVOST
écrit le 26 décembre qu’il a accordé son
congé absolu au soldat Jean HIRIARD
dit Haspard. Il a été
tiré des prisons de Bayonne où il était détenu
pour folie. Il a été si souvent attaqué pendant
la traversée qu’on l’a presque toujours mis aux
fers. De même depuis qu’il est incorporé on a usé
de la même précaution, il ne pouvait donc faire le service
ce qui l’a déterminé à le renvoyer. Il
a été embarqué sur le brigandin la Nereyde,
commandé par le capitaine LeCLERC,
qui doit le remettre entre les mains de M. ROSTAN à
Bordeaux. |
NNCC
: 175 ADCM,
B 251, 19/05/1750 Web
: ACF : ANOM, COL
C11B 29/fol.188-189v |
|
2738 |
Chargé de
tuiles, d'eau-de-vie, etc. à Nantes, le navire prend la mer
à Paimboeuf le 16 avril 1750 mais à cause des vents
il dérive jusqu'à Bordeaux d'où il repart au
début de juin. |
NNCC
: 154 ADG,
6 B 1394, 20/05/1750 |
|
|
2739 |
Pierre DEPÉ
arme son navire, le Saint-Pierre
de Bordeaux, commandé par le capitaine Alexandre
DEHATAR, et signe à Bordeaux le 21 mai 1750 pour
l’envoyer à Québec. Le capitaine a signé
Alexandre DEHATAR. D’après
Bosher (1) le capitaine s’appelle Alexandre
de RATAS de Lené. |
NNCC : 202 (1) ADG, 6
B 99* fol. 142; Mansset 1750, 02/06 (Bx) Web :
ACF : ADG, 6B
99 142v |
|
|
2740 |
Passagers arrivée : - six
engagés |
Le propriétaire
Jean MEDOUS fait un emprunt de 15 000L
à la grosse aventure au taux de 25 %. Il signe à Bordeaux
le 1er juin 1750 pour envoyer le navire, la Sainte-Catherine
de Bordeaux, commandé par le capitaine Olivier
CHABOISSEAU, à Québec. Il est chargé
de marchandises envoyées par Antoine GROC de Bordeaux
à Tourton de CLAIREFONTAINE
de Québec. Il y a à bord six engagés. Le capitaine
a signé. |
NNCC :
193 ADG, 6
B 99* fol. 14; Rauzan 1754, 03/05 (Bx); Lavau 1750, 15/05 (Bx) |
|
2741 |
Passagers arrivée : -
GUÉRIN, François -
OUELLE ou ORELLE,
Pierre -
ROBIN, François |
Engagements pour
trois ans à 300 livres de sucre brut au sieur Gauthier
ARCHER, capitaine de l’Espérance,
160 Tx (Desbarres, notaire de La Rochelle) : - (584) 25 mai -
François ROBIN, 18 ans
ou environ, cloutier, de Ligonnes, près de Saint-Maixent, paie
12S
de droit de contrôle, il
ne sait pas signer.
(hameau de la commune
de Busseau, dans les Deux Sèvres. Saint Maixent de Beugué,
ou de Saint Maixent l'Ecole) - (585) François
GUÉRIN, 24 ans ou environ, garçon cordonnier,
de la ville de Languè, paroisse Saint-Denis, Marche, il sait
signer. (Ville
Langy dans la Nièvre ? ou Villelange, autrefois hameau du Puy
de Dôme, commune Villosanges ? Ou encore Villelongue, Puy de
Dôme, autrefois bourg rattaché à la commune de
Bromont ?) - (586) 3
juin - Pierre OUELLE ou ORELLE,
24 ans ou environ, garçon perruquier, du bourg de Talmon, Bourgogne,
il sait signer. Le 5 juin 1750 André
LAPOINTE (fils de Simon) signe à La Rochelle pour
envoyer le navire à Québec. |
NNCC
: 154 ADCM,
B 251, 05/06/1750 RHAF, 14
: 436 Web :
ACF : ADCM, 3
E art. 622 |
| 2742 |
Passagers arrivée : - quatre engagés |
Alexis
et Pierre DUBERGIER
de Bordeaux signent le 27 mai 1750 pour envoyer le navire, le
Mars de Dieppe, commandé
par le capitaine Jean FOLLIN,
à Louisbourg. Il y a à bord quatre engagés. Le
capitaine a signé. |
Web :
ACF : ADG,
6B 99 143 |
| 2743 |
Passagers arrivée : - six
engagés |
Jean LAFORE
de Bordeaux signe le 3 jun 1750 pour envoyer le navire le Favori
de Dunkerque, commandé par le capitaine Jean-Baptiste
LECOCK, à l’Île Royale. Il y a à
bord six engagés. |
Web :
ACF : ADG, 6B
99 144v |
|
2744 |
Passagers
arrivée : -
BARTCH, Dominique -
SCHINDLER, Jean-Christian |
Jean LAFORE signe à Bordeaux le 6 juin 1750 pour envoyer le navire, le Saint-Florentin de Bordeaux, commandé par le capitaine Pierre HIRIGOYEN, à Québec. Le capitaine a signé de même que le capitaine Jean-Baptiste LECOCK. Deux passagers Dominique BARSH, âgé de 28 ans, natif de Danzick, et Jean Christian SCHINDLER, âgé de 25 ans, natif de Saxe, taille haute, entendant et parlant la langue française et sont anciens catholiques lesquels désirent s’embarquer sur ce navire le 8 juin pour aller à Québec pour affaires. Ils savent signer.
Soldats et recrues embarqués à Bordeaux sur le navire le Saint-Florentin : Joseph DIEZ dit Lagrenade;Sources : http://www.sgq.qc.ca/ |
MSGCF,
37 : 50 ADG, 6
B, vol. 51, fol. 8 NNCC
: 194 ADG,
6 B 99* fol. 145 SGQ Web :
ACF : ADG, 6B
51 8 et 99 145 |
|
|
Passagers
arrivée : - un homme - sept enfants - quatre femmes acadiennes |
Le bâteau
le London
est envoyé par BIGOT
à Chedaïk
pour y porter des provisions aux troupes et en même temps des
munitions, marchandises et vivres aux réfugiés Acadiens
et Indiens. L’abbé Le LOUTRE à Chedaïk
mentionne à La Jonquière qu’il a fait partir
le London le 16 août
pour son retour à Québec. La Jonquière
craint qu’il n’ait été pris par une frégate
anglaise de 24 canons et un bâteau qui croisent de l’Île
Saint-Jean jusqu’à Tamigouche. En effet une lettre écrite
par Le LOUTRE à BIGOT, envoyée sur ce
bâteau, a été portée à Chignectou
(chez les Anglais) et malheureusement il avait joint à celle-ci
les factures des armes et munitions de guerre que l’on venait
de lui envoyer. D’autres sources indiquent qu’à
la fin du mois d’août le bâteau a été
capturé par les Anglais entre la côte du Canada et l’île
Saint-Jean. Il a été ensuite conduit à Chibouctou
où il a été confisqué. Il y avait sur
ce bâteau quatre soldats anglais déserteurs, un homme,
sept enfants et quatre femmes acadiennes allant rejoindre leur mari
à l’Île Saint-Jean. Les Anglais, continue-t’il,
ne manqueront pas de dire que ce bâteau a été
pris en flangrant délit. Qu’il a favorisé l’évasion
de leurs déserteurs et des Acadiens et qu’il a servi
à transporter des armes et munitions de guerre pour leur faire
la guerre. Il estime qu’ils sont néanmoins dans leur
tort en ayant arrêter un bâteau muni d’un passeport
de France et qu’ils ont violé les droits des gens et
les traîtés. Ils n’auront aucune difficulté
à obtenir sa restitution. Pour accentuer la pression La
Jonquière demande à Des HERBIERS de s’emparer
du premier navire sortant de Chignectou allant à Louisbourg,
de ne pas le lâcher et d’en informer CORNWALLIS. |
Web :
ACF : ANOM, COL
C11A 93/fol.199-202v et 95/fol.267-273
et C11B 29/fol.62-63v |
|
2746 |
|
Un des propriétaires
du navire, la Parfaite Union,
JACQUELIN devait recevoir la cargaison à Québec
appartenant en partie à Jean GOUËLLAIN,
de Rouen. Les autres propriétaires du navire étaient
HAVY et LEFEBVRE. Le 30 décembre
1750 une sommation (notaire Desbarres, La Rochelle) faite par le négociant
Joseph PASCAUD au sieur THALVA
ou TALVA, maître de
la barque la Société,
trouvé à La Rochelle sur la grande rive paroisse Saint-Sauveur,
de se présenter au magasin de PASCAUD, situé
grande rue paroisse Saint-Jean-du-Perot, afin d’assister au
procès-verbal des pelleteries, qui après avoir été
renversées dans la dite barque, s’en sont trouvées
avariées. Les pelleteries avaient été expédiées
de Québec sur le navire la Parfaite
Union, commandé par DURAND.
Le dit THALVA n’a pas
voulu se présenter au procès-verbal disant que ce n’était
pas de sa faute si les pelleteries étaient avariées
et n’a pas voulu signer. |
NNCC :
179 ANC, C8B21 Web :
ACF : ADCM, 3
E art. 622 |